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14 juillet 2013 7 14 /07 /juillet /2013 08:25

 

 

 

Spéciale dédicace à BAB

 

 

 

 

PJ Harvey - C'mon Billy

 

 

 

 

 

(& à mes autres bons géniEs)

 

 

 

 

 

 

Vers Countdown # 10

 

(Billet rétro-publié le 19 juin 2014)

 

 

 

 


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30 juin 2013 7 30 /06 /juin /2013 19:15

 

 

Elodie Frégé - Comment t'appelles tu ce matin (02)

 

 

Elle

 

 

&

 

 

Lui


 

 Ludéal - Allez l'amour (02)

 

 

 


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17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 00:04

 

Cloud Atlas - Wachowski

 

 

 

 

J'ai eu du plaisir à regarder se dérouler Cloud Atlas, mais je ne reconnais pas de souffle à ce film. Qu'il ne soit pas cynique, pas manipulateur, mais sincère et réalisé avec envie, c'est possible, et peut-être que mon plaisir vient de là, du fait de croire à ça. En sourdine. Je ne vois rien de révolutionnaire ou de passionnant dans cette proposition. Le tour de passe-passe temporel est amusant mais vain, totalement sous-exploité narrativement (la séquence contemporaine est particulièrement faible de ce point de vue ; le point de rencontre de toutes les séquences supposé être un climax ne saurait être plus facile - aucun travail d'agencement, de mise en rapport, ni intellectuellement, ni intuitivement, juste la répétition du même). La récurrence des comédiens qui aurait pu être assez vertigineuse s'avère une autre paresse confondante. Ecrire que narrativement Cloud Atlas est un tour de force, argument commun à de très nombreux défenseurs, me semble une aberration.

 

Tout cela ne dépasse peut-être guère de beaucoup la possibilité d'un film choral qui ne soit pas simplement raté à force d'être regardé d'en haut. Au mieux, je pourrais suivre le spectre DB qui relie la construction de ce récit à celui de séries télé. Au pire, on pourrait aussi bien le lire comme un programme n'intégrant que son propre zapping de surface, comme les émissions télé ont appris à le faire depuis vingt ans.

 

Est-ce que Cloud Atlas est une proposition monstre, incroyablement ambitieuse ? Je ne trouve pas. Mais pas du tout. Son envie de départ l'est peut-être, le roman dont il est tiré certainement. Southland Tales, faisant feu de tout le bois de son petit budget en comparaison, reste à mes yeux un geste autrement plus inattendu, inconfortable, ludique et fouillé, tant bien même il serait complètement raté.


 

 

 

PS : il y a un plan que j'ai beaucoup aimé : celui d'Hale Berry dans sa voiture au moment de l'impact. Le reste est formellement d'un convenu presque sidérant, même si le film est moins sur-découpé qu'il ne pourrait au regard des standards actuels.


PPS : troisième (et dernière) fois consécutive que je poste sur un film qui ne m'intéresse pas plus que ça. Tant que je ne pioche pas mieux pour moi, tant pis, mieux vaut publier des images... 

 

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30 mai 2013 4 30 /05 /mai /2013 21:36


Ce cher mois d'Août - Miguel Gomes

 

 

 

Pour qui sera dans les parages de Paris, le mois de juin mettra le Portugal à l'honneur et notamment le cinéma, en proposant :

 

Tabu de Miguel Gomes le 1er juin

 

Gebo et l'ombre de Manoel de Oliveira le 8 juin

 

Filme do Desassossego de João Botelho le 9 juin

 

Alice de Marco Martins le 9 juin

 

Ce cher mois d'août de Miguel Gomes le 9 juin

 

La dernière fois que j’ai vu Macao de João Pedro Rodrigues et de João Rui Guerra da Mata le 15 juin

 

Le tout - Au 104 le 9 juin et au MK2 Beaubourg pour les autres dates - avec toutes sortes de rencontres, et également des programmes de courts métrages, grâce à la septième édition des Parfums de Lisbonne et aux Chantiers d'Europe... 

