Demain… Cela va commencer… Cet événement qui n’enchante pas tellement les cinéphiles, souvent… Et pour de bien bonnes
raisons. Mais je ne suis encore guère raisonnable, et de tous les événementiels plus ou moins pailletés dont des échos peuvent parvenir à de nombreux (télé)spectateurs, le Festival de Cannes, reste, de bien loin, celui qui m’intéresse le plus, ou me désintéresse le moins. Aussi :
celui pour lequel je garde toute mon affection. Glamour oblige.
Alors cette année, avec ma vénérée Isabelle Huppert en présidente, ces chersJamesGray et Nuri Bilge Ceylan,
l'irrésistible Shu Qui et la brûlante Asia Argento, autant dire que j’aurais été aux anges de me lancer dans cette fièvre si singulière, ordre(s) et chaos embras(s)és. Ses petits miracles, ses
fantasmes, son business. Du concentré. De l’extrait. Du gloubi-boulga. Mais je m'en lèche : les doigts, les babines, ou TOIQUIVOIS.
Il faut être de fort mauvaise humeur, ou très fatigué, pour ne pas y trouver son chemin à soi. Quand je pense au
Pedro Costa… S’en est fallu d’un cheveu que je puisse y aller... Et revoir l’éclat solaire de Sharon Stone ;
le genre de trucs tout bête qui recharge les batteries de MOIJE pour un bon p’tit moment.
Finalement pas de piaule. Faut quand même assurer ses arrières là-bas, même si les films s’y découvrent gratuitement.
Faut quand même avoir deux trois ronds à foutre en l’air pour supporter les bien malpolis commerçants de la terrible Côte d’Azur. Non, non, pas tous. Mais... Je l’ai fait une fois. Me suis bien
régalé. J’y reviendrai un jour ; ici, au moins...
Un jour… Pas pour cette fois. Tant pis. Y a bien plus grave dans la vie. J’essaierai de piocher entre les plus
vulgaires miettes à la télé, et les plus sympas comptes-rendus sur le web. Un autre jour, j’y referai mon tour… Et la voix de Vanessa Redgrave, dans Retour à Howards End, qui tourne… « Yes… Some other day… »
(Hé ben voilà... je chouine moins déjà…)
& I'm expecting one of the most decent palmarès for some time.