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15 février 2014 6 15 /02 /février /2014 15:29

 

 

 

Pour le pire et-pour le meilleur - James L. Brooks

 

 

 

 

Me revoilà trouvant le peu que je vois plus ou moins surestimé. La Jalousie de Garrel, n'était ce qui peut concerner Mouglalis ou la petite fille, ne fait guère d'étincelle. J'aime bien, et ça m'intéresse assez, mais pas tant que ça non plus. Qu'est-ce qui pourrait bien me rester de Tel père tel fils à part le visage d'un petit garçon et un joli niveau général d'interprétation. Les intentions me touchent ; le résultat me semble surtout conventionnel, bien trop, pour ne pas dire relevant d'un certain académisme. Il peut faire partie des films trop éloignés de ma sensibilité, ou de mon goût, mais je n'en ai pas ici l'intuition tangible.

 

Il n'y a guère que La Vénus et la fourrure et The Wolf of Wall Street qui me retiennent, le premier pour de bon, le second je ne sais pas encore pourquoi. Peut-être que j'aurai surtout des réserves à son égard in fine. Peut-être plus du tout. J'attends de les revoir. 

 

Il n'y aura bientôt plus pour moi quoique ce soit à rattraper de 2013 encore visible en salles. Et aucun désir joyeux n'a pointé le bout de son nez sur les sorties de cette année (je n'ai envie de voir Nymphomaniac que dans sa version longue, au moins pour commencer). Est-ce que ça va continuer comme l'année dernière ? Est-ce que ce qui pourrait me nourrir pour de bon sortira essentiellement tout à coup, sur trois mois à peine, dans une ambiance générale appauvrie ? On m'a dit hier que les échos du festival de Berlin donnaient une compétition remarquablement faible, n'était l'enthousiasme alors d'autant plus concentré sur le film de Linklater. Bien sûr, Berlin, c'est probablement le festival à la programmation la moins stimulante pour quelqu'un comme MOIJE, mais si même là les gens commencent à tordre un peu plus le nez...

 

Je verrai bien. Let's "hope for the best". Pas même nécessaire de "prepare for the worst", pour le coup, ça viendrait bien assez tôt ! Mais cette inquiétude tend à se renforcer : que ça pourrait durer un peu comme ça, qu'il faut, vraiment, que je cherche autre chose pour me nourrir que ce que les distributeurs décident de nous montrer en salles. Bien sûr, il faut. Il serait plus que temps. Mais aussi il y a par là des choses qui me sont particulièrement chères dans le cinéma et qui n'en finissent pas de s'amenuiser : son accessibilité et le fait que c'est un truc qui peut se "partager". Que c'est encore, je trouve, l'art le plus accessible d'où que l'on vienne - si l'on n'est pas dans une misère sans merci aucune - ET qui peut se vivre dans une forme de "partage" synchrone et physique, plus ou moins riche, avec plus ou moins de malentendus. Mais quand même, quelque chose sur ce plan-là... pas : rien. 

 

Ça ne m'intéresse pas de devenir une espère de "spécialiste", ou qu'on puisse le croire. Ça ne m'intéresse pas de ne plus pouvoir discuter d'aucuns films ou presque avec mes proches non cinéphiles/vores/phages (d'autant que c'est le cas de presque tous !). Ça ne m'intéresse pas de ne pouvoir tenter de discuter qu'avec des gens pointus, assez dédiés, même si ça m'est extrêmement précieux, même si ça ne me dérange pas de l'être bien moins qu'eux, ce n'est pas ça. C'est que le cinéma c'était autre chose aussi. Et ça peut encore l'être sûrement, ça le reste parfois. Mais j'ai cette inquiétude. Comme une condamnation à l'exil. Et ça, ça ne m'intéresse pas. Peut-être que c'est très bien. Mais ce n'est pas moi. J'ai besoin que : ça va passer. 

 

 

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8 novembre 2013 5 08 /11 /novembre /2013 07:39

 

 

Greta Gerwig - Arcade Fire Afterlife - Spike Jonze (Live)

 

 

 

 

Hyène a marre (pourquoi je me souviens de cette émission ?...) : La Vie d'Adèle, j'irai pas le voir. Pas à cause des diverses polémiques que je n'ai pas (encore) pris le temps d'approcher. Mais ça arrive... A un moment, c'est là : tu satures. 

