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16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 21:26

 

 

 

 

Madonna - Olympia - 26 07 2012 - Justify my Love (01)

 

 

 

 

 

MADONNA - OLYMPIA, 26 juillet 2012 - Justify my Love - MDNA TOUR

 

 

 


 

(Billet retro-publié le 04/11/2012)


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2 octobre 2012 2 02 /10 /octobre /2012 22:01


Non ou la vaine gloire de commander - Manoel de Oliveira

 

 

 

 

Encore trois semaines pour profiter de la rétrospective du maître portugais proposée par la Cinémathèque de Paris. D'ici le 22 octobre, il est encore possible de retrouver ou découvrir des films tels que Le Miroir magique, Singularités d'une jeune fille blonde, Je rentre à la maison, L'Etrange affaire Angélica, La Lettre ou Le Val Abraham...

 

MOIJE n'aurai pas eu assez le temps d'en profiter puisque voilà le temps des vacances (rendez-vous dans un mois), mais j'aurai pu notamment approcher Non ou la vaine gloire de commander (qui repasse le 7 octobre). L'occasion de (re)piquer ce beau propos de Jean-Claude Guiguet relayé par Buster

 

"Manoel de Oliveira est-il davantage un créateur de mondes ou un inventeur de formes encore qu'il soit à peu près impossible que l'un n'implique pas l'autre? Là, réside une part de l'ambiguïté de ce bâtisseur pour lequel créer s'apparente à l'acte divin en ce qu'il donne naissance au monde. L'ouverture de Non ou la vaine gloire de commander apporte à elle seule l'évidence de l'impossibilité entre "monde" et "forme", choix à tout le moins incompréhensible pour un cinéaste de l'élan et de l'énergie comme Oliveira ; un torrent ne se demande pas de quel côté il coule. Ce plan où s'élève un arbre majestueux dont on s'approche lentement donne le sentiment d'un pas... avant l'humanité, quelque chose d'indicible comparable au drame de la lumière dans les spectacles du ciel chez Godard. On assiste à la victoire d'une manière au service d'une matière sans pouvoir décider laquelle a entraîné l'autre. La synthèse de la figure et de l'espace, stupéfiante d'équilibre et d'harmonie, ménageant à la fois le mystère de la création et la clarté du monde, invente ici une sorte de "perspective atmosphérique" qui s'incarne dans la réalité vivante loin de toute abstraction et en même temps si proche." (Jean-Claude Guiguet, "Réflexions", Manoel de Oliveira, sous la dir. de Jacques Parsi, 2001)

 

 

 

PS : voir aussi sur le site de France Culture, ou le blog d'Olivier Père.

 

 

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23 septembre 2012 7 23 /09 /septembre /2012 15:35

 

 

 

 

Madonna - Olympia - MDNA - Masterpiece (01)

 

 

 

 

MADONNA - OLYMPIA, 26 juillet 2012 - MASTERPIECE

 

 

 


Madonna - MDNA - Olympia - Masterpiece (05)

 

 

 

 

 

(Billet retro-publié le 03/10/2012)


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16 septembre 2012 7 16 /09 /septembre /2012 00:26

 

 

 

Matthew McConaughey - Killer Joe 

 

 


 

Mon embarras premier avec Killer Joe n'est pas de savoir si, par exemple, la scène KFC est possible telle quelle et/ou hautement discutable : plus simplement, le film ne me transmet ni le désir ni la nécessité d'en dépasser son déroulé immédiat. Friedkin s'amuse, il a le droit, je peine terriblement à le voir faire autre chose que se reposer sur un savoir-faire (possiblement) enviable par beaucoup.

 

Je recommence : j'ai pris un plaisir certain à voir le film. Pas que. Mais je ne ressens d'autre attente dans l'idée de le revoir que le bel investissement de la troupe de comédiens (1) : celui de Friedkin m'apparaît finalement si léger (malgré le brio) que s'intéresser profondément au film deviendrait totalement invalide ; je n'arrive pas à me sortir d'une impression de consommation (disons de haut vol pour ne pas trop se mépriser soi-même), quelque chose de vaguement chic et choc où le mauvais goût et la désinvolture interviennent avant tout comme nappage complice du gâteau pour cinévore en mal de tuer son temps.

