Samedi 25 août 2007 6 25 /08 /Août /2007 01:08

Cet article est avant tout (comme celui en cours sur Deathproof) une manière de me présenter. 

Au plan cinéma. 

Il n'y a pas de présentation dans ce blog. C'est par ici que ça se passe : dire, où j'en suis aujourd'hui dans mon rapport avec le cinéma. Parce qu'à partir de là, il n'y a pas de pièges. On sait d'où je parle, et comment se situer par rapport à mes élucubrations…
 
Ce n'est donc surtout pas une leçon. Simple instantané de mes propres urgences : je ne peux quand même pas mettre " je trouve que : " à toutes les phrases : ) ! C'est parfois une réponse (à certains commentaires, ou à des clins d'oeil - sourire)… 

Aïe aïe aïe, je dois commencer par me citer pour démarrer. N'y voyez aucune admiration perverse pour mon propre reflet !



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"Je schématise mon système d'intolérance : d'un côté " l'intello ", de l'autre le passionné. Et entre les deux : la vie ou l'art. […] L'art ou la vie, donc : ni d'un côté, ni de l'autre."

Les raccourcis sont dangereux. L'intolérance commence par là : celle qu'on subit, que l'on véhicule malgré soi, qui heurte. Différente du " système d'intolérance " : les chemins que l'on choisit de prendre, puisque viennent sans cesse les carrefours où l'on doit choisir quel passage emprunter… Bref, chacun se trimballe son stocks perso de possibles et d'impossibles, ou pas encore/ou plus possibles, à l'instant T. Et j'espère que : vivre, c'est ouvrir de plus en plus. Pas question, alors, de considérer que quelqu'un de " très passionné " ou de " très intello " n'a pas sa place dans l'art. Chacun prend sa place selon sa nécessité. En revanche, à mes yeux, ces états-là ne nous situent pas au plus près de la vie, ou au plus juste de l'art. Je hiérarchise donc. Et tout ça est peut-être un peu western neu-neu bouddhiste...



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Peut-on avoir le même plaisir devant un produit de divertissement que devant une œuvre ? Je trouve que : oui et non. Cela dépend d'où l'on parle.

Un film procure du (dé/)plaisir. C'est avant tout le registre de l'émotion, et parfois aussi, par exemple, le plaisir de la jolie image… Un film joue aussi avec la nouveauté. A un degré plus ou moins essentiel. Depuis " ça raconte une histoire qui m'étonne " (parce que ça n'a jamais été fait ou parce que j'ignore que ça l'a déjà été), jusqu'à " ça renouvelle en profondeur (ou ça ouvre davantage) le champ des possibles d'un art ". Enfin, pour faire très court, un film a à voir avec la beauté, la question de l'esthétique (vécue par l'œuvre, volontairement ignorée - et c'est son droit ou/et sa nature - par le divertissement).

Tout cela peut être étanche ou faire réaction en chaîne. Car la nouveauté ou la beauté génèrent aussi du plaisir. D'où mon " oui et non ". Un pur produit de divertissement peut m'apporter, immédiatement, autant de plaisir, qu'une œuvre. Mais si l'œuvre est belle, le plaisir même est sans rapport. Et puis il y a la durée. Le divertissement se consomme, peut se reconsommer. La beauté dure. Elle échange avec la vie. Même si je n'en suis pas encore forcément très loin, sur mon propre chemin : je porte aussi certaines œuvres qui m'ont fait bouger, littéralement me déplacer, et m'ouvrir. Comme certaines rencontres.



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Alors par exemple, je peux dire j'aime ou j'ai du plaisir à voir : Mulholland Drive, Le jour d'après, Impitoyable, 30 ans sinon rien, Millenium Mambo ou Rush Hour 2… Pour moi, là, il y a le risque d'une double confusion. Encore plus, si je dis j'aime...