 

Je sature des héritiers, en tout genre. Cela fait quelques temps que ça couve. Déjà, j'étais pas allé voir Les Neiges du Kilimandjaro en salle : je trouvais un peu étranglant de voir le bien pensant communiste (qui reprochait à Allen de faire tourner Carla Bruni) privilégier les héritiers de toutes sortes pour son casting jeunesse. 

 

Maintenant : Léa Seydoux, j'en peux plus. C'est vrai qu'elle est bien fichue. Peut-être même qu'elle joue bien. Mais c'est quand même le pire type d'héritage, et ça va trop vite. Je suis peut-être injuste mais ça se cristallise impeccable sur elle pour MOIJE. On la voit trop, cette fille, c'est pas possible : elle a quand même pas inventé le jeu ! Y a quelque chose qui colle plus avec l'idée de désir d'un(e) cinéaste. Est-ce que des gens sont "obligés" ? 

 

J'avais bien aimé Belle épine. Ça m'a coûté un poil plus de pas être allé voir Grand Central (je crois que j'aime toujours pas Vénus noire). On verra plus tard. Là, je boycotte. (A quoi ça rime ? C'est con, hein ?) Jusqu'à ce qu'on la voit un peu moins. Qu'il y ait de l'air. Je repense un peu à ça aussi.

 

Ce ne doit pas être le film le plus inintéressant de l'année, La Vie d'Adèle, je le crois bien, mais il y en a d'autres, malgré tout *. J'ai pas l'amour inconditionnel pour Kechiche, ça aide : si elle tourne avec Lynch ou Cronenberg ou, bref, évidemment, je tiendrai pas. Je croise les doigts. 


 

 

 

* j'arrive à ouvrir ma galerie 2013, année qui me semble bien faible, faible, faible...

 

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18 août 2013 7 18 /08 /août /2013 12:03


 

L'Histoire de Richard O - Damien Odoul

 

 

 

 

Une éjaculation en gros plan. Une fellation en plan rapproché. Ces deux plans-là, la première fois que je vois L'Inconnu du lac, m'éjectent : les scènes auxquelles ils appartiennent s'effondrent. Je ne sais pas pourquoi, mais je trouve que ça ne va pas. Je sais juste que ce n'est pas parce qu'elles sont "frontales", la frontalité n'est pas du tout un problème en soi pour MOIJE. 

 

Il se trouve que j'ai un rapport globalement bizarre au film : d'un côté je le trouve très beau, d'un autre je crois qu'il est globalement très loin de ma sensibilité, et enfin d'une manière disons souterraine j'éprouve une sorte d'envie de ne pas l'aimer (et pas pour la question de la sensibilité). Pourtant la première fois que je vois le film je sors plutôt content, parce que depuis janvier, je n'éprouve aucun enthousiasme franc du collier pour ce que je choisis de voir en salle et que je trouve nettement que ce film est "au-dessus" de ce que j'ai pu voir (et que la toute dernière scène, elle, m'enthousiasme). Mais j'essaierai sans doute d'y revenir : tout cela a fait que je suis retourné voir le film six ou sept semaines plus tard, et j'essaie pour l'instant de m'en tenir à mon unique point de préoccupation pour ce billet. 

 

Je revois le film. L'éjection se reproduit. Tant pis, je me dis que j'ai pas le temps, je sens pas ça bien, ne sais pas pourquoi, on va pas en mourir. Je fais mon premier jet de mes impressions sur le film, et puis je pars lire ce qu'on en raconte... Là, je m'étonne quand même que tout le monde trouve que les scènes de sexe sont très bien. J'éprouve pas mal de réserves là-dessus et du coup les deux plans me reviennent. Et enfin j'apprends (il était temps, j'ai l'impression d'être le seul qui ne le savait pas, et qui ne pense pas à y penser !) que les plans en question sont fait avec des doublures. Bon sang mais c'est bien sûr. 


 

 

Le Diable au coprs - Marco Bellochio 

 

 

Je me dis qu'il y a forcément des manières d'envisager le cinéma où ça n'est pas un problème. Je ne peux que sentir que ça n'est pas du tout la mienne. Je suis pas dans la tête de Guiraudie. Peut-être qu'il est très cohérent avec lui-même (même si ça me semble pas évident dans ses propos autour du film, j'y reviendrai). J'ai la bizarre impression que non. Je me trompe peut-être. Je saurai pas. Je laisse tomber. 