 

Un des principaux symptômes de cette désinvolture (au sens d'investissement minimum de soi alors et non de légèreté irrévérencieuse) est par exemple le traitement du personnage de Juno Temple. La comédienne n'est pas en cause, et quiconque a vu (et aimé) Kaboom comprend d'avance la pertinence d'un tel casting (2). L'adaptation est peut-être faible sur ce point, ou la pièce elle-même, peu importe, ça n'interdit pas à Friedkin de se demander comment filmer et diriger sa comédienne pour que le final ne soit pas qu'un moment potache de plus. Mais le film ne prend presque jamais en charge (à l'exception d'une réplique artefact "sauf si on me met en colère" qui ne sonne guère plus qu'un alibi à la paresse) la part du personnage qui explose à la fin (son lointain côté "Carrie", tant bien même les motivations diffèrent, tant bien même l'ambivalence finale peut-être préservée - la suspension pouvant être aussi féconde que celle de Cosmopolis). Impardonnable faiblesse qui déséquilibre totalement la dramaturgie et le personnage : Friedkin ne semble alors garder à cœur que de ne pas rater une occasion de se rincer l'œil (3), ce qu'on n'aurait pas obligatoirement envie de lui reprocher si le personnage était respecté, dans toutes ses dimensions de Britney Spears de caravane. 

 

Si ce ratage devient impardonnable, c'est qu'il rend alors le film fondamentalement misogyne, son (dés)équilibre particulièrement ténu s'en trouvant brisé (l'humiliation des femmes dans ce film est incomparable à celle des hommes). Mais évidemment, tout ça n'est peut-être pas très grave, et l'on aurait tort de le prendre trop au sérieux, si Friedkin lui-même s'en fout réellement, n'en a cure. Il s'amuse. Mais l'on s'amusera toujours davantage soi-même qu'à regarder quelqu'un d'autre le faire à sa place, et après Bug, et cinq ans de silence, c'est tout de même sacrément frustrant, décevant. A moins de vouloir à tout prix privilégier la fraicheur qu'il y a à être inconséquent à 77 ans. Mais il n'y a pas grand chose dans le monde d'aujourd'hui, et pas moins dans le cinéma, qui me semble manquer de cette inconséquente fraîcheur-là. 

 

Reste qu'il y a des belles choses dans ce film, une manière de poser ou de faire monter des scènes qui m'impressionne (j'aime beaucoup ce qu'en écrit Asketoner), un sens de la dépense (plus que de l'étalage) et du malaise qui fait du bien. Mais je ne peux que m'en foutre. Aussi. L'on peut bien tous être mal élevés à bon compte. 

 

 

 

 

 

(1) Très belle générosité de troupe, et plaisir de retrouver Gina Gershon, ou de voir McConaughey aussi en forme que dans le film - que je déteste assez - de Soderbergh. Mais, à mon avis, grosse erreur de casting sur Emile Hirsch, jamais crédible par nature et qui aurait sans doute dû alors partir franco dans la composition comme pour Harvey Milk. car Hirsch m'a l'air tout sauf mauvais comédien, et il n'est sans doute pas sot, mais il est ici terriblement appliqué, propret, trop strictement "sincère", et à une ou deux exceptions près ne semble vraiment pas jouer dans le même film que les autres. Penser qu'au théâtre son rôle était tenu par Michael Shannon peut laisser rêveur...

 

(2) Ce que cette jeune femme rend possible me rappelle Juliette Lewis pour le meilleur du Cape Fear de Scorcese.

 

(3) Fort à parier d'ailleurs que dans sa version théâtrale, la nudité de Joe a beaucoup plus de sens et de poids, ce dont le vieux papy semble presser de se débarrasser une fois l'aspect blagounette de la scène assuré.