Quand je dis ça : je n'ai rien dit… concernant le cinéma, et l'importance que ça a pour moi. Bien sûr j'ai dit quelque chose : j'ai dit mes goûts et mes couleurs. Mais, au fond, quand quelqu'un me dit, seulement, ses goûts et ses couleurs… Bien sûr, ça va m'intéresser humainement. Mais si l'enjeu, c'est de parler de cinéma, alors je ne vois pas le rapport. Quels films mon meilleur ami aime et n'aime pas ? A la limite, ça m'intéresse pour savoir ce que je peux lui offrir à Noël ! Evidemment, parfois, nous sommes contents d'être excités. On peut se répéter fiévreusement tout ce qui nous a plu dans un film. Mais au fond, tout ça ne génèrera jamais du dialogue. Qu'on ait les mêmes goûts ou pas. Si j'ai pris mon pied en regardant Rush Hour 2, que ça laisse mon ami de marbre, et que La septième compagnie le fait marrer, alors que moi, je n'arrive pas à déconsterner… Bon…

Et en même temps :

Il y a l'amitié, alors je suis content qu'il ait passé un bon moment avec son truc, et lui pour moi avec le mien. Et puis on est curieux des goûts de l'autre par amour, bien sûr, et parfois, par amour, on peut aller jusqu'à ressentir le goût de autres. Je crois. Et j'adore ça. Alors, ça peut donner un dialogue à long terme, mais sur le vivant, pas sur le cinéma. C'est le rapport à autrui.

Sinon : j'aime tel film, tel film, tel film et je n'aime pas tel film, c'est comme j'aime la glace au chocolat, mais pas les épinards, je préfère jouer au Hand qu'au Volley et je trouve plus sympa d'aller à la plage l'été qu'à la montagne. On ne va pas débattre là-dessus. Même si les goûts peuvent évoluer aussi, c'est entendu. Mais je crois pouvoir dire que demain à la même heure je n'aimerais pas les épinards, même si on fait sur le champ un super débat sur les épinards !



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Après, il y a les blogs et/ou les critiques de cinéma, par exemple… De nombreux blogs exposent leurs goûts et leurs couleurs, y compris ou pas les films ou seulement sur les films. D'autres tentent de parler de cinématographe, de ce que l'on peut débattre, même si le but n'est pas de débattre à tout prix, mais ce que l'on propose peut être discuté.

Ce qui m'attire aussi, dans les articles, c'est cette dimension particulière où d'heureuses retrouvailles sont permises entre les deux approches. Que l'on détaille ses goûts ou ses points de vue critiques, quand on parle de ce que l'on aime, les textes sont souvent travaillés par l'envie de donner l'envie (du film ou de cinéma). Et ce " truc-là " n'a que peu à voir avec le film, finalement, mais quand il arrive - quand on le veut ou quand ça traverse presque malgré soi -, je trouve ça beau : l'envie de donner l'envie. Ah que coucou…   

Ambivalence :

Evidemment, je vais voir pas mal de blogs. Surtout là où ça parle de films. J'ai du plaisir à aller les voir. La grande majorité, c'est : les goûts, les couleurs. Les goûts, les couleurs : ce n'est pas du débat, c'est de l'information. L'information, ça m'intéresse aussi (même sans le " truc-là "). L'information sur la perception des films, divertissement ou pas, ça m'intéresse. Mais ce n'est pas ce que je cherche à faire ici. Je le fais un peu, aussi. Simplement, ce n'est pas mon urgence. Aussi pour ça que je tartine. D'autant que, c'est le début de ce blog. Et donc, évidemment, pour moi, c'est la guerre, parfois…

Mais j'essaie la guerre joyeuse !



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Un des problèmes de la " critique de cinéma ", c'est qu'on utilise les mêmes mots sans mettre du tout la même chose derrière. Le plus grand nombre de critiques de cinéma, y compris chez les pros, c'est : les goûts et les couleurs. Que ce soit clairement (genre, on n'est pas là pour se prendre la tête : ben non, moi non plus, mais passons), ou de manière plus perverse : tout le monde peut avoir la tentation de justifier ses goûts pour les rendre universel. Certains en ont fait leur métier. D'autres font vraiment le métier de critique. Vraiment. Mais peu quand même.

Aussi parce qu'on ne donne pas les moyens de ça. Parce que forcément ça va être plus long de parler d'une œuvre que de dire si tel divertissement m'a plu. Ce n'est pas consommable. Et parce que le divertissement va toucher plus de monde, parce qu'on en est là, que ça va plutôt mal pour pas mal de gens, et qu'il peut-être plus facile de se divertir que de s'ouvrir : donc plus de gens vont lire des papiers sur le divertissements, donc on vendra plus de papier - même les Cahiers du cinéma, par exemple, se sont progressivement affaiblis, et je ne dis pas ça parce qu'ils défendent Tarantino -, plus de gens vont lire les papiers goûts et couleurs, donc, avec le petit plaisir de voir ses goûts en partage. Ce qui n'est pas le partage. Mais la proximité.

