Je ne crois pas que je croiserai cette singulière jeune femme, et c'est bien dommage, mais... c'est bien, déjà : de pouvoir revenir...
Même si le temps s'est un peu plus fâché avec moi, et je n'ai encore pu écrire sur ce film, ni même le revoir, et bien d'autres choses... et bien des amis, et blogamis - on dit comme ça -,
et forumeurs, que je n'ai finalement même pas pu saluer.
Il y aura bien des manquements à rattraper... Mais pour l'heure, saisir ma chance : revenir ; trois semaines de repos ; une ou deux de travail là-bas...
Il s'est fait cruellement désirer, cet incertain voyage...
A un moment tu te dis : stop ! Tant pis : tu voles une heure, tu ne sais même plus à qui, tu la voles. Au temps ? Tu la
crées. Tu fais semblant que tu la crées : et me voilà devant la Cinémathèque. Et j'ai une heure. C'est tout. Mieux que rien. Il paraît
que MOIJE suis débordé depuis quelques temps.
Pas question de presser le pas : au pire, je m'arrêterai au milieu. Cela n'arrivera pas : simplement je n'ai pas écouté
les télés, il n'y avait momentanément plus de place - et ça m'a fait plaisir -, je n'ai pas regardé les casques.
J'étais donc soudain à l'expo
Tati. C'était prévu de longue date, devenu imprévisible, mais cette fois, pour de bon : dedans.
Le temps de me souvenir qu'après ma
première visite particulière, j'avais tout de suite revu Jour de fête : irrépressible envie de recommencer. Cet homme-là me manquait alors que je le connaissais si peu. D'ailleurs,
je le connais encore trop peu : ne peux simplement m'empêcher de l'aimer.
Je passe la "débobineuse" à l'entrée, jolie idée mais : il me manque trop. Je rentre dans le premier long couloir… Il y a
des affiches, des extincteurs qui m'amusent, et, tout au bout, la "machine à communiquer", droit sortie de Playtime qu'un extrait en chemin vient de me raviver. J'ai ma dose. Je reboote.
Je suis bien. Je rentre pour de bon.
J'avais vu Mon oncle et Playtime, revu Jour de fête une fois l'expo découverte en bavardant
avec quelques blogueurs. Je me dis : ah oui, au fait, cette expo, c'est petit. Je veux dire : ce n'est pas très grand. Tant mieux ? Je n'ai qu'une heure, que diable ! Sinon l'économie française
s'effondrera, n'en doutons pas. Chhhhhht… "Démocratiser le gag"… C'est fini… Le fauteuil de Playtime… Je suis là où je voulais être… Le balai-lumineux… Je recommence.
Je me penche sur les "carnets de gags et d'idées" de Tati… Je ne sais pas si je lis… Je sais que je regarde la forme de
l'écriture : très belle, soignée, le soin d'une démarche qui entend ne pas baisser les bras, courbes vives mais pas sèches… Le contraire de l'écriture d'un médecin, on dit comme
ça.
Je me penche sur les lettres de Truffaut, de Pasolini, m'estomaque et m'interloque : je souris. Je ne sais pas faire
autrement. Bien sûr, je sais : pas là.
Le plaisir de retrouver, celui de découvrir, l'envie d'approfondir… "Il est rare qu'un film puisse devenir aussi
important pour celui qui regarde que pour celui qui l'a fait"… Truffaut… Je ne survis que comme ça. Je le sais. A trouver les moments où c'est aussi important que… A y croire. Dur comme fer. Je
regrette que la lettre n'apparaisse pas dans sa totalité.
Est-ce que vous êtes pris au piège ? Est-ce que tu es pris au piège ? Est-ce que tu t'en sors ? Tu as vu la pipe ? Tu me
diras : ça ne se refuse pas, jamais. J'ai honte, bien sûr. Mais je l'écris : ça ne se refuse pas, n'est-ce pas ? Tu verras : il y a dans des tiroirs des objets qui deviendraient le contraire de
reliques parce que : ça résiste. Et donc : il ne faut jamais dire non à une pipe.
Tiens, je ne comprends pas du tout ce que Crash vient faire là, et en même temps : bien content… Crash…
j'aimerais que davantage de gens dédramatisent… qu'ils voient Crash et n'oublient pas l'humour de Cronenberg… Oui, c'est très bien. Dommage que l'image soit dégueulasse. A ce point !
Franchement : faute ; avec l'éclairage raté sur la si belle affiche de Mon oncle. Cela arrive, les ratés. Ou pas. MOIJE crois en ceux-là.