 

 


 

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6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 21:01

 

 

Promised Land - Gus Van Sant

 

 

 

 

Que faire du scénario de Promised Land ? Qu'y puiser qui pourrait donner naissance à un film ? Je n'arrive même pas à voir qui est censé être édifié par ce tract. La seule piste que j'apercevais, c'était celle du portrait, le portrait de ce mec joué par Matt Damon, le portrait d'un mec au moment où il prend une décision. Mais comment faire le portrait d'un mec sans personne autour, je ne sais pas non plus. Parce que c'est ça : il y a qui à part des figures réductibles à leur fonction d'illustration (on dira du débat) ? Il y a des gens pour faire joli : la "girlfriend", le "boyfriend" (exposés et résolus faut voir comme !). Il y a un petit peu Frances McDormand. Mais d'une certaine manière : rien ne se joue avec elle, d'aucune manière, c'en est presque intrigant (et finalement, pour de bon, le seul beau portrait, en creux, c'est celui de ce second rôle).

 

Evidemment passent quelques saynètes ou arguments qui pourraient mériter le détour s'ils jouissaient d'un tantinet de développement : le vieux qui se dit que peut-être il peut encore raisonner sur l'idée de "dignité" parce qu'il va mourir dans pas trop longtemps ; le tout dernier argument que sort "l'écolo" pour défendre sa cause (genre : qu'est-ce qu'on fait quand les gens n'en ont plus rien à foutre de rien, quand toutes les malversations sont possibles par le seul pouvoir de l'argent ?).  Mais tout ça ne fait que passer, signaler le fait que les auteurs ont des "idées", ils en ont sûrement beaucoup et ils n'en ont gardé qu'une tellement elle tue : le machin qui sert à faire le twist. Et bien sûr que le machin qui sert à faire le twist ne serait pas en soi inintéressant, s'il n'était pas que rapidement exploité et surdéterminant pour que Matt Damon prenne une décision, rien d'autre n'existant vraiment. Et surtout pas le monde rural où l'histoire prétend s'inscrire, dont nous ne verrons rien d'autre qu'une image d'Epinal utile au propos. On notera juste comme les deux seuls quart de personnages locaux un peu rehaussés (l'ingénieur et l'institutrice) sont deux personnes fondamentalement liées à la ville.

 

Et nous saurons donc gré à Matt Damon et John Krasinski de leur humanisme à bon compte... Qu'est-ce qu'on peut faire avec ça ? Gus Van Sant ne m'a pas l'air d'avoir trouvé la réponse s'il y en a une, ou alors quelque chose d'élégamment filmé avec des séquences un peu vivantes ou rigolotes : un joli produit culturel, dont le formatage du récit n'en finit pas de me sidérer : avec le ouahhhhhhh... plan d'ouverture qu'on retrouve au moment crucial, et comme c'est fin, je suis un peu sur les dents, je crois que ça se sent. Le plus grand intérêt de Promised Land est-il de se rappeler qu'aujourd'hui, il n'est peut-être plus possible pour quelqu'un comme Gus Van Sant de tourner un film assez largement distribuable qui soit autre chose que ça ?

 

 

 

 

Edit du 6 août 2013 : tout aussi loin du "consensus critique" sur ce film, ce post de JM

 

 


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21 avril 2013 7 21 /04 /avril /2013 14:08


 

Spring Breakers - Harmony Korine

 

 

 

 

Je regarde le film. Je me dis que je ne comprends rien. Par moments, j'ai l'impression de comprendre un "truc", mais comme je trouverais ça affligeant de lourdeur et facilité, je désamorce aussitôt et je me répète : non, ce n'est pas ça, tu ne comprends pas. Respire et recommence. Pour partie, c'est intuitif et immédiat, c'est un rapport aux aspects "graphiques", "plastiques", du film - ce ne sont pas des mots que j'ai l'impression de maîtriser - mais c'est par là. Pour partie, c'est la persistence d'une conjonction qui a fini par me donner envie de voir le film : je n'ai jamais vu un film d'Harmony Korine et j'étais curieux que ça arrive ; Spring Breakers avait l'air d'intéresser beaucoup de monde. Arrive la scène dans la propriété du dealer black, et j'en suis au même point : le "truc" me prend à la gorge, et la consternation pointe, je désamorce : je ne comprends rien. Mince, c'est fini. 