Après, on peut aller jusqu'à penser, ou pas du tout, que c'est particulièrement utile de ne soutenir que l'exposition des goûts et des couleurs, parce que c'est l'immobilisme total : et les pouvoirs (confisqués ou non, réels ou non, nécessaires ou pas du tout) restent entassés dans les mêmes mains. 



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Et peut-être, aussi, le problème de l'approche critique quand elle sort des goûts et des couleurs, c'est qu'elle traite souvent le divertissement avec mépris. Et là ça braque pas mal de monde. Il vaudrait mieux ne pas en parler du tout. Ou re-préciser les choses à chaque fois.

Pourtant, le " vrai " critique : ) ne se pose pas la question des goûts et couleurs. Pas dans ses articles. Il n'est pas payé pour ça. Ça, tout le monde peut le faire. Donc souvent, il envoie valdinguer. Parce qu'il n'est pas là pour parler de ça…

Du coup, c'est compliqué. Il y a d'autres trucs compliqués, mais bon, je suis déjà assez long. Ce n'est qu'un exemple. Après, il y a divorce à tous les étages et les accusations de fascisme commencent à fuser.



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A mes yeux, le divertissement n'est pas futile et dérisoire. Il est ailleurs. Je l'aime aussi, différemment.

Je trouve que : quand la salle de cinéma projette une œuvre, c'est PUISSANT.

Et donc : j'en crève, si on veut faire passer la tolérance par le fait de tout foutre au même niveau. J'en crève parce que c'est le grand bordel, on peut dire tout et n'importe quoi, et on peut zapper à mort.

C'est pourquoi aimer le cinéma est une joie, et c'est une souffrance.

Parce que tout le monde en parle. Alors c'est une joie, parce que le possible du cinéma c'est aussi d'être un art assez accessible (historiquement, économiquement, géographiquement,…). Alors c'est une souffrance, parce que le revers de l'accessibilité, c'est que l'on peut passer du simple au facile, de la découverte à la consommation, du mouvement à l'immobilisme.



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Je trouve, encore, que : la possibilité du fascisme, ce n'est pas la tentation de hiérarchiser. Mais précisément le contraire… Bien sûr, c'est aussi de penser que ses propres opinions sont des lois (ce qui peut-être aussi recommander absolument et seulement ses goûts et couleurs quel que soit l'autre en face)… Quand tout est mis au même niveau, il n'y a plus ni débat, ni chemin. Je ne sais pas où j'en suis moi, dans mon rapport avec le cinéma, mais je sais que des gens vont plus loin que moi. Au moins, à ce jour. Je n'ai qu'à lire le journal de Tarkovski pour m'en rappeler. Je ne veux surtout pas qu'on me prive de la possibilité d'aller plus loin.

Parce que sinon, je vais mourir. C'est sûr…

Je suis plus dans la vie aujourd'hui que quand j'avais vingt ans (paradoxalement, d'accord, vu la longueur de mes trucs ici). Et sans vouloir refaire bouddhiste de base à l'occidentale, cela a autant à voir avec désapprendre qu'avec découvrir. Mais si on m'avait (et si je m'étais) laissé penser à vingt ans que tout était au même niveau, et que j'allais aussi loin que n'importe qui d'autre, dans n'importe quel domaine… Je serais sans doute un joli petit zombie… Et les jolis petits zombies, ce n'est pas pour eux, le plus dur à vivre (ça fait mal nulle part), c'est pour l'entourage. Parce que le petit zombie doit bouffer le vivant, pour rester debout, et tout à coup c'est le fascisme. Alors que ça aurait pu si joli, la vie…



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Mais on peut discuter aussi de ce qui sort du divertissement ou pas. Il peut y avoir des évidences comme des débats. Basic Instinct ne se résume pas pour moi à un produit de divertissement. C'est peut-être de la perversion puisque ce film m'éclate plutôt. J'espère qu'il est clair maintenant que je suis amoureux de Sharon Stone… Je confirme cette information.

Mais aussi : je n'ai pas de plaisir, globalement, avec les films de Philippe Garrel. C'est comme ça. Emotionnellement par exemple, je dois être aux antipodes de ce monsieur. Mais je trouve souvent ça beau. Et je suis vraiment content que ça existe.