Pour le reste, MOIJE ne sais pas très bien juger d'une expo, n'y connais rien : pas ma came, les expos, et
l'architecture, ou… Je suis là pour lui, pour le cinéma, je sens juste si je marche ou pas. Je marche. A fond. Je galope. J'aime beaucoup le César. Rouge. J'aime beaucoup ce
rouge…
A un moment, quelque chose me rattrape : l'impression de voir les visiteurs comme je ne les vois pas d'habitude dans les
quelques exhibitions où je me promène. Même si : je regarde souvent les autres ; mais là : ça ne vient tellement pas de moi que ça me surprend presque. Je reçois tout avec les autres inscrits
dedans, et par conséquent, avec moi, aussi. Je veux dire : je me rends compte tout à coup que je fais partie de l'expo pour les autres… Très étrange... Ne m'y arrête pas… Parce que j'aime bien
comment les gens s'inscrivent dans l'expo. D'ailleurs, il y a du monde, mais pas trop. Juste comme il faut ? Si j'avais un peu plus d'une heure, ce serait parfait. C'est bienveillant et sans
merci. Je veux bien le "sans merci", j'en redemande : quand il est bienveillant. Je ne sais pas si je comprends, mais je me dis : il y a nécessairement quelque chose que je trouve très réussi
dans la scénographie pour que quelque chose comme ça arrive.
Et tout à coup, je repense : tu avais bien raison de ne pas te contenter de l'avant-première. Cela ne pouvait exister
alors, forcément. Même si c'est pour d'autres raisons que tu ne voulais pas t'en contenter, ce n'est pas grave : tu as bien fait de revenir…
Je regarde les photos de la construction du décor de Playtime. Je ne savais pas. Cela m'étreint. Je regarde la
destruction du décor de Playtime. Cela me scandalise. Je n'y peux rien. Je suis avec : la faute à l'expo, aussi !
Des miroirs vous surprennent. Et soudain, ce n'est pas seulement les autres, ni soi pour les autres, mais : face à soi.
Tout bête. C'est comme ça. Je suis un peu gêné. Ne m'arrête pas. Je n'ai pas honte : je sais. Je sais que j'ai tous les travers du monde. Aussi. J'aime qu'on me le rappelle d'un clin d'œil. Et je
ne dois pas être le seul… Ces visages qui se fendent d'un sourire… Ces sourires qui se fendent d'un visage... Et surtout : ce sourire qui s'ouvre en faille lui-même… Sauf, bien sûr : ceux à qui
on ne la fait pas, jamais. Et grand bien leur fasse.
Je regarde les dessins préparatoires aux films. Qu'est-ce que c'est beau ! Tout ce que vous avez à déclarer D&D ?
Pour ça qu'on vous paye ? Euh… Sais pas… Pas payé, en fait, faut pas croire… Qu'est-ce que c'est beau ? Oui. Je crois que je vais sortir. Je ne dois pas voir le temps passer. Je vois juste comme
je suis et dans le temps malgré moi, et passe... Il faut que ça cesse, que je voie un film de Tati. Et ça va me sauver : deux heures seulement ? Déjà ça. J'y vais… Mais là : il y a un angle dans
le couloir, avant la dernière salle. Et dans cet angle : un homme. Je vous jure que c'est vrai. Vous n'allez pas me croire, pourtant c'est vrai : un homme. Je me fige. Non, le contraire : tout
s'arrête… C'est Hulot. Je le reconnais.
Il regarde les dessins. Il n'a pas beaucoup changé. Il a l'air de M. tout le monde. Et pas du tout. On dit comme ça. Il
dégage quelque chose de bienveillant. Et de dur à la fois : 2009. Il a mis un peu plus de bleu et un peu moins de gris. Il a dû poser son imper parce qu'il faisait très beau, mais c'est lui. J'en
suis sûr. Le cheveu file un peu plus blanc mais la coupe semble intacte (vous avouerez que je suis très cheveux en ce moment). Je vais sortir, je tourne dans la dernière salle. J'ai refait un
tour de manège, retrouvé les joyeux lampions. Le soir même j'irai découvrir Les Vacances de M. Hulot, en version restaurée, ratée comme une andouille que je puis (sans fond) être au Max
Linder parce que le film n'a tenu qu'une semaine pour faire place à Mariard Cotillon (rien contre elle, mais là, ça m'a gonflé). Non, je serai fâché, trop peu de gens iront voir le film en
salles, mais je ne le sais pas encore, tout va bien : les vitres de l'expo ; je me retourne ; Hulot dans l'espace précédent s'est approché de la pipe. Elle doit lui manquer maintenant. Je crois
qu'il va aller s'asseoir près des téléviseurs.
