Samedi 3 janvier 2009
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Par D&D
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Publié dans : Ici et maintenant
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Jeudi 1 janvier 2009
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( bonheur, santé... et pépites du septième art )
Par D&D
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Publié dans : Ici et maintenant
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Mercredi 24 décembre 2008
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Gare aux ***SPOILERS***.
Un léger grain de l'image pose délicatement la silhouette floue mais massive de Leonard Kraditor (Joaquin Phoenix) sur un ciel couvant la neige…
Un oiseau passe, un réverbère, doucement…
Calmement, et sans la trace d'une hésitation - impression renforcée par un ralenti -, Léonard marche le long d'un ponton
de bois, au bord d'une baie, l'enjambe, lâche, s'abandonne…
L'eau nous pénètre les oreilles, noyant des sons déjà ouateux et sourds. Un pantin coule : nous caressons sa
désarticulation tranquille. Et puis : une lumière troue la surface de l'eau, et en surgit un ailleurs, inconnu, des images refoulées aux relents médicaux ; une femme entre et s'esquive, le temps
de murmurer quelque chose comme "Je t'aime, mais je dois partir" ; elle disparaît… Et l'homme, finalement, remonte à la surface.
Comme une tentative de suicide à laquelle personne ne peut croire. Comme un geste quotidien. Non extraordinaire.
Simplement un homme qui plonge, peut-être, pour aller retrouver dans l'eau une image. Une image qui ranime. Qui ramène à la vie. Qui en est presque l'essence, ou le symbole. Ou le fantôme. Le
passé. Nous n'apprendrons que plus tard qu'elle est l'amour perdu. A ce jour.
Ou bien…
Il s'agirait des images reconnues. Puisque Léonard fait des photos. Des photos de paysage. Il dit que c'est suffisant les
gens qui regardent les photos (ou/et les prennent) : inutile qu'ils s'y montrent, en plus. Le paysage, cela suffit. Le ponton et la baie, cela suffit. Le corps est comme en trop. Pour la paix de
l'image ? Son immortalité ? Léonard fait des paysages "pris sur le vif", il dit ça, non sans humour, à cette seconde femme, Sandra, que l'absence de personnes sur les clichés semble
surprendre.
Cette femme qui aurait pu être un cliché, incarnant l'avenir programmé. Déterminé. Celui qui arrange tout le monde, et
que tout monde "arrange". Celui qu'il convient d'accepter. Qui maintient. Tiens-toi bien. Il faudrait se faire une raison. S'en tenir à Sandra. L'aimer.
Or : elle est belle. Et elle sourit. Elle pense le voir, Léonard : elle dit qu'elle le comprend. Elle dit ce qu'elle
aime, chez lui : il n'essaie pas de paraître autre chose que ce qu'il est. Précisément. Double tranchant. Reste chez toi, Léonard. Mais "le bon côté" se laisse entendre. Aussi. Sandra est
simplement porteuse du "dark side" of the issue. Et chez James Gray, c'est sans issue. Tout le monde sait ça.
D'entrée.
Léonard s'est inscrit immédiatement dans le regard de Sandra, quand elle l'a vu, la première fois, entraperçu, dansant
avec sa mère à l'arrière du magasin de la famille Kraditor. Ce serait une belle image, que nous ne verrons pas. Nous l'imaginons bien, pourtant. Mais le plus important : il faudrait parvenir
maintenant à ce qu'elle s'inscrive dans son regard à lui. L'homme qui aime faire des photos sans personne dedans.
Je recommence.
Des images rêvées s'approchent, aussi, dans un léger glissement. De terrain, pourquoi pas. Changer de terrain. Aller
jouer dans la cour des autres… A la fenêtre : la troisième femme ; on oublierait qu'elle est inaccessible, qu'elle vient d'ailleurs, veut (doit ?) y retourner (ne pas le faire serait mourir -
"Assistant for life" - ; elle veut oublier sous X qu'elle vient d'échouer dans ce qu'elle ressent être le "trou du cul du monde").