Mais encore : la première fois que j'ai vu Eyes Wide Shut, je suis resté de marbre, voire ça pouvait m'énerver. Aucun plaisir (à part Kidman, oui je suis amoureux aussi, je ne suis pas exclusif). J'ai lu, parlé, écouté, et puis surtout, laisser du temps passer, et aussi tout simplement mon humeur changer (celle qu'on a quand on rentre dans la salle, et qui parfois ne part pas au générique - par exemple quand on entend une musique rendue inaudible par une pub)… Quelle fête, cette deuxième vision !

Le plaisir du divertissement, ou celui du goût et de la couleur (car on peut bien ne regarder une œuvre que sous cet angle là, parfois par fatigue), connaît ses sommets dans l'excitation par exemple (c'est agréable d'être excité), et dans la reconnaissance du même (voilà quelque chose qui me parle directement, à moi et mes stocks, et je m'identifie… à mort) ou la surprise pure.

Je ne dis pas tout le monde. Mais moi, ces plaisirs là ne sont jamais aussi forts que la reddition de toutes armes face à la beauté (comme face à la nature), et ces plaisirs là s'en trouvent alors aussi renforcés. Et plus fort aujourd'hui qu'hier, et bien moins que demain, si je ne (me) laisse pas tomber. Si je ne me complais pas dans mon aujourd'hui. Ou pire. Dans mon hier.



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Je crois qu'en psy(chologie ? chanalyse? chiatrie ? je n'y connais rien), on va distinguer l'affect, l'émotion, le sentiment et la pensée. Ce qui en faisant très court, et tel que ça me parle, donne un éventail du plus instinctif et premier au plus social et construit. Et il y aurait autre chose mais je ne sais pas quel serait le mot : cela correspondrait à la " transcendance ", ou " l'âme  " ; aspect " spirituel " pas nécessairement lié à la foi religieuse.

Bref, voilà déjà cinq catégories qui traversent les élans du vivant, et donc de l'art. Et sans doute, les deux pôles (affect et "esprit", je ne sais vraiment pas comment dire) sont-ils les plus rarement pleinement touchés. Mais par exemple, je dirais Lynch et Tarkovski, c'est incroyable, sur toute la gamme.

Je ne vais pas au cinéma avec ma tête, mais tout entier, avec ces cinq trucs que je crois identifier. Après, la possibilité du dialogue sur une oeuvre, c'est peut-être plus avec ma tête que j'en parle. Mais après, ce que j'ai reçu. Et je cherche à transmettre ce qui s'est passé. Et peut-être cette transmission- là, ici, je la tente trop avec ma tête… C'est possiblement froid, maladroit, encombré. J'en suis là. Mais je ne détourne pas ce que j'ai ressenti.

J'ai, directement donc, eu un problème avec le film de Tarantino en le voyant. Après, il se trouve que je lis des propos de lui, très pensés de sa part aussi, noir sur blanc, que je reçois de la même manière, alors j'ai envie de poser le truc. Mon intention reste de clôturer mon article sur ce film par un lien vers une critique le défendant, continuant à croire que je suis du côté du débat. J'en ai peut-être trouvé un, mais si vous avez des suggestions, n'hésitez pas.

Parce que, cette fois, c'est sûr, ça va recommencer…



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tandis que dans ma vraie vie
nous allons simplement
refaire l'amour avant

 

 

 

Par D&D - Publié dans : MOIJE
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Mercredi 22 août 2007 3 22 /08 /Août /2007 23:38

Pause.

Parce que la richesse des commentaires m'y invite… Parce que je suis prudent… et parano ?

Pour le plaisir de moments plus directs et plus légers.

Pour que ça se dépose, un peu, qu'il y ait du temps pour ça… au moins chez moi : je suis lent et long… et bavard… Alors, déjà, merci à celles et ceux qui font avec !

Plus direct et plus léger donc : 



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Mais si, c'est léger, quelque part…

J'ai aussi envie d'autres choses que mes élucubrations, ici. Et parmi celles-là, je commence par cette nouvelle " rubrique " - ces regards préférés -, qui sera moins prolixe à l'avenir. Je n'en dirai pas forcément plus que ça : ici, une photo (en l'occurrence une " capture ", quel sale mot) de Sharon Stone dans ses essais pour Basic Instinct.

Sans doute, je me crois bien plus porté cinématographe que pop corn, et davantage épris des auteurs qu'autre chose… Mais j'aime aussi, particulièrement, les actrices et les acteurs. Alors les regards, bien sûr. D'elles et eux. Sur eux et elles.