Il sourit devant son image, c'est tout. Comme nous. C'est déjà beaucoup.
PS : l'expo s'arrête dans une semaine. MOIJE vous aurai prévenu.
J'ai toujours été assez friand de certains chiffres, ceux qui donnent des faits (parce que les maths, euh…). J'en consulte régulièrement, des plus anecdotiques aux plus
douloureux.
Pour les gens nés en France à partir des années 70, est-il possible de se souvenir d'un moment où les fractures de tous
ordres n'aient pas fait que croître ?... Il paraît que c'est la crise. Que c'est plus grave que jamais. Et ce n'est pas que j'en doute mais : pas nouveau, ni né d'on ne sait où - hou hou ! - ou
sans deviner pourquoi. Perso, jamais connu autre chose. Que ça. La crise. Pas de bol. Pas de cul. Et le sida par-dessus.
On fait avec ?...
Alors, si tu n'es pas bien né, j'espère que tu te tiens bien à carreaux si tu veux garder ou gagner un boulot… Je
plaisante, bien sûr ! Mieux vaut en rire, on dit comme ça : disons que c'est le minimum syndical, d'en rire, comme souvent. Un ange passe… (Et c'est pas MOIJE, sérieux).
En espérant donc que tu tiens le coup, et plutôt d'une autre que de l'une manière, tu ne seras pas sans te réjouir d'être
assuré que moizaussi, je tiens le coup - si tant est qu'il eût été permis d'en douter. C'est donc dans la joie la plus partagée qui soit que j'ai l'immense honneur d'annoncer officiellement le
lancement de la Saison III de ce blog qui fêtait avant-hier ses deux ans (dans une discrétion qu'on lui sait gré de ne faire durer plus longtemps).
En parallèle (de quoi ? : soin est laissé aux lecteurs magnifiques de retrouver le bon fil), une autre
fracture n'en finit peut-être plus de croître entre les films qui font des entrées en salle (où le puritanisme se porte à merveille, merci), et ceux qui nous - les gens dont la colonne vertébrale
est aidée, pour tenir, par la pellicule - travaillent, et qui travaillent le cinéma... J'ai toujours regardé les box-offices, me suis longtemps réjoui des succès et des semblants de
réconciliations même fondées sur les malentendus les plus évidents, tout au moins via la fréquentation d'Ile de France (la fréquentation nationale semblant plus étroitement liée encore aux
campagnes marketing les plus martelées). Et maintenant, il n'y a presque plus rien. Plus rien, souvent. Et oui, c'est ainsi : il n'y en a presque plus que je peux voir, ou souffrir. J'essaie
toujours, mais c'est de plus en plus difficile, et à l'impossible, tout de même, je ne puis être tenu ! Mais je ne me plains pas, puisque je trouve que Gran Torino est un beau film.
C'est déjà ça. Je l'ai échappé belle :-)
Je me souviens que lancer ce blog c'était aussi tenter une autre toile pour ne pas lâcher celle qui
m'importe le plus : créer des rendez-vous pour traduire en mots un chemin, et approfondir, tenter de gagner en justesse et en partage. Le premier effet net, permettez, est que je retourne
davantage au cinéma, ce qui pourrait suffire très égoïstement à ma plénitude (d'ailleurs, cette saison-ci, il va vraiment falloir que je me mette à parler du cinéma dans les salles, de ce qu'il
peut y avoir d'à propos à découvrir un film dans le lieu pour lequel il a été désiré).
Le second effet certain : mon attention née pour le web. Me voilà retrouvant des choses qui m'interpellent alors que c'en
est bien fini de la presse, tout au moins celle vendue en kiosque qui, à quelques signatures près - et non plus quelques titres -, ne propose désormais que publi-reportages plus ou moins bien
maquillés, ou goûts et couleurs assénés sans véritable trace d'un point de vue critique sensible et/ou pensé. Je trouve.
Il y en a d'autres (effets), j'y reviendrai, mais bref, voici venu le temps d'une réorganisation de ma vie'rtuelle car je
sens bien que - même si j'ai baissé mon rythme de publication par rapport à ma première année - je peine à sortir des articles un peu étoffés ou qui me semblaient tels... Alors, je fais un pari
sur MOIJE : je recommence.