 

Mais : je les aime pas ces plans. Je crois aussi que je les trouverai ratés tels quels si c'étaient les acteurs eux-mêmes qui les avaient fait. Je ne suis pas sûr que mon rejet se situe uniquement sur la question de la doublure. Mais la doublure, dans cette situation-là, moi, je m'étrangle, ou... "j'rigole" comme dit Franck, quand on lui parle du silure de cinq mètres. 

 

Je trouve que la doublure corps pour question de nudité ou de sexualité : c'est pas possible. Je trouve que ça raconte des choses, ça raconte des choses sur ce qu'on prétend montrer par exemple, et ça raconte des choses sur le fait qu'on trouve possible que des gens fassent le travail de ces plans-là et pas des autres. Je vais pas aller beaucoup plus loin parce que je suis pas un intello. Mais ça m'intéresserait de savoir si des gens ont écrit des trucs un peu sérieux (et pas puritains) là-dessus. 


 

 

Baise moi - Virginie Despentes 

 

 

Ou bien : est-ce qu'il faut raisonner ici sur une sorte de régime d'exception ? J'étais en train de penser aux femmes de 40 ans et plus qui arrivent encore à avoir des rôles à Hollywood (pour aller là où la violence est la plus radicale). Là, c'est compliqué. Là, ce serait comme de la légitime défense (je parle pas des cas genre Portman ou Knightley, là, même si on pense que la doublure corps n'est pas un problème en soi, c'est de l'oppression). 

 

Et donc, de même qu'une vedette hollywoodienne qui voudrait continuer son travail et ne veut pas se résoudre au fait qu'elle a moins le droit qu'un mec de le faire après 40 piges, etc...  de même sans doute qu'il n'est pas possible aujourd'hui pour un acteur qui voudrait tourner autre chose ensuite de tourner une scène homosexuelle non simulée (déjà, simulée, la question de la nudité semble rester plus qu'épineuse pour un film qui entendrait ne pas rester confidentiel, ou avec un acteur connu, notamment en France et aux Etat-unis). 

 

Mais : là où ça continue à m'emmerder, c'est pourquoi un mec comme Guiraudie ne va pas chercher des gens qui seraient très bien aussi et qui ne cherchent pas à avoir une carrière d'acteur. Ou même : des acteurs "ouvertement" gays (du moins avant quarante ans) et, si je ne m'abuse - Rupert Everett notamment en a témoigné -, qui seront globalement cantonnés aux rôles de gays au cinoche. Y en a bien que ça aurait intéressé. Y en a bien qui doivent savoir jouer. Y en a bien qui auraient été contents d'avoir (pour une fois ?) un grand rôle dans un beau film, et j'en passe. Je trouve que : c'était comme la moindre des choses de trouver parmi eux ceux qui auraient convenu au fier Alain. 


 

 

O Fantasma - Joao Pedro Rodrigues

 

 

 

Mais bien du respect et de la reconnaissance à Mathieu Amalric, à Marushka Detmers, à Raphaëlla Anderson, à Karen Lancaume, à Ricardo Meneses, à Mark rylance, à Kerry Fox, par exemple, et aux équipes qui les ont accompagné(e)s, ou à Laura Elena Harring et Naomi Watts, je n'ai pas de position de principe contre la simulation physique, ça peut le faire, ça peut suffire. Et parfois non, mais dans ce cas : on fait quoi ? 

 



 

 

 

 

PS : billet sur L'Inconnu du lac, ici.

 

 

 

 

 

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13 février 2011 7 13 /02 /février /2011 20:00


Les Climats - Nuri Bilge Ceylan


En 2010, il s'est passé un truc pas anodin pour MOIJE : des tas de salles se sont équipées pour la projection numérique. L'accélération du processus semble aussi liée à cette chère 3D. Quoi qu'il en soit, de plus en plus de films sont tournés en numérique, 3D ou pas : pas aberrant en soi, donc.

Ma première séance en numérique : Les Climats de Nuri Bilge Ceylan, en 2007. Ça s'était bien passé, même si un peu étrange, déstabilisant, ce froid… Mais le film était tourné comme ça, et je trouvais que ça lui allait plutôt. Il fallait simplement que mes yeux s'adaptent. Et puis, l'an passé : ça a commencé à être la panique !