A moins que tout cela ne soit la faute d'un commentaire de Fredogino sur Basic Instinct... ou

Ou alors Sharon Stone, par exemple, me manque trop souvent… 



Steve-Carell-Photoshoot.jpg


Alors promis, au fil des posts, il y aura la parité des regards offerts... Et c'est pour ça que ça désaltère !
 

Et je ne vais pas passer ma vie avec Sharon Stone (bouhouhou…).

D'ailleurs là, c'était : Steve Carell (que je vénère, avec The Office) qui fait mumuse avec un photographe (mais lequel ?… je sais, c'est mal).

A part ça, j'ai presque fini un nouveau tour de toile sur ce qui peut se dire sur Deathproof.

Et donc : je vais recommencer (après Interlude #2, hé hé hé)...

 

Par D&D - Publié dans : Un certain regard
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Samedi 18 août 2007 6 18 /08 /Août /2007 19:39

Cet article est la suite de … (I)… ou mon système d'intolérance.



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J'ai adoré Reservoir Dogs. J'avais dans les vingt ans… Je trouve que j'ai grandi un peu depuis, cinématographiquement parlant, et pas seulement. Et pas seulement vieilli.

Donc j'ai vu beaucoup de films depuis : ils m'ont emmené plus loin, et simplement donné envie de vivre, et plus vrai, et plus ouvert, et plus beau, et plus juste... Et je trouve que ce qu'on nous bombarde avec les films de Tarantino, c'est trop court, parce que là, pour moi, ça dérape.

Deathproof (Boulevard de la mort…) : des moments vraiment excitants, et d'autres, ou les mêmes, brillants visuellement, bien sûr. Pas que, mais bien sûr. Evidemment Tarantino a un brio visuel beaucoup plus complexe que ceux qui viennent souvent, par exemple, du clip ou de la pub. C'est quand même tout de suite moins toc, moins esbroufe pure, on a envie d'y croire. Parce que ce qui passe tout de suite, bien sûr, c'est le plaisir qu'il a lui, Tarantino, de faire ces images-là, et le plaisir qu'il a de voir des films. D'une certaine manière. Celle d'un passionné. D'ailleurs…



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… je vais donner ma définition du mot passionné qu'il semble souvent obligatoire d'employer dès que l'on parle d'art. Il faudrait être passionné. Chacun met derrière le mot ce qu'il veut. Je dis donc ce que je mets derrière quand j'emploie le mot passionné. Passionné : passion. Passion : souffrance. Mouvement violent. Emotion puissante qui domine la raison et qui oriente toute la conduite. Je schématise mon système d'intolérance : d'un côté " l'intello ", de l'autre le passionné. Et entre les deux : la vie ou l'art.

Tout le monde parle de cinéma. Et certainement tant mieux. Mais je trouve que : il est important de savoir d'où chacun parle. Il est vain de recommander un film en soi, tous azimuts, comme si on était tous montés pareil (si on n'est pas dans une approche " critique ", mais seulement sur le fait des goûts et des couleurs). Alors, quand l'interlocuteur peut devenir multiple, ou fluctuant, comme sur un blog, je trouve que : c'est primordial de dire d'où je parle. Après, chacun peut, réellement, répondre. Ce long article cherche aussi ça. C'est peut-être plus simple - allons savoir pourquoi ? - de tenter d'exposer ses choix, ses questionnements, en précisant ce que l'on n'aime pas et pourquoi. Mais j'en étais au passionné et au sur-cérébré. L'art ou la vie, donc : ni d'un côté, ni de l'autre.*

Alors voilà…


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Il faudrait peut-être écouter davantage Tarantino quand il définit sa passion. Je trouve que : le moteur central de son cinéma est l'émotion. Les systèmes de construction et autres ne viennent qu'ensuite, même s'ils nous parviennent d'abord, ils ne sont pas premiers. Je ne dis pas que c'est un problème.

Les scènes clés des films de Tarantino sont générées par cette quête d'émotion… ou celle qu'il pense appartenir aux spectateurs, et je crains qu'en l'occurrence il ne fasse que projeter la sienne. Retour au même, donc. J'y reviens.