(Billet retro-publié le 29/09/2012)

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8 septembre 2012 6 08 /09 /septembre /2012 23:20

 

 

 

 

Madonna - Olympia - 26 07 2012 - Speech (01)

 

 

 

 

MADONNA - OLYMPIA, 26 juillet 2012 - MDNA TOUR

 

 

 

 

(Billet retro-publié le 29/09/2012)


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23 août 2012 4 23 /08 /août /2012 15:34

 

 

Moonrise Kingdom - Wes Anderson (01)

 

 

 

 

Le sourire ne m'a pas quitté devant Moonrise Kingdom, j'ai souvent ri : un moment joyeux, très ludique, qui m'a parfois ému. Et puis, comme souvent, je crois, ou mon souvenir me trahit : cet essoufflement que j'éprouve devant les films de Wes Anderson, les trois derniers tout au moins. J'attends qu'il prenne un risque. Ce n'est pas que ce qu'il fasse me semble facile, loin de là. J'ai l'impression qu'il en garde sous la chaussure : il assure. Il fait ce qu'il sait faire. Et c'est très bien. Et il n'est pas avare. Mais, peut-être : pas si généreux non plus.


Pas très généreux avec ses femmes d'ailleurs : Frances Mc Dormand et Tilda Swinton, surtout. Tous les mecs ont une forme de devenir, quelque chose advient pour chacun : elles sont abandonnées. Par la fiction elle-même. C'est bizarre. Je trouvais que c'était déjà pénible de ce côté-là dans Fantastic Mr Fox. Mais ce n'est sans doute pas le travers le plus propre à Anderson.


En restant du côté du récit, les fins de ses scénarios m'ennuient : il boucle. Je le vois boucler ses films. Faire le nœud sur le paquet cadeau. Et c'est vrai que c'est un cadeau, aussi. Mais frustrant. Il me fait penser à ces vieux réalisateurs qui tournent un film par an avec tout ce qu'on peut leur savoir ou prêter de talent, et qui ne (se) surprennent jamais vraiment. Qui oublient quelque chose d'un risque premier, indispensable. Et chacun met les noms propres qu'il veut derrière ça. 


Pour autant, je trouverais injuste de le dire frileux. J'aime beaucoup le film. Cela (me) fait du bien de voir quelqu'un travailler avec un tel soin, et une telle élégance (de forme, au moins). Je lui en veux pas mal, aussi. Il est loin d'être aussi aventureux que les deux enfants à hauteurs desquels il entend se mettre (1). Et cela me semble tristement bien articulé avec le traitement des adultes - particulièrement du lien extra-conjugal - qui m'embarrasse souvent péniblement. (2) 


Et tout cela dit, je le reverrai. Me reste ici la possibilité de sentir le système Anderson - son "ultra-précision" -, non pas comme une prison, mais comme l'endroit d'où il peut prendre son élan : son trampoline. Je n'ai alors pas vraiment de mal à croire que l'échappée belle pourrait un jour s'animer d'un souffle nettement moins court.

 

 

 

 

 

(1) Je suis terriblement d'accord avec ça : "Chacun de ses films est une tentative de se confronter à cet infini dont parle Barthes : la mort, un requin, un loup, une tempête. Les personnages sont toujours travaillés par un désir d’en finir ou d’en sortir, de quitter la maison miniature : le problème, dans Moonrise Kingdom comme dans les autres, c’est que ce dehors est introuvable ; le monde extérieur n’est pas moins domestique que l’intérieur de la maison ; le monde, dehors, n’est jamais filmé comme un espace différent, un lieu où se perdre. La confrontation avec la tempête, avec l’infini, n’amène jamais le film à se dérégler, ne bouleverse jamais le story board, n’amène jamais le film à buter sur une limite. C’est quand même un problème : le scénario raconte une évasion, une sortie, une prise de risque au dehors, et les images nous disent le contraire : il n’y a pas de dehors, il n’y a pas de tempête, il n’y a pas de plage non foulée, sans tourne-disque où écouter du Françoise Hardy."