En attendant de redevenir un peu plus consistant donc, le blog est à peu près mis à jour dans ses atours pour sa nouvelle
saison : dans son aspect le plus cosmétique (avatar et zoli-lignes colorées) ou dans ses "pages" actualisées - "Précisions... ou Listes" dans la colonne de droite -, et j'ouvre donc ma galerie 2009, les hasards de la distribution me dessinant cette année beaucoup plus densément que la précédente (pourtant bien aidée par la
sortie tardive du Costa)… E la dance va…
Demain… Cela va commencer… Cet événement qui n’enchante pas tellement les cinéphiles, souvent… Et pour de bien bonnes
raisons. Mais je ne suis encore guère raisonnable, et de tous les événementiels plus ou moins pailletés dont des échos peuvent parvenir à de nombreux (télé)spectateurs, le Festival de Cannes, reste, de bien loin, celui qui m’intéresse le plus, ou me désintéresse le moins. Aussi :
celui pour lequel je garde toute mon affection. Glamour oblige.
Alors cette année, avec ma vénérée Isabelle Huppert en présidente, ces chersJamesGray et Nuri Bilge Ceylan,
l'irrésistible Shu Qui et la brûlante Asia Argento, autant dire que j’aurais été aux anges de me lancer dans cette fièvre si singulière, ordre(s) et chaos embras(s)és. Ses petits miracles, ses
fantasmes, son business. Du concentré. De l’extrait. Du gloubi-boulga. Mais je m'en lèche : les doigts, les babines, ou TOIQUIVOIS.
Il faut être de fort mauvaise humeur, ou très fatigué, pour ne pas y trouver son chemin à soi. Quand je pense au
Pedro Costa… S’en est fallu d’un cheveu que je puisse y aller... Et revoir l’éclat solaire de Sharon Stone ;
le genre de trucs tout bête qui recharge les batteries de MOIJE pour un bon p’tit moment.
Finalement pas de piaule. Faut quand même assurer ses arrières là-bas, même si les films s’y découvrent gratuitement.
Faut quand même avoir deux trois ronds à foutre en l’air pour supporter les bien malpolis commerçants de la terrible Côte d’Azur. Non, non, pas tous. Mais... Je l’ai fait une fois. Me suis bien
régalé. J’y reviendrai un jour ; ici, au moins...
Un jour… Pas pour cette fois. Tant pis. Y a bien plus grave dans la vie. J’essaierai de piocher entre les plus
vulgaires miettes à la télé, et les plus sympas comptes-rendus sur le web. Un autre jour, j’y referai mon tour… Et la voix de Vanessa Redgrave, dans Retour à Howards End, qui tourne… « Yes… Some other day… »
(Hé ben voilà... je chouine moins déjà…)
& I'm expecting one of the most decent palmarès for some time.
Aujourd'hui se sont ouvertes les fenêtres de l'exposition en hommage au travail de Jacques Tati : deux temps trois mouvements.
Cela se passe à la Cinémathèque Française, et vous
êtes peut-être déjà au courant, surtout si vous vivez au royaume d'Ile de France… Dans tous les cas, il reste bon de savoir que cette institution s'est dotée d'un nouveau site internet, et que
l'on peut y visiter pas mal de choses d'où que l'on soit, par exemple là ou encore là…
Jacques Tati…
MOIJE n'ai vu que Jour de fête, Mon Oncle
(et il ne faut pas exclure que j'en rie encore) et Playtime, mais ça me travaille… ou plutôt… ça me travaillait…
Là, c'est résolu : un premier tour de l'expo m'a confirmé qu'il me fallait (re)voir tous les films du bien grand bonhomme. (1)
Ciel !, s'écrie le lecteur attentif et fidèle : MOIJE serait-il devenu rapide ? Un billet le jour même, mais c'est du jamais vu !… Miracle ?!?...
Que dalle. Pas de miracle. Qu'on se tienne le pourdi (2) : les miracles, ça n'existe pas, faut faire face, et tant qu'on peut avec le sourire, qu'est-ce que
je raconte, pas du tout ce que je voulais écrire, mais non, c'était… Qu'on se le tienne pour dit : je n'ai point gagné en vélocité.
En vérité : depuis quelques mois maintenant, il m'arrive de ces invitations pour des avant-premières, je ne vous dis que ça (3), mais pour la première fois
j'accepte sans hésiter, et même j'accepte tout court. Et sans vouloir sombrer dans la lèche éhontée (sur ce terrain-là j'entends, sinon j'aime beaucoup, pas vous ?) vraiment chouette et bon
boulot de celui qui a tenté le truc - une première pour l'institution aussi, envers les entoilés - et nous a contactés. Les équipes de la Cinémathèque, sur place, très bien aussi, je trouve.
Et donc j'ai fait mon petit tour hier, y croisant notamment ce cher Joachim, et... (4).
Bref, tout cela était donc bien sympathique… et peut-être que je Parade un peu… Mais,
simplement : merci pour ce moment.