Cela ne veut pas dire qu'il se réduise à ça, bien sûr. Mais c'est là, de manière première, et surtout : passionnée. Et c'est excitant. Mais souvent il y a un sale goût derrière. Et ce sale goût ne vient pas du fait que d'un seul coup moi, spectateur, je suis confronté à un truc qui me dérange, de pas clair chez moi, et qu'il était temps que je me le (re)prenne dans la gueule…



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Non, là, le sale goût, c'est que je suis confronté à un truc qui devient dégueulasse. En soi. Plus tordu qu'un simple terrorisme de l'émotion. Mais j'aime rire, pleurer, j'adore avoir la trouille, etc, tout ça est très divertissant. Comme tout le monde. Par contre, je sais qu'il y a des tortionnaires qui prennent plaisir à faire leur besogne. Et je sais aussi que ce plaisir là, à la fois existe potentiellement chez tout le monde, à la fois n'est pas à faire grandir, à nourrir, à flatter. Je ne fais pas complètement l'économie d'un premier rapport au Bien et au Mal (ça y est, je commence à m'embarrasser pour de bon d'écrire ce genre de truc…).**

Pourtant.

Il y aurait la catharsis. Cela fait partie de mes croyances. Si je reconnais que je véhicule le même infini champ de possibles que mes congénères : les moins reluisants, j'en fais quoi ? C'est la question de la civilisation. En ce sens, l'art en est pour moi un pilier absolument central, essentiel, premier. Mais c'est un premier particulier. C'est un premier vers l'avenir. C'est un premier en devenir. Pas inné une fois pour toutes. Fragile. Mais catharsis donc, très bien. A un moment, j'ai besoin d'évacuer mes pulsions pas glorieuses et plutôt que d'aller dépecer mon chien et le faire dévorer par mon voisin en m'assurant que ma voisine photographie la joyeuse séance, je vais me plonger dans une œuvre, dans un système plus ou moins raffiné d'identification(s), où je vais donner à bouffer, sans le flatter, à ce petit monstre-là qui est moi, aussi : moi, aussi ; pas seulement, donc. Surtout, pas avant tout. Par ailleurs, je ne vais pas avoir honte, je ne vais pas me sentir coupable : c'est là, je fais avec, mais il y a plus à vivre. Mais la catharsis est sans complaisance. Elle est précisément un moyen, non une fin. 



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Je recommence...

Quand je vois un film de Tarantino, globalement, sauf peut-être Jackie Brown mais je ne m'en souviens  pas assez, et Reservoir Dogs, mais j'étais encore trop un marmot, arrive toujours un moment où ça monte, ça monte qu'il est train de se faire grave plaisir là où c'est pas clair et qu'il est en train de penser qu'il me fait grave plaisir aussi. MAIS CE N'EST PAS DU TOUT CE QUI SE PASSE. Dans mon cas. Je le regarde se faire plaisir. Je le regarde dépecer son chien et appeler voisines et voisins, et là je dis stop. On n'est plus dans le champ du tout. Parce que sa catharsis à lui, très bien, ça le regarde. Peut-être, ce n'est pas suffisant d'être spectateur, peut-être, il y a des choses " créatives " à faire pour exorciser, mais ça, moi, je n'ai pas à en être le spectateur.

En tout cas pas le voyeur. Ni le témoin forcé. J'ai besoin de quelque chose dans le regard même du cinéaste - quoi qu'il filme, et pas seulement dans une structure alambiquée, fausse distance - qui me donne une vraie place, ouverte et libre.



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Ce n'est pas la même chose de décider d'aller voir un psy, d'y aller, et de regarder quelqu'un avec son psy.

A la limite, si le mec m'invite, vraiment, à regarder le travail qu'il fait avec son psy, ça devient documentaire pour moi, rien à redire. Et on s'est mis d'accord avant. Chacun connaît sa place.

Mais si le mec m'attache pour me mettre dans cette situation sans que je l'ai demandé aussi, ou qu'il commence à dire au psy ce qu'il croit que j'ai envie d'entendre, là tout le monde est très très mal barré…



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(à suivre…)

Partie écrite le 9 juillet, arrêtée le 18 août.



*  Là je fais un raccourci dangereux. Je pensais préciser dans cette note de bas de page en même temps que répondre à un commentaire sur le précédent article. Hors, comme d'habitude, j'ai besoin d'être long. Je posterai donc tout ça à part, très vite.

** Je précise quand même que cette question morale n'est pas celle de la censure, mais celle du regard. Des gens cultivés se référeraient à Rivettes, je crois, là-dessus. Je n'ai pas sous la main, mais j'irai rechercher. Donc, c'est compliqué. Certains pensent que toute question morale (y compris du regard, donc) n'a rien à faire dans le champ esthétique. A ce jour, je ne suis pas d'accord. Mais évidemment, c'est un débat.   