 

(2) Cela recoupe possiblement ce dont parle Erwan en dernier mouvement de son article

 

 

 

PS : pour aimer le film sans retenue, Asketoner donne rendez-vous.  

 

(Billet retro-publié le 16/09/2012)


 

 

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16 août 2012 4 16 /08 /août /2012 12:36

 

 

 

 

Open your Heart_Sagarra Jo _ Madonna - Olympia - 26 07 2012

 

 

 

 

MADONNA - OLYMPIA, 26 juillet 2012 - OPEN YOUR HEART / SAGARRA JO

- MDNA TOUR

 

 

 


Madonna - Olympia - 26 07 2012 - Open your Heart S-copie-8

 

 

 

 

 

(Billet retro-publié le 16/09/2012)


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9 août 2012 4 09 /08 /août /2012 14:15

 

Le territoire des ***SPOILERS*** s'étend toujours...

 

 

 

 

The Grey - Joe Carnahan

 

 

 

 

Ce n'est pas l'envie de détester ce film qui me manque, mais quelque chose me retient de m'y laisser joyeusement aller. Tant mieux. Je préfère comme ça. Malgré tout. Malgré les dialogues consternants. Malgré l'imaginaire rance et incroyablement machiste - même pour une période réac' comme aujourd'hui ça détonne encore un peu, à ce point - autour d'une certaine idée de la "masculinité" (celle de livres d'images pour petits garçons d'aujourd'hui ou stars d'autrefois, dont Liam Neeson est comme le spectre têtu, mais pas plus), et donc de la "féminité". Malgré le puritanisme propre à cet imaginaire-là (ça aussi, ça marche bien avec Neeson, décidément parfait pour le rôle en ces sens). Malgré surtout diverses fascinations mal dégrossies mais bien là pour la souffrance, le chemin de croix à la con, la bestialité et une idéologie du dépassement de soi dans le "combat" qui doivent sans mal faire pleurer d'envie quelques nases nazis. Bonjour aussi la lourdeur de l'organisation du récit avec le "poème du père", on croit rêver à chaque rappel, le mec nous prend pour des poissons rouges. Bref, Joe Carnahan n'a pas, loin de là, une très haute idée de son spectateur. Mais j'abrège mes souffrance, et je passe...

 

Ou je recommence : disons que Joe Carnahan n'a peut-être pas une très haute idée de lui non plus (à ce titre, le commentaire du réal' en bonus DVD me paraît assez révélateur - son possible intérêt). Aussi : il ne méprise pas son spectateur. Ce serait un peu ce qui "sauve" le film : davantage celui d'un sincère abruti que d'un salaud sincère. Alors quelque chose peut passer, ça fonctionne - on dit comme ça -, et même un peu au-delà de la sauce divertissante : le film tient pas mal en haleine, fait un peu peur, bref tient déjà beaucoup plus son propre pari que la plupart des autres numéros un du box office US cette année, j'ai l'impression. Si l'imaginaire n'était pas si rance et réac', j'aurais sûrement pris un peu mon pied - on dit comme ça, aussi. Hormis l'intro : pas mal de choses efficaces, quelques trucs bien anxiogènes, pas forcément nouveaux mais qu'importe, qui font même oublier que les loups sont loupés visuellement (pas mal de gens gueulaient sur les singes de la planète, bizarre qu'on entende moins parler de ces loups à mon avis bien davantage ridicules). Et puis tout ça se prend les pieds dans le minimum syndical de "prétention" (ce qui se dégagerait ici de l'horizon de l'efficacité immédiate) que Carnahan s'autorise : toute son idéologie torve et macérante, et ses pseudos questionnements sur la foi, la pas foi, et surtout recopions bien tout trois fois. 