 

Je discute un peu avec les amis. Je laisse décanter à peine. J'ai l'impression d'attendre une révélation : "bon sang, mais c'est bien sûr"... Et vais donc me plonger assez vite dans l'enthousiasme de la critique... Et : pas de bol, parce que ce serait finalement super bien à cause... du "truc" que j'ai passé le film à écarter. Il est question d'"état terminal du contemporain et de la civilisation capitaliste", de "l'hédonisme, le consumérisme et le matérialisme incarnés jusqu'au délire", d'un nihilisme de la jeunesse et de l'époque, et leur vulgarité, et de "Korine a compris que les images de l'époque valaient tous les commentaires sur les images de l'époque". OK. Dommage (en tout cas pour moi). Si c'est vraiment ça, le "traitement" me consterne. Mais je crois pas. 

 

Si j'ai écarté le "truc" en permanence, ce n'est pas seulement parce que je trouve ça pas possible de lourdeur et de facilité, mais aussi parce que Korine m'a l'air plus fin et/ou compexe que ça (me paraît très évident par exemple que le rapport avec Britney Spears n'est pas du tout pour lui celui très paresseux de la presse française... et si vraiment il s'avérait l'être : quel intérêt ?). Mais peut-être que Spring Breakers n'en est pas autre chose qu'une lointaine trace. Peut-être que Spring Breakers a davantage à voir avec un geste très léger de quelqu'un qui à un moment a le désir (pas cynique, mais un peu malin ou fatigué) de jouer la carte d'une forme de reconnaissance et/ou de succès possibles, qu'avec, disons, un "geste politique fort" (tout le monde convoque Godard). J'ai l'impression que c'est possiblement bêtement ça. Peut-être aussi que Spring Breakers est à regarder totalement autrement, qu'il faut ne s'attacher qu'à son aspet "plastique", peut-être que c'est passionnant par là. Je sais que ce n'est pas ma manière ou une de mes manières de voir les films. Je me dis que c'est dommage que quelqu'un comme Joachim Lepastier n'ait pas écrit sur le film. Sinon...

 

 

 

 

PS : marrant léger point de rencontre entre les filles en bikini, au moins les deux dernières, et Jessica Chastain dans le Zero Dark Thirty de Bigelow. Une volonté commune aux deux réalisateurs (peut-être) de sortir du psychologique à l'anglo-saxonne, qui devient presque forcenée (alors que je ne questionne pas du tout la légitimité de s'affranchir de la toute-puissance de ce principe directeur dans l'écriture de personnages). Bigelow ne tient pas son pari (la très malheureuse dimension personnelle que prend la traque après la mort de la collègue). Korine me semble le tenir, au moins pour les deux dernières filles donc, mais à tout prix, je ne trouve pas que ça produise quelque chose (encore une fois, autrement que "plastiquement"). 

 

 

 

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15 avril 2013 1 15 /04 /avril /2013 00:35

 

 

The Crazies - Breck Eisner

 

 

 

 

The Crazies - Breck Eisner

 

 

 

 

The Crazies - Breck Eisner

 

 

 

 

The Crazies - Breck Eisner

 

 

 

 

The Crazies - Breck Eisner

 

 

 

J'ai vraiment été étonné par cet acteur en découvrant The Crazies, film très efficace et soigné (très gros plaisir perso à le découvrir), particulièrement bien interprété. Ayant fait ensuite un petit tour de sa filmo - assez sympathique à défaut d'être passionnante - ce film reste pour moi, à ce jour, sa plus heureuse contribution sur grand écran : ce serait chouette que Justified, qu'il porte idéalement, permette à Timothy Olyphant de (re)faire quelque chose de consistant.

 

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31 mars 2013 7 31 /03 /mars /2013 21:43

Edit du 8 avril : complément de programme en fin de billet.