2010. Quand le film a recommencé, j'ai réalisé que ça allait encore clocher : deuxième fois que j'essayais de regarder Les Moissons du ciel de Terrence Malick. Cette fois, ça n'allait pas parce que la projection était de trop mauvaise qualité, la salle minuscule et surtout pas assez obscure, le son épouvantable. Je me sentais con… Tout ça pour ça ?

 

 

 

Les Moissons du ciel - Terrence Malick



A ma première tentative, j'étais redevenu un jeune homme fiévreux avant un rendez-vous qu'il veut croire prometteur : je ne connaissais rien du secret réalisateur et j'étais joyeux d'aller l'approcher au Max Linder… Et puis… je ne comprends pas la première image que je vois. Je la regarde. Elle m'agresse, ou pas : je m'agresse avec elle ? Quelque chose ne (me) va pas : qu'est-ce que c'est que cette image ? Alors, je crois comprendre et vois passer le film en état d'hébétude face à sa texture "dénaturée". Je ne sais pas si j'ai vu Les Moissons du ciel. Ce n'est pas une coquetterie. Ou je ne le crois pas… Il s'agissait bien d'une projection numérique : d'un film qui ne l'était pas. Est-ce que c'est grave ? Je deviens très vieux, ou un ayatollah dans son genre, et j'ai l'impression qu'il n'en est question nulle part : je n'ai rien lu à ce sujet.

Bien sûr, ça ne doit pas changer grand-chose à l'histoire, même au scénario, ou au jeu des acteurs, ou ce que tu veux… Et il n'est pas question d'être en soi "contre" le numérique ; j'ai éprouvé semblable malaise devant une projection analogique de Kaboom. Où étaient, par exemple, passées ses couleurs ?

Le seul film où je ne me suis pas étranglé :  Copie conforme. Vu une fois dans chaque mode de projection : quelque part, cela lui va bien, la copie, l'original, tout ça, pour faire court. Une part du film me hante, et sa chair n'en finit pas de se dérober. Pourquoi pas ?

 

 

 

Certified Copy - Abbas Kiarostami



Peut-être que ça me passera ?… Mais d'ici là, il va me falloir penser à ça avant de choisir mon ciné, et bien faire gaffe aux salles car elles ne précisent pas/plus toujours leur mode de projection dans les programmes.

Impression qu'il faut gommer tout aspect sensoriel de la réception d'une œuvre pour que ces basculements, dans un sens ou dans l'autre encore une fois, se laissent oublier. Et je reste attaché au désir du réalisateur, à son choix.

Me passe par la tête une histoire où une force mystérieuse aurait enlevé ta nana ou ton mec, et t'informe à sa libération qu'un détail est comme différent, mais bon, au fond, tout est pareil, il ne faut pas être superficiel : on lui a juste changé la peau… Euh…


 
Thomas Dekker - Kaboom

 

 


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26 janvier 2008 6 26 /01 /janvier /2008 14:31
Quand j'écris ces lignes : quatre heures du matin. Et donc à peu près quatre heures que je ne fais rien. Que je n'y arrive plus…

Parce que.

Un peu après minuit, j'ai vu que : il était un peu après minuit. Et comme parfois, à ce moment-là, j'ai fait glisser ma souris vers l'horloge de l'ordinateur, et juste avant que la date n'apparaisse : j'ai senti pourquoi je faisais ce geste aujourd'hui, et là j'ai réprimé un cri, parce qu'à aucun moment, hier, je n'ai vu la date. Dans mes débordements récurrents, cela m'arrive assez souvent : ne pas ouvrir l'agenda… et ça fonce… tête baissée…

C'était l'anniversaire de mon père. Hier.

Trou d'air.


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Faire du mal comme ça, et même si ce n'est pas la fin du monde, bien sûr, mais quelle douleur inutile : ces égratignures-là. Ces coups de griffes qu'on ne voulait pas donner, à ne plus mesurer très bien ce que l'on fait avec ses mains : trop pressé…. se laisser débordé... oublier autrui.

Peut-être que je l'écris, aussi, pour que ça ne m'arrive plus. Allez : de moins en moins.

Peut-être que je devrais lui offrir ce très beau film, à mon père. Puisque je l'aime. Les deux, mon capitaine.

Il y a des choses, quand tu emmènes quelqu'un au cinéma, quand tu regardes un film avec, ou quand tu l'offres… parfois… aussi… passe ce que l'on ne sait pas/a peur/oublie de dire… Je crois que cela arrive.