 

Pourtant, je crois que je serai curieux de le revoir. En ayant fait mon deuil de tout ce qui me gonfle ou m'ennuie dans ce projet, en ayant dépassé le petit plaisir passif de m'être fait soufflé glacial dans le museau à s'en coller quelques frissons, et ne prêtant plus attention aux grands n'importe quoi des écritures : je crois qu'il va rester quelque chose, qui est déjà là par fragments, qui n'est pas tout à fait le film, sa volonté, mais qui le traverse, parfois l'habite. Quelque chose qui a à voir avec le tragique et un rapport à la mort (déjà, ça, un rapport à la mort, ça court pas le cinéma hollywoodien du moment, pas de manière aussi brutale bien que confuse). Il n'y a d'ailleurs en mon sens presque qu'une seule vraie belle scène dans ce film : le premier mec que l'on voit mourir, assisté par Neeson. C'est l'endroit du Territoire des loups où tout le monde a l'air d'être intensément à sa place et ensemble : même Neeson, même Carnahan, même MOIJE. Le reste n'est presque qu'une variation, plus ou moins faible, de cette scène originelle-là. MOIJE crois que la scène matricielle du film, c'est celle-là, tandis que Carnahan s'englue avec son poème. 

 

Pour ça, peut-être, qu'il ne réussit pas si bien que ça la mort de Diaz. Il n'en fait qu'une étape de son programme, alors que c'est peut-être bien davantage son programme. Bien sûr, il y prête attention à cette étape, mais il ne l'épuise pas, elle reste soumise à la préservation de l'efficacité de ce qui doit continuer d'advenir. Hors, je reste plus intéressé par l'hypothèse que le vrai personnage central du film est bien Diaz (malgré son démarrage poussif, uniquement supportable grâce à l'honnêteté première de l'acteur qui fait bien avec). Celui de Neeson n'est que son fantasme, son rêve de surhomme, sa chimère au même prénom dotée d'un libre tout-à-l'égo asocial (dans une libération subie, ici, assumée coupablement : importance de l'humiliation et de la perte via les poids lourds du père et de l'épouse ; on n'est pas dans certaines fictions décomplexées de gangsters ou de cow-boys), le trip sur lequel toute la sensibilité et la confusion mentale (adolescentes ?) de Carnahan vient buter. L'avènement de l'alpha-male Carnachose n'est possible que dans l'anéantissement du programme réac' sur le couple et la paternité (les autres stéréotypes virils sous-écrits ne sont là que pour ultra-baliser ce chemin - et les comédiens ne sont pas en cause), ce qui rend in fine le parcours terriblement cohérent, et assez pathétique mais réellement mélancolique (la part réussie de la scène de la mort de Diaz). Car Diaz ne meurt pas par hasard au moment de sa vie où il a possiblement une compagne et où celle-ci est enceinte, tandis que Neeson est donc nécessairement affranchi de cette double contrainte (ce que le film ne manquera pas de fixer avec de gros clous ensuite, mais/et comme malgré lui). Comme si le vrai ressort de l'horreur était inconsciemment là. Alors, malgré tout, si ce type de désir ne m'intéresse ni ne me séduit, et si je ne sais pas vraiment le prendre au sérieux (pas dans un déploiement profondément pauvre et si souvent grotesque), sa radicalité mi-volontaire mais sincère jusqu'au bout me laisse face à quelque chose d'un peu différent qu'un simple film de plus. 

 

 

 

 

PS : pour plus d'enthousiasme, il fait bon lire les Spectres, même si je trouve particulièrement ici que ça a davantage à voir avec le désir et l'intelligence des rédacteurs qu'avec, directement, le film lui-même. 

