Jeanne Balibar chanteuse, je ne connais pas, et même, MOIJE ne connais pas grand-chose à la musique, aux musiques, voire
aux chansons : je connais surtout où je peux danser. Mais quand j'essaie de m'arracher à mes ignorances, ce n'est pas spontanément par là que je vais : Jeanne Balibar chanteuse.
Bon.
Le film, je le reverrai. Nécessairement. Alors, je pourrai tenter d'en parler sérieusement… Qui sait ?... Et là,
maintenant : je ne sais pas comment il s'est tourné ce film, comment ça s'est - concrètement - organisé. Hors cela brûle presque l'envie de savoir tant c'est...
Qu'est-ce que c'est : la confiance ?... Cela ressemblerait aux présences du film envers Pedro Costa et envers nous, et
réciproquement(s !), déjà. Un point, juste : Balibar se laisse filmer en plein travail ; au moment où ça travaille. Pas nécessairement au moment où quelque chose advient, mais
aussi : quand ça vient pas. Ou pas encore… Et je tiens le droit à l'erreur - et/ou celui de ne pas y arriver, ou pas encore - pour l'une des plus terribles peaux de chagrin des
temps... Alors : le moment où tu te plantes, ou celui où la recherche n'est encore que labourer la terre... Même pas vraiment semer... La confiance, cela ressemblerait à faire un film avec
ça dedans - pas que - et que des spectateurs pourront le voir sans chercher le rapport de force : plus fort que Jeanne, plus fort que le film, etc.…
Joie(s) d'être désarmé et se laisser désarmer… J'avais dormi trois heures, cru que je ne tiendrais peut-être pas
longtemps bien éveillé… Me suis retrouvé la bouche ouverte, souvent, à l'exact opposé du bâillement... Des gens partaient, ayant parfois attendu autre chose que ce qui est offert ici ? Je ne sais
pas… Mais si ce n'est pas que mon bon plaisir : je sens bien que je vais en avoir des tartines à lire, et à vouloir écrire, sur ce chant noir et blanc là.