Et sans s'abriter derrière le fait que les beaux l'attrapent toujours, ou/et sont rattrapés par elle... oui, ne pas oublier cette foi : cela rattrape la vie, les films, parfois.



PS : ce qui n'enlève rien au fait que je suis un pauvre con. Tirelipimpon.
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5 janvier 2008 6 05 /01 /janvier /2008 13:44

Cet article est donc la suite de Batman et son sigle…


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D'un point de vue critique, certains films, tout au moins à leur sortie, font débat plus que d'autres, sur leur totalité ou sur certains fragments. Et/ou, par exemple, ils se traduisent par une remise en question d'un auteur, qu'elle s'avance comme ponctuelle ou pour ainsi dire définitive, pressentie comme passagère ou profonde. 

Ainsi notamment de I'm not there de Todd Haynes, My Blueberry Nights de Wong Kar Waï,  Paranoïd Park de Gus van Sant voire La Nuit nous appartient de James Gray même si ce n'est "que" sa troisième œuvre (possible raison, entre autres, pour laquelle les attaques sont généralement plus mesurées ?).

D'autres films me semblent pris avec certaines pincettes, voire, un tantinet, une seule pince mais sur le nez. Il est toujours beaucoup plus chic, dans nos salons, de défendre des séries B ou Z, que de traiter avec les mêmes égards les stars qui touchent le grand public. Et plus particulièrement quand elles ne présentent pas un label rouge " rock n'roll ", ou vaguement " trash " (sincèrement ou dans la pose), pire si elles sont bien vivantes et au sommet de leurs moyens (mais je ne dis pas nécessairement de leur talent). Ce ne sont que des exemples. Cela concerne peut-être Michael Clayton.

Je ne suis pas en train d'écrire que toute personne résistant à George Clooney est snob, ni qu'il est nécessairement revanchard de refuser une tranche de tarte à la myrtille.

N'empêche. Ce qui est intéressant aussi : relever les tendances, qu'elles soient à la mode ou persistantes, pour les remettre à leur place, aussi brillamment exprimées soient-elles, et se laisser la possibilité de reprendre, vraiment, une bouffée d'air, et si ce n'est pur, moins usé. 


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Quand je sors de Paronoïd Park et consorts, j'ignore encore presque tout des débats : je ne lis pas, avant, de réactions sur les film que je suis sûr d'aller voir. Mais quand j'en sors, là : il se trouve d'abord que… je ne sais pas… ça m'interroge singulièrement.

Et je ne vois pas pourquoi je devrais trancher. Artificiellement. Par le biais d'un raisonnement strictement intellectuel. Ou par le secours de mon bon plaisir ou pas, parce que : même le mien, sur le plan esthétique, je m'en contrefous. Il doit déjà suffisamment m'orienter comme ça : je n'ai pas besoin de m'y accrocher ou de le brandir. C'est sympa pour parler dans les dîners - quoique -, ou ça peut sauver la mise à la machine à café - j'en reparlerai -, mais...

Parfois, aussi, je n'ai pas la disponibilité suffisante pour échanger avec le film au moment de sa projection, ou pas sur sa totalité : fatigue, paresse, préoccupation autre mais persistante, etc… Je ne suis pas, donc, un critique professionnel ou apparenté.

Surtout, et quand ça ne passe pas par l'évidence - la reconnaissance ? - avec le film, je me demande si ce qui m'a d'abord accroché le regard, c'est la silhouette noire ou la mâchoire jaune-orangée. Et si c'est la "bonne" anse que je commence à attraper… Des films comme Inland Empire, cette année, ou Eyes Wide Shut, déjà évoqué, de la première à la seconde vision : presque le jour et la nuit.

Dans tous les cas… j'attends. J'attends le moment où la rencontre avec le film va vraiment avoir lieu : qu'elle soit étreinte ou empoignade. Ou…


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Je trouve que : le temps donne ses réponses, et ses vrais nouveaux questionnements… Alors je laisse vivre. Et je nourris ma rencontre, en lisant ou discutant, évidemment en revoyant, en étant actif donc, mais aussi tout autant, simplement en vivant, tout ça travaille sans qu'on y pense, quand on le souhaite, en laissant vivre *.