 

Par D&D - Publié dans : MOIJE
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Lundi 13 août 2007 1 13 /08 /Août /2007 00:11

Voici ma saga de l'été… et la première partie du trop long article annoncé dans Lost Highway… et fin du clin d'oeil 1997...



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Le désir est toujours là. Le désir de cinématographe. L'envie d'aller plus loin, au plus vrai, au plus ouvert, au plus beau, au plus juste. D'ailleurs, au commencement, les seuls films dont je voulais parler dans ce blog : ceux qui m'emmenaient par là.


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Autrement dit, je ne voulais pas parler de ce que je n'aime pas, ou moins. Que ce soit par prudence, par doute, par respect ou parce que vraiment, non, pas envie de consacrer du temps à ce qui, pour moi, ne rentre pas dans le champ. Du cinématographe. A la limite, aborder un divertissement particulièrement réussi pourquoi pas, je n'ai rien contre le divertissement, quel qu'en soit le support : il n'a souvent pas grand-chose à voir avec son support, il est ailleurs.

Donc, je suis intolérant, aussi. C'est difficile de parler de ça… Une salle de cinéma n'est qu'un lieu. Et la pellicule (ou équivalent) n'est qu'un support. S'y déroulent donc tout aussi bien, du divertissement, de l'animation, du documentaire, et puis parfois du cinéma. Septième art. Ce qui m'intéresse. Le reste, très bien : très bien de s'informer, de se divertir - ça m'arrive comme tout le monde, dans des salles de cinéma ou ailleurs - l'animation sûrement très bien aussi - je ne connais pas, pas mon histoire à ce jour. Difficile de parler de ça… Ce que je sais, aussi : mieux je vais et moins j'ai besoin de me divertir… parce que ça va, quoi ! Je préfère vivre que me divertir. Rien que de très normal.

D'un autre côté, et de mémoire : " L'art est ce qui rend la vie plus importante que l'art ". Je ne sais plus qui a dit ça, pas une giga-pointure il me semble, mais ça, quand même, fallait le sortir. Je trouve. Indépassable pour moi. A ce jour… 


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Ce que je n'aime pas : qu'on fasse passer des vessies pour des lanternes.

Donc, je suis intolérant, aussi.

Parce que, sans doute, ce qui peut être intéressant, c'est le débat. Mais il y a toutes sortes de débats, et comme je suis intolérant, aussi, je trouve qu'il y a différents niveaux de débats, et je n'ai pas envie de passer du temps sur certains. Autrement dit… il m'arrive de juger. CQFD. 


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Je m'apprête à entrer dans un débat peut-être à la frontière de ces problèmes-là, en tout cas pour moi. Entre divertissement et art, entre débat sur quelque chose d'important… ou vraiment pas. Parce que. Aujourd'hui. Je n'arrive pas à voir comment on pourrait ne pas considérer, par exemple, que Clint Eastwood, Jean-Luc Godard, David Cronenberg, David Lynch ou Andreï Tarkovski, pour n'en citer que cinq, sont des cinéastes absolument majeurs - j'aime bien dire des " maîtres " -, et que je ne vois pas non plus ce que Quentin Tarantino viendrait faire par là.
 
Et là, c'est plus fort que moi, je sens que je vais m'énerver. Voilà, j'en suis là. A m'énerver.  


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Je vais recommencer…

J'ai vu Deathproof (Boulevard de la mort…) ce soir. J'ai, globalement, plutôt passé un bon moment (divertissant). Et en même temps, j'avais un goût dégueulasse dans la bouche. Comme quand j'ai vu Kill Bill, premier volume, où je m'étais parfois ennuyé. Là non. Mais il y avait le même goût. Il n'y avait presque que ce goût quand j'ai vu Pulp Fiction, mais je ne le comprenais encore que trop peu…

C'est alors que les problèmes commencent… 



(à suivre…)

Partie écrite le 9 juillet, arrêtée le 13 août.

 


Edit du 15 août 2008 : merci à Hamesh qui vient de me préciser via les commentaires que la citation "L'art est ce qui rend la vie plus intéressante que l'art" est de Robert Filliou.

Par D&D - Publié dans : MOIJE
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Vendredi 3 août 2007 5 03 /08 /Août /2007 21:31

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J'ai l'habitude de travailler la nuit : silence particulier du monde environnant qui semble faciliter la concentration, déjouer toute censure, et en même temps protéger. Cela fait des années. Je n'ai donc pas l'habitude de me lever tôt. On me le reproche souvent : "le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt" et je me dis avec la meilleure mauvaise foi du monde que personne ne devrait avoir envie que le monde lui appartienne. 