 

 

(Billet retro-publié le 01/09/2012)


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26 juillet 2012 4 26 /07 /juillet /2012 21:50

 

 

Madonna - Olympia - 26 07 2012 - Turn up the Radio (1)

 

 

 

 

 

Madonna - Olympia - 26 07 2012 - Turn up the Radio (2)

 

 

 

 

 

Madonna - Olympia - 26 07 2012 - Turn up the Radio (3)

 

 

 

 

MADONNA - OLYMPIA, 26 juillet 2012 - TURN UP THE RADIO

 

 

 

 

 

(Billet retro-publié le 04/08/2012)

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21 juillet 2012 6 21 /07 /juillet /2012 21:59

 

Isabelle Adjani, à une époque, c'était cette actrice, cette star, certainement très talentueuse, peut-être davantage, qui tournait terriblement peu. Quelqu'un m'avait dit, c'est peut-être une grande star, mais pas une grande actrice. D'une certaine manière, ne pas tourner, c'est ne pas expérimenter, ne pas apprendre, sur un terrain pas du tout anecdotique, ne pas grandir. C'est se prendre les pieds quelque part dans son quant-à-soi. On peut bien penser ce qu'on veut de Catherine Deneuve ou d'Isabelle Huppert : voilà des actrices qui, chacune à leur manière, y vont. Et le plaisir qu'elles ont à jouer, et même à choisir leurs rôles, est pour moi tangible. 


Alain Cavalier, par exemple, nous rappelle que qui veut faire des films, le peut. Je n'irai pourtant pas contester le rapport de Carax au numérique, loin de là (considérant la vitesse avec laquelle ce changement s'impose, et de manière totalitaire, pour des motifs strictement économiques). Mais en fait, peu importe : Cassavetes disait clairement aussi qu'il était possible de faire des films.  Ou je pense à Tarkovski, qui en a fait très peu, qui était très concrètement empêché, et je me dis que rien dans les films de Tarkovski ou dans sa présence visible ou invisible ne me rappelle ce que dégagent Carax et son film. Non. Carax me fait plutôt penser à Adjani. Et je ne suis réellement le contemporain ni de l'une, ni de l'autre. Le premier film de Carax que j'ai vu à sa sortie - et c'était encore trop tôt pour moi : Les Amants du Pont Neuf. La jeunesse de Carax a précédé la mienne. Je n'ai pas eu la fièvre en découvrant, bien plus tard, Mauvais Sang


Autrement dit, je ne suis pas dans le "trip". Mais je ne pense pas que ça me rende plus "objectif", plus apte à apprécier le travail proposé. Simplement tout cela m'étonne, cette vénération médiatique ou plus : ça m'est vraiment étranger. Mais c'est là. J'avais beau ne rien avoir lu sur le film avant de le voir, il y a toujours du bruit. A ne pas pouvoir m'empêcher de me demander si je résiste un peu trop au film, par bête réaction à tout cela, ou au contraire, si j'ai une sorte d'indulgence, ou de honte, qui me force à ne surtout pas en oublier les possibles qualités, alors qu'au fond, très personnellement, les qualités que je pouvais lui trouver en le regardant, m'importaient assez peu après vision... Disons que je suis étonné de ne pas trouver ça très intéressant, je regrette que ma réception du film bien qu'ambivalente tout du long ne l'ait jamais été sur un mode enthousiasme/rejet. Plutôt quelque chose comme des débuts de prises d'air vers l'émerveillement ou l'ébranlement et puis très vite, à chaque fois : ben non, pas du tout. 

 


 

 

Holy Motors - Denis Lavant et Edith Scob

 

 

 