Et puis, à un moment, je rencontre le film. Et ce n'est, bien sûr, que ma réponse d'aujourd'hui - qui changera peut-être après-demain - ou mon nouveau questionnement - qu'il soit urgent ou patient.

Là, je peux en parler. De manière synthétique. Quand la rencontre a eu lieu. Pas avant. Et en plus je suis lent !

La rencontre avec une œuvre : le moment de la vérité. De la sienne bien sûr. Mais profondément. Pas absolue : toute relative, mais celle qui fait qu'on a avancé d'un pas vers ses propres possibles.

Enfin : le truc jaune-orangé appartient tout autant à l'image que la silhouette noire. Mais quand je vois enfin la silhouette noire, je trouve la vérité relative de l'image. Si je bloque uniquement sur le truc jaune-orangé : je n'ai encore presque rien vu.


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Pas si facile tout ça. En tout cas, pour moi. Parce qu'il ne s'agit pas d'épouser un point de vue que l'on ne ressent pas profondément : là, bien sûr, c'est droit dans le mur. Pas si facile : mais tout sauf compliqué : laisser vivre et tenter le dialogue vivant, et ça, j'y reviendrai.

Soit il s'agit de se laisser la possibilité de basculer… Tiens, c'est les sept vies de Catwoman, pardon, les six, de Bob Dylan.

Soit il s'agit de douter, vraiment - au sens philosophique ? -, pour retrouver, débroussaillé et rasséréné, son ressenti propre… Tiens, l'épisode Natalie Portman versus Norah Jones...

Donc quand tu commences, tu ne sais pas ce qui va t'arriver… Qu'est-ce qui va se passer après la douche/fin de déni de réel ?… Alex ?…

Me rappeler ça, tenter de m'y tenir : tout sauf anecdotique. Sans quoi : commencement de la fin de la liberté. Ben ouais. Donc, encore, j'y reviendrai.


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Ce que je préfère : lire ou regarder des (vrais) entretiens avec les réalisateurs. On ne peut pas limiter une œuvre à ce que son créateur a très consciemment cherché **, encore moins à ce qu'il se sent d'exprimer sur le mode de l'entretien, mais parfois : cela (ré)ouvre de sacrées pistes, ou cela revitalise une intuition. 

Viennent ensuite la lecture d'approches critiques, et enfin les goûts et les couleurs : n'importe pas seulement l'expression des autres points de vue, mais le prolongement de la durée de vie avec le film. Parce que les mots des autres font rejaillir les images, que ce soit dans le partage ou par opposition.

Et puis, parfois aussi, il y a l'ambivalence totale. Sur la durée ou dans une alternance. Adhésion ET rejet.

Il faut trancher ?

Pas envie. En vie, oui.


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* Cette manière de "voir" n'est bien sûr permise que dans des conditions d'exploitation cinématographique décentes. Le plus souvent, les grandes villes, donc. Car hors d'elles, le formidable travail des indépendants est déjà absorbé par la question de la visibilité. La durée me semble le second combat nécessaire. Ainsi du réseau Utopia en province : ça, on ne peut pas lui enlever. Paris, sur ce plan, reste un privilège absolu, malgré un réel effondrement. Il m'a d'ailleurs fallu courir à Créteil pour revoir Michael Clayton. Je ne me plains pas, mais ce ne serait pas arrivé il y a dix ans.

** Dans la série toute règle a ses exceptions, je précise quand même ma position : les œuvres qui m'interpellent relèvent avant tout d'un auteur, autrement dit le metteur en scène/réalisateur. C'est, en tout cas, ma manière de les recevoir.


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30 décembre 2007 7 30 /12 /décembre /2007 00:15


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Je reporte à janvier la suite du sigle de Batman : trop indigeste entre deux fêtes, et ce que j’insère là devrait lui profiter.

En outre, ça me paraît déjà assez gratiné. De l’art de couper les cheveux en… ?

Bref, j’ai la D&D attitude : ça va passer.

Ou pas du tout.

Cela dit, j’aime vraiment beaucoup le champagne. C’est confirmé.


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Il semble fréquent de reconnaître que la première écoute d’une œuvre musicale, ou même simplement d’une chanson, n’est pas toujours l’endroit le mieux placé pour arrêter son plaisir ou/et son point de vue.

