Partager l'article ! Beetlejuice… ou Danse avec les morts…: Sous le charme, on dit comme ça : je n’avais pas vu Beetle Jui ...
Sous le charme, on dit comme ça : je n’avais pas vu Beetle Juice à sa sortie. Le début m’a un peu inquiété - j’y reviendrai -, et même, avant… Avant le début, la file
d’attente : une fois cerné uniquement par de jeunes étudiants, l’on réalise parfois qu’on ne l’est plus soi-même, si jeune, socialement en tout cas. Puisque je suis encore à cet
âge-là ; ou je le crois. Ou j’y tiens.
Mais j’étais content de retrouver Geena Davis et j’ai pas mal de respect pour Tim Burton, sans en être inconditionnel, sans même avoir vu tous ses films, la preuve.
Et en une scène : la fameuse – j’imagine – première scène de repas "social", et sa mutation, j’étais tout à coup aux anges : j’ai ri, comme pas tous les jours. Et le sourire ne m’a pas
lâché jusqu’à la fin du film.
Je craque pour l’homme à la tête réduite, le fumeur impénitent et quelques autres macchabées, pour Geena vocalisant ses «houuuuu» de fantôme dans de beaux draps, pour l’art des mariages
mortifères, et le cabotinage de bon aloi, pour une fois, de Keaton en monstrueux obsédé.
Surtout : cette fraîcheur, presque étonnante en voyant ce film après Sweeney Todd – j’attends de revoir Edward aux mains d’argent, maintenant que je suis parfois plus jeune
qu’avant -, cette fraîcheur… Cette scène finale ! Que je trouve juste parfaite. Simple et parfaite.
(et dans d'autres mots)
Camille Claudel 1915
- Bruno Dumont