Mais ça peut passer vite aussi : les possibles, le possible, et puis presque plus rien. Je commence à sentir ça. Alors pourquoi pas, de temps en temps, se lever tôt ; cela rompra au moins l'habitude. Davantage de lumière diurne n'est pas désagréable. Se lever tôt donc, parfois, et… aller au café. Et… chaque fois dans un café différent. Et tendre l'oreille. Et je me demande, en y prêtant attention, si je vais entendre parler art, ou même simplement culture, quand on est encore en train de finir de se réveiller. Pour bien commencer la journée !


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Et maintenant, je me demande si c'est si différent quand on se met à parler d'un film que quand ça parle de foot, de régimes, de voitures ou de fringues… Est ce que c'est si différent au moment où le dernier Eastwood tombe dans la conversation ? Peut-être que non, et parfois tout le contraire, c'est ce que j'espère… Retour de naïveté : souhaiter que parler d'un film relève d'un partage singulier - comme cela semble l'être parfois sur la toile - dans la vie courante, et même au lever. Alors un jour, un café… Pas un café par jour, mais on verra bien.

  


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Ce matin : "Les deux Savoies", face à la Gare de Lyon. Un peu plus de sept heures et vraiment pas grand monde : août a déjà commencé. La première conversation que j'arrive à suivre se nourrit des fonctionnaires. Sorry for the cliché. Ça donnerait presque envie de calculer le manque à parler si cette catégorie disparaissait…  

Et puis, changement de fréquence, il y a ça : une voix, d'emblée désagréable, qui sort du petit lot… Quelqu'un qui dit : "rien, on ne fait rien pour eux.", avec une indignation particulière qui pointe. Sida en Afrique. Mais on sent bien déjà que le motif de l'indignation n'est pas l'hécatombe elle-même, que ce n'est pas si généreux que ça. Et au bout d'un petit moment d'énervement, ça tombe, pour de bon : "Alors que les prostituées, ça, elles, on va les protéger, on va leur en donner gratuitement des préservatifs". Bon. Il y a beaucoup de peur et de colère dans la voix, et l'indignation atteint l'orgasme.




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Comme je suis tout sauf un ange, je me demande s'il n'est pas préférable de devenir misanthrope aussitôt, une fois pour toute, et que c'est mieux quand même de travailler la nuit, de se lever tard, et de rêver un peu les gens… Et puis je me rappelle qu'à vouloir placer haut la foutue barre, je commence par me détester moi-même. Au lieu de faire avec.

 


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Alors je repense un peu à Basic Instinct… Aussi parce que ce n'est quand même pas Persona ou Identification d'une femme. Mais je me souviens bien du plaisir que j'ai eu à faire la longue file d'attente pour voir le film (dont je ne savais presque rien) à sa sortie. Je me souviens de la salle comble et pratiquement à l'unisson dans sa stupéfaction, dans sa fascination. Et que c'était une sensation bien agréable, même nourrie de nombreux malentendus, et agréable aussi cette extrême contemporanéïté…. 

Quelles que soient les controverses, surtout les extra-cinématoraphiques qui me semblent toujours aussi déplacées pour ce film, je repense aussi à l'insolente beauté de Sharon Stone. Sa lumière. Assumant ici mon côté midinette, je me souviens également l'avoir vue d'assez près, à Cannes, en 1998, et d'avoir été, mais positivement, irradié. Bref, il se trouve que j'ai regardé, le week-end passé, deux fois le film en DVD, uniquement avec les commentaires (il y en a deux dans l'édition dite définitive*).



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Qu'est-ce que je veux dire ? Qu'il faudrait que je prenne le temps de parler de Basic Instinct ? J'ai déjà fait le coup pour Ghosts of Mars. Mais j'espère m'y coller… Enfin, c'était déjà bien d'y repenser un peu en quittant ce premier café. Dommage qu'il n'y ait pas été question de ciné. J'ai envie de croire que ça aurait moins dérapé.




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* Pour les non-dégoûtés, je recommande, dans cette édition DVD, une interview d'une heure de Verhoeven, réalisée pour la télé hollandaise, où je le trouve, lui, particulièrement passionnant.

Par D&D - Publié dans : Un jour, un café
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