Faut avouer : ça, déjà, il fallait oser l’écrire comme ça. MOIJE a/est encore frappé. Comme le ch…

Pardon. Pour la chanson : reconnaissons évidemment l’avantage de la durée. Tu peux réécouter sans en prendre pour trois heures, et d’ailleurs tu vas réécouter, parce qu’avec un peu de chance : ça va passer 666 fois aujourd’hui entre le transistor ( ?), ou l’i-chose,  et la télé.

Sérieusement : je ne connais pas beaucoup de gens que ça intrigue le nombre de fois où l’on écoute un CD (qu’il dure 45 minutes ou 4 heures).

En revanche, quand tu vas voir beaucoup de films deux fois, et certains plus, et d’autres bien plus : là, tout à coup, c’est louche… Si, si. C’est presque, comme qui dirait, contre nature. Alors, en général, ce qui est renvoyé à l’expéditeur : tu es un passionné. En l’occurrence, non, et d’ailleurs revoir tant de films réduit le nombre de films « découverts ». Quoique... Mais le temps est compté. Donc non. Pas passionné du tout. Mais ça neutralise efficacement le risque du dialogue. Je ne suis pas en train d’écrire que le cinéma doit être la première urgence de tout le monde… Je m’interroge sur des différences de perception. Elles me semblent tout sauf anodines.


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Le fait de vivre avec la musique est généralement, plus ou moins, intégré. Faut dire, ça ne date pas d’hier la musique, donc : ça doit aider. Idem : la littérature. La foule en délire aura compris que je ne m’arrête ici qu’aux formes d’expression les plus accessibles, les plus partagées. Même MOIJE vis avec la musique et la littérature. Pas toute et toute. Mais pas au p’tit bonheur la chance non plus.

Vivre avec le cinéma : je ne trouve pas. Que ce soit intégré. Evidemment je ne parle pas des pros, des cinéphiles ou vores - je ne dis pas « Vors » -, etc. ... A la limite, il peut exister un rapport au DVD, à la vidéo ou ce que tu veux, et c’est très bien, déjà ça. Mais le cinéma est ailleurs. Cela peut le prolonger, parfois.

Ce qui pointe : la musique et la littérature peuvent se vivre beaucoup de chez soi, et l’on peut les faire suivre (en promenade, au café, toi qui vois). Pas le cinéma. Il faut le suivre. Et il faut sortir. A chaque fois. Pas le choix. Etre avec d’autres. Presque pas le choix : à 10h00 du matin pour de Oliveira, la foule se gère sans C.R.S., ça va.

Evidemment, on se heurte à un aspect strictement économique. Revoir un film, cela coûte plus cher que de remettre un CD dans la chaîne ou de reprendre le livre dans la bibliothèque. Donc la poule et l’œuf se mordent la queue et je suis bien embêté : ils ne trouvent pas mais ça reste indécent.

Pourtant, je ne peux pas m’arrêter à ça, même si c’est incontestable, parce que l’étonnement singulier ET fréquent – combien de fois tu l’as vu ? -, mais vite évacué, ne relève pas de ça en premier lieu. Et avoir bien des moyens ou bien des cartes illimitées ne change pas la (mal)donne tant que ça. Vous ne trouvez pas ?... Parce que vraiment, sinon... D&D téléphone maison.


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PS : et n’oublions pas ce qu’a dit Fanny Ardant… « La veuiiiie saiii… come dai bullll’ deu champaaagne ! ». (Pas obligé de me croire, mais j’imite mieux à voix haute).


Oh et puis m... c’est les fêtes :


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23 décembre 2007 7 23 /12 /décembre /2007 04:37

Cette entrée ne relève pas de ma Tentative d'autoportrait… mais quand elle commence, j'ai encore seize ans.

Hall d'entrée d'un cinéma. Tout en longueur. Avant même les portes vitrées qui donnent accès aux caisses,  la rue s'engouffre dans ce hall, souvent la pluie, parfois le froid.

Sur les côtés, des parois vitrées : je me promène entre… Entre les images et les affiches protégées des films d'aujourd'hui ou de demain, du mois prochain et tout à coup, il y a ça : 


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C'est tout. Rien d'écrit. Un film, je suppose : à cause du graphisme, et de l'environnement.

Première énorme campagne marketing que je verrai, mais ce n'est pas mon sujet, ici.

Cela part de : je ne comprends pas. Je ne comprends pas ce que je vois. Je tente une hypothèse, la devinant trop imprécise, probablement erronée.

Qu'est-ce que c'est que ce truc ?