 

 

L'Innocent - Luchino Visconti (01)

 

 

 

Au cœur de la séquence magnifique de l'escapade à la villa délaissée, il y a cette courte promenade où le couple se distance très vite dans une impasse de verdure. La femme s'éloigne, et nous la voyons de face : elle a un geste précis et sur ce geste se raccorde un plan rapproché. Et c'est comme si la séquence avait été tournée à deux caméras : on reprend très exactement à l'endroit de ce geste, qui se rejoue, cette fois depuis son point de vue à lui, elle est de dos, s'éloignant. Il ne voit pas vraiment. Alors s'ensuit un travelling attaché à son regard à lui, il regarde, il regarde, le champ est régulièrement bouché, il continue. Il ne voit pas. C'est là qu'on sait qu'il ne voit pas. C'est une confirmation. Il ne voit pas du tout ce qui se passe. Elle lui échappe totalement.  

 

On venait d'en avoir le pressentiment lors des retrouvailles avec la maîtresse, à la salle des ventes. Cette femme s'avance vers lui, n'en finit pas de s'avancer jusqu'à ce que seul ses yeux à elle occupe l'image. Et plus elle s'avance, plus elle est indéchiffrable, contexte oblige aussi (une réapparition soudaine). Mais là, on est avec lui. 

 

Tout juste encore avant, il y avait eu l'avertissement de ce voile à épingler sur un visage. Il ne voit rien. Même quand il regarde. Il faut dire que lui, quand il regarde : on le voit. Il est parfaitement déchiffrable son regard, il ne se cache pas (voir même la scène dans le vestiaire d'escrime avec l'amant).  


 

 

L'Innocent - Luchino Visconti (02)

 

 

 

Il faut dire aussi qu'il dit tout. Qu'il dit trop. Que masque-t-il ? Il peut même pleurer. Qu'il soit une bombe à retardement où son corps vient contredire ses convictions n'y change rien : cela, il ne le masque pas non plus (la jalousie, l'escrime avec l'amant rejoué avec le frère).

 

Porté par l'assurance de qui a reçu tout pouvoir sans questionnement, jusqu'à la beauté, jusqu'au charisme sexuel, tout ce qui lui passe par la tête, il le dit, il le fait. Sans malice. Lui ne sait pas que la scène de reprise sexuelle s'ouvre sur un reflet. Est-ce qu'il se voit dans le landau quand le miroir les unit et qu'il va répéter son dernier geste ? Ce geste qu'il veut clair et qui dans le même temps n'est peut-être rien d'autre qu'à son tour devenir une énigme pour les autres. Mais je n'en sais rien. 

 

Le film de Visconti n'est jamais rassurant. Il n'autorise pas d'espace de confort. La joie peut naître de la splendeur de certains plans mais je reste étonné, un peu sonné, de voir un film aussi adulte, un film pré-triomphe de l'entertainment qui n'a que faire des opérations de pré-machage, de séduction ou de flatterie. Je me suis senti très hésitant (mais pas perdu), très seul (mais pas abandonné), très défié (mais pas intimidé) devant L'Innocent. Très vivant.  


 

 

L'Innocent - Luchino Visconti (03) 

 

 

 

 

PS : à un moment je jette un œil pour voir s'il y a des billets sur le film sur le web et je suis surpris par la bien-pensance simpliste de la quasi-totalité, ce qui me semble totalement à côté de la plaque. Il y a le très court billet publié aux Inrocks (en 1976... amusants jeux du net) qui ne dit pas grand chose mais qui me semble carrément moins à l'ouest. 

 

 

 

Edit du 8 avril : L'ami JM confie, via les commentaires, ses notes prises lorsqu'il a découvert ce film il y a quelques années. Je les reproduis ici :