Je recommence.
Fidèle à ma rapidité (donc), et à mon penchant pour le dédoublement, je ne parlerai plus en détail de l'expo qu'après l'avoir revue.
Et puis j'aime bien découvrir sans rien savoir... alors peut-être que toi aussi ? Alors dépêche-toi avant que je ne te donne mes vues qui, je ne peux plus l'ignorer, te séduiront tant que tu en
oublieras les tiennes. Et dans ma générosité qui le dispute à ma modestie, j'irai jusqu'à te parler des commissaires de l'exposition, et de leur travail. (Oui, d'accord à mon rythme, tu as un peu
de temps quand même).
Sinon, pour en savoir tout de suite plus : plein d'indices sur le site dédié aux événements et à l'expo, en lien sur la première image.
Et déjà, je trouve donc que : ça donne/ravive bien l'envie de (re)rencontrer ce cinéaste. (137)
Et une rétrospective à la Cinémathèque s'y prête bien (penser aussi aux autres événements type table-ronde, ou concert
après-demain, etc...). Et pour les non franciliens, espérons qu'ils pourront profiter au moins de la restauration prochaine des Vacances de M. Hulot.
(2)
Ainsi entendais-je, enfant, cette mystérieuse expression, peinant à m'imaginer ce qu'un "pourdi" pouvait bien être et
comment se le tenir, et pire : le tenir bien... pas toi ?
(3)
Non, vraiment, je ne vous dis que ça. Rien de plus.
Et là, cette fois, ça y est, j'ai vraiment battu à plate couture mon record personnel de liens dans un seul billet. Envie
irrépressible de Trafic ?... C'te pêche que j'ai, MOIJE, quand même !
PS (non, tu ne rêves pas) : pour quelque chose de vraiment drôle, c'est vers Jacques Tati que ça se passe ;-)
Non mais c'est pas dieu possible : j'ai bien failli être le dernier des derniers à l'apprendre ! Si
tant est que... Personne pour prévenir D ni même D ! Voilà qui rend modeste sur l'attention et la fidélité des
lecteurs, hein ? Nan mais des fois, des fois, hein, j'vous jure...
Je recommence.
Des fois, oui, parfois, je suis tellement une midinette... c'est vraiment trop la fête !
Contre toute attente, l'année commence bien. MOIJE vous le dis
Il se trouve que quelque chose ne marche pas, techniquement, avec le blog, depuis près de dix jours : impossibilité de mise en forme pour répondre à un commentaire - je fais avec -, ou pour écrire
un article - là, ça m'ennuie davantage... Cela devrait se rétablir assez vite maintenant, je pense. Dans l'attente, j'invite mes tenaces lecteurs à lire deux défenses (et écritures) assez
différentes de "Two Lovers" de James Gray, chez Joachim et chez Maydrick, avant de parvenir à transmettre ici mon propre attachement pour cette oeuvre. Et j'en profite aussi pour signaler les
actualisations tranquilles et progressives de mes galeries 1997, 1998, 2007 et 2008. A bientôt, j'espère ;-) Joachim : http://365joursouvrables.blogspot.com/2008/11/quels-imprudents.html Maydrick :
http://maydrick.over-blog.com/article-25592598.html (C'est beau, non, de pouvoir mettre en forme des liens aussi joliment ?...)
Edit peu de temps après : il semble que tout soit en train de rentrer dans l'ordre... La preuve : Joachim & Maydrick... C'est quand même plus mieux comme ça !
Petit déplacement qui se prolonge, mais pouvoir aller revoir, au moinsinconditionnellement, le Eastwood, le Gray, et surtout, enfin, découvrir Hunger...
Rester un peu sans voix, encore...
Et davantage : devant les inserts en ouverture de cette bande-annonce. Difficile de savoir où va le plus
grand mépris ici (des distributeurs, je suppose) : vers les spectateurs ou vers le film lui-même ? Sans doute : les deux, mon capitaine.
A quelques exceptions près, peut-être, je me sens, depuis quelques temps, un bien mauvais spectateur… Impatient, paresseux, ingrat… Quelque chose comme ça. Cela arrive…
Hier encore, il a failli ne rien se passer, avec ce film que j'avais pourtant envie de voir : ça ne passe pas. Et puis, lors d'une scène : il y a un feu ; le personnage brûle, des meubles, des
objets, du passé…
Et là : ça se met à sentir le roussi dans le ciné.
Tout va très vite, des gens commencent à sortir ; je ne suis, moi-même, pas rassuré. Et finalement… rien de grave.
Mais c'était bien : ressentir, quelques instants, la force du cinéma...