La troisième femme, l'ailleurs (pas seulement "l'au-dessus", même si cet "au-dessus" engloutira tout), elle est jolie
comme c'est pas permis. Pas que : on peut en rêver une seconde. Presque l'embrasser. Du pur présent. Sans avenir. Tiens, c'est déjà passé.
Léonard, bien inscrit dans une communauté, dans une famille à l'attention rapprochée, rêve de l'image impossible : celle
qu'il ne photographiera jamais vraiment. Il sort la tête par la fenêtre, brandit son appareil photo : à l'étage au-dessus, en face, Michelle se maquille. Est-ce qu'il la prend en photo ?... Il
veut attirer son attention : avec le flash, cet éclat qui fait souvent reculer, qui paralyse. Ici, c'est comme une illumination. Et comme un papillon. On peut bien s'enflammer un peu. La photo de
Michelle ?... Pas vu.
Quelques plans plus tard, nous découvrirons des photos du visage de Sandra. Tout est là. En ordre. Le flux fut doux. Le
reflux rappelle Léonard, l'homme-vague. L'homme vague… Dans son aquarium.
A suivre…
Par D&D
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Publié dans : TOIQUIVOIS
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Dimanche 21 décembre 2008
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/2008 15:42
Il se trouve que quelque chose ne marche pas, techniquement, avec le blog, depuis près de dix jours : impossibilité de mise en forme pour répondre à un commentaire - je fais avec -, ou pour écrire
un article - là, ça m'ennuie davantage... Cela devrait se rétablir assez vite maintenant, je pense. Dans l'attente, j'invite mes tenaces lecteurs à lire deux défenses (et écritures) assez
différentes de "Two Lovers" de James Gray, chez Joachim et chez Maydrick, avant de parvenir à transmettre ici mon propre attachement pour cette oeuvre. Et j'en profite aussi pour signaler les
actualisations tranquilles et progressives de mes galeries 1997, 1998, 2007 et 2008. A bientôt, j'espère ;-) Joachim : http://365joursouvrables.blogspot.com/2008/11/quels-imprudents.html Maydrick :
http://maydrick.over-blog.com/article-25592598.html (C'est beau, non, de pouvoir mettre en forme des liens aussi joliment ?...)
Edit peu de temps après : il semble que tout soit en train de rentrer dans l'ordre... La preuve :
Joachim &
Maydrick... C'est quand même plus mieux comme ça !
Par D&D
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Publié dans : Ici et maintenant
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Jeudi 11 décembre 2008
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/2008 21:21
Aujourd'hui, Manoel de Oliveira a donc cent ans. Alors c'est un peu idiot, aussi, mais cela me réjouit ! Et je n'en reviens pas des œuvres qu'il continue à délivrer.
Il est notoire que le vétéran du cinéma attribue sa longévité au maintien de son activité créatrice (Singularidades de uma Rapariga Loira devrait sortir en 2009).
C'est en tout cas, une belle invitation, contre les renoncements.
Est-ce pour fêter ce cinéaste que va enfin sortir Le Miroir magique, qui n'avait encore pu trouver le chemin de nos
écrans depuis le début de sa vie de festivals en 2005 ?… Fallait-il donc appeler l'événementiel à la rescousse pour distribuer enfin le film du réalisateur ?... Ce serait plus
qu'inquiétant, même si la France reste certainement une des meilleures terres d'accueil pour ses films… Bref, je voudrais pourtant aussi célébrer ce joyeux événement cette année, en tentant
d'intercaler entre mes publications habituelles des clins d'œil légers et amoureux pour le travail de ce maître singulier, né presque en même que l'art dont il ouvre un des horizons, si peu vu
encore, finalement. Oui, quoi qu'il en soit, c'est décidé, c'est la fête : bon anniversaire, Manoel !
Par D&D
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Publié dans : Le Siècle d'Oliveira
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