"Je retiens en priorité cette scène où le mari pose le journal annonçant la mort de l'amant de sa femme sur le plateau du petit déjeuner qui lui est destiné. Il attend quelques instants et entre dans la chambre pour voir la réaction de sa femme. Celle-ci a le visage impassible mais le spectateur sait qu'elle cache son chagrin. Cette scène est d'une rare violence, la femme se fait violence pour ne pas exprimer ses sentiments et le mari attend qu'elle craque, ce qui n'arrivera pas. Visconti, comme dans le film précédent parvient à nous captiver encore une fois en s'intéressant (cad en filmant) au plus près ses personnages et en ne tombant pas dans le piège de la pause dans les décors grandioses. Il nous captive comme on est captivé à la lecture d'un grand roman, il nous retient par la destinée de ses personnages tragiques ! Voilà encore un homme qui se révolte contre la société dans laquelle il vit et qui se suicide à la fin du film. Quelque part, "L'Innocent" semble étroitement lié au précédent film de Visconti : "Violence et passion". Au tout début du dernier film de Visconti, la main d'un vieil homme feuilletant les pages d'un livre vient rappeler le personnage interprété par Burt Lancaster dans "Violence Et Passion" qui lit beaucoup, et ce jusqu'au dernier plan où il est, dans son lit, mourant. Cette main qui tourne les pages, pourrait être celle du professeur. A moins que ce ne soit celle de Visconti lui-même ? A la fin de "L'Innocent", Tullio dit froidement à son amante que le jour où il sentira que sa vie ne vaut plus la peine d'être vécue, il en finira. Elle lui répond à peu près "qu'on dit cela et puis qu'on finit bien par se laisser vieillir" - Tullio se suicide alors devant elle. On retrouve dans les propos de la jeune femme et de Tullio le contraste de situation des personnages de "Violence Et Passion". Le professeur qui vieillit bien tranquillement dans la solitude de sa retraite et le jeune révolté Konrad, "écoeuré" du monde, qui met prématurément fin à ses jours. 

Comme au dessus de toute l'œuvre de Visconti, toujours la mort qui plane : ici encore choisir la mort comme rendez-vous qu'on fixe soi-même, ou fixé qui prend sans prévenir dans l'exercice de la vieillesse."

 

 

 

 

L'Innocente - Luchino Visconti

 

 

 

 

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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 23:38

 

 

 

Julie Delpy & Ethan Hawke

 

 

 

 

 

 

 

Julie Delpy & Ethan Hawke

 

 

 

 

 

 

 

Julie Delpy & Ethan Hawke

 

 

 

 

...

 

 

 

 

 Pour rien... ou Traces # 7...


 

 

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17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 08:31

 

 

Les Bêtes du sud sauvage - Benh Zeitlin

 

 

 

 

Regarder Les Bêtes du sud sauvage, cela peut-être comme se sentir soudain devenir soi-même une digue que le film vient battre sans relâche. Son ouverture est un assaut têtu sur le spectateur (plongée plus que directe dans la vie d'Hushpuppy et sa subjectivité, caméra fort secouée, volontés lyriques et documentaires immédiatement enchevêtrées) : elle (me) donne tant envie d'y céder que d'y résister. 

 

A un moment, je lis ça : "le film est moins déséquilibré par une authentique fièvre que par un volontarisme un peu calculateur - Zeitlin semble parfois oublier la différence entre travailler le trop-plein et jouer sur tous les tableaux" (Cyril Béghin - Cahiers du cinéma, n° 684). Je me dis que c'est par là, à condition de bien garder le "parfois".

 

Et puis finalement, ça m'importe peu, la digue rompt soudain avec un refuge dans une boite en carton dans une maison en feu. Je ne comprends pas ce qui se passe pour moi à ce moment-là, ce n'est pas seulement parce que la danger qui arrive n'est plus familier (le feu qui surgit alors que tout baigne, si j'ose dire), mais là, tout à coup, j'ai l'impression d'avoir à mon tour l'oreille contre le cœur du film et je n'aurai plus envie de la décoller, pas pour de bon. 

 

Cette fois, j'y suis, avec cette fille, avec son père, avec leur vif entêtement, un peu comme j'étais avec la Gloria de Cassavetes et son petit garçon d'adoption, lui qui répétait en criant "I am the man" pour s'opposer un peu, et Hushpuppy qui fait tonner son "I'm the man" en canon avec son père. 

 

Et je crains, et j'espère, les aurochs, aux côtés de la fillette de l'eau. 

 

 

 

PS : denses notes sur le film chez Edouard.

 

 

 

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