Alors je n'ai pas trouvé ça désagréable, Holy Motors, dans l'ensemble, loin de là, mais tout ou presque me semble incroyablement lourd, avec cette impression frustrante que ça ne "décolle" jamais. C'est marrant comme plein de gens parlent des dialogues de Cosmopolis et de la difficulté du rapport à ça, que c'est imbitable et/ou envahissant, ce genre de trucs, le plus souvent pour discréditer le film. Moi c'est les dialogues d'Holy Motors qui me consternent et dont je ne vois pas du tout quelle dynamique ils produisent. Bien sûr, il y en a moins, mais je les trouve épais, sur-signifiants, le plus souvent sur-écrits d'une manière disgracieuse. La séquence avec M. Merde me fait alors beaucoup de bien, et je ris de bon coeur (malgré la faiblesse du traitement du photographe, les "visit my website" inutilement répétés sur les tombes), mais le second mouvement de cette séquence (la partie dans la grotte) m'apparaît juste catastrophique, vraiment à deux balles, on dit comme ça, à l'exception des borborygmes joyeusement incompréhensibles pour le coup. Cette scène illustre bien ce qui me gêne le plus : comment Carax me semble clouer chacune des scènes de son programme, à coups de marteau bien pe(n)sé, au moins via une ultime image (les ridicules monstres numériques, le crash devant la Samaritaine), ou un ultime mot (la "punition" du père à sa fille ; le "merci, Elise" de la scène de la mort du vieux, alors que quelque chose commençait à vibrer juste avant - juste après la mort -, quelque chose d'autre qu'un "plan qui tue" ou une "fulgurance" - qui flottent peut-être parfois comme au milieu de nulle part). Je songe un Carax produisant des trucs comme ça (des "fulgurances"), comme Adjani des Césars... La scène avec Piccoli est un autre modèle de pesanteur pour moi (les interprètes n'y étant pour rien)... Ou le banquier au téléphone : peut-on faire plus facilement démago sans brasser autre chose que des clichés engourdis ?  


Et je reconnais en même temps qu'aligner ces sentences, tant bien même je ne les développe pas, ne colle pas parfaitement avec mon sentiment devant le film (au point de ne pouvoir m'empêcher de trouver Erwan très dur en lisant son billet, alors que je ne dois pas être en désaccord avec ce qu'il dit), même si je pense et ressens chacune pour de bon. Le film me fatigue mal ; je ne dirais pas qu'il m'énerve, mais pas davantage qu'il est réellement ambitieux, dans un sens heureux. J'aime beaucoup le texte de Buster, il ne m'indiffère pas, loin de là, mais précisément, je n'arrive presque ni à aimer ni à ne pas aimer ce film, aussi parce je n'y vois pas de vrai risque, et je ne vois pas son moteur. C'est, à mes yeux, quelque chose comme... une posture sincère, c'est ça qui me vient. Un peu comme Adjani, ça doit être pour ça, surtout, que je pense à elle. Ce qui donne pour moi quelque chose de terriblement mort, et régulièrement complaisant. Quelque chose de profondément triste et mortifère, mais malheureusement même pas tragique... Je me demande aussi cette chose bizarre : Denis Lavant est un très bon acteur, j'ai du plaisir à le voir jouer, mais si c'était par là aussi que Carax s'enferme ? J'ai le sentiment que le regard de Carax sur Lavant est comme captif ou établi. Je ne sais pas comment exprimer ça précisément. Peut-être que c'est Timothée qui le dit justement. J'ai l'impression que ce qu'il décrit a à voir avec ce qui m'interroge. Et peut-être qu'in fine, ce qui me rend le film possible dans sa totalité, ce qui fait que je ne me détourne pas purement et simplement malgré le passif que je ressens, peut-être que c'est Edith Scob. Là, je verrais chez Carax face à Edith Scob, un vrai désir de cinéma qui opère, mais il ne s'y collerait pas assez, il colle trop à Lavant, et le film en souffrirait... 


Enfin, cette impression que Carax ne s'en sort pas avec Godard. Qu'il se prend les pieds dans cet amour-là aussi, que ce ne serait pas ce qu'il est, au fond, qu'il est trop marqué, pas dégagé, pas assez libre... Mais on a dû trop lui dire qu'il était un génie. Et il l'aura trop cru. Ou pas assez. Car tout cela dit, j'imagine que ce pourrait être simplement un film qu'il avait besoin de faire pour refaire du cinéma. Mais comme je n'éprouve pas d'amour inconditionnel pour Leos Carax, j'ai du mal à prêter à Holy Motors plus que cette possible nécessité.

 

 

 

 

PS : pour finir sur une note plus joyeuse, j'aime lire le texte de Vincent, avec son enthousiasme qui ne sent pas la posture (sincère ou non). Et j'ouvre ma galerie 2012 en compagnie des phares sans visage !

 

(Billet rétro-publié le 25 juillet).

 

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