On dirait une mâchoire…


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Ouais… Pas très futé, le D&D… Une mâchoire, vraiment ?... Non, ça ne peut pas être ça… Pourtant, ce que je vois, et sans pouvoir encore réinterroger mon regard, là où ça s'agrippe sans vouloir en démordre : ce truc jaune-orangé, qui m'évoque au mieux une sorte de bouche ouverte… Ben voyons, avec des dents rondes, bien sûr. 

Mais c'est là : ce qui a attrapé mon regard.

Est-ce que j'ai tellement envie d'embrasser ou de mordre à cet instant-là ?

Il n'y a rien à faire : je ne " vois " pas… De même qu'une fois que tu as vu la chauve-souris, une fois que ton regard a épinglé la silhouette noire: très difficile de revisualiser le truc jaune-orangé, de le faire repasser… au premier plan.

Je recommence.


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Alain, le philosophe - j'en ai lu trois, permettez que j'étale -, rappelle dans ses Propos sur le bonheur que toute cruche a deux anses (souvenons-nous que je ne suis pas misogyne). Une qui permet à la main de soulever facilement l'objet. Une qui lui fait mal (à la main, j'espère que tout le monde suit) dans la même action.

Autrement dit, non seulement face à un événement, mais aussi bien face à quelqu'un ou une œuvre ou ce que tu veux, il y a une manière de " prendre " (ce qui est en train d'arriver) qui préserve - et cela peut-être l'amour -, et une manière qui blesse - et… motus à ce jour.

Après, soit on se livre uniquement, pieds et poings liés, à la spontanéité. Soit, parfois, il faut opter ;-)

Aimer quelqu'un pour ses " qualités " : n'est-ce pas vouloir consommer l'autre ? Aimer quelqu'un pour ses " défauts " : d'abord sauver sa propre peau ? Je fais aussi court que possible. Je veux dire que : ce n'est pas là que ça se joue, le côté qui préserve et celui qui blesse. Vers la justesse, nous n'aimons pas nos proches en étant animés par la conviction que les autres ne mériteraient pas notre amour.   

Mais j'ai déjà parlé un peu de ça, et je me suis promis de faire court, malgré le sujet. 


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Suite et fin au prochain épisode, le prochain billet ou juste après : je l'écris pour le faire… tralalalalère...



PS : ben oui, sur la dernière photo avec Catwoman, c'est moi, dans ma tenue disco. C'te question, encore…

PS2 : on ne dirait peut-être pas encore comme ça… mais ceci est intimement lié à mes secondes visions de My Blueberry Nights, Paranoïd Park, La nuit nous appartient, Michael Clayton et I'm not There… retralalalère…


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30 novembre 2007 5 30 /11 /novembre /2007 03:25
Cet article est promis depuis longtemps à ma chère Spicedi, en réponse à l’un de ses commentaires. En te remerciant pour tes encouragements, ta bienveillance, ton amitié attentive et l’amour que tu portes joyeusement à ce blog :-)






Si votre meilleur(e) ami(e) vient vous voir parce qu’il/elle a tué quelqu’un, est-ce que vous l’aidez à cacher le corps ? Genre… Tout le monde a entendu ces questions quelque part...

Cela demanderait sans doute haute réflexion. Mais le temps est compté. Impossibilité du luxe du dilemme : il faut trancher. Il serait toujours temps de réfléchir après.

Et alors, après ? Et bien après, on verra, par définition. Je ne sais pas non plus.

Mais - là, tout de suite, maintenant -, bien sûr, je vais cacher le corps. Je dis bien sûr. Je ne dis pas tout le monde. Je n’ai aucune idée de ce que je serais capable de faire ou non. Mais bien sûr. Si telle est la demande… Il n’y a là aucun fantasme. J’espère que cela n’arrivera jamais… Ce n’est évidemment pas le propos.

Je recommence.




De quoi ça cause dans le poste ?... L’amour inconditionnel. Il y a ça dedans aussi.

La toute première définition ce serait : il n’y a pas de condition posée à l’amour. Par exemple, il n’y a pas l’attente d’une réciproque (comme moi avec Sharon Stone ou Catherine Deneuve, et c’est heureux me redirez-vous, sans quoi je serai fort dans la mouise). Ce n’est qu’un exemple.

La seconde, et je m’arrêterai là - bien qu’il y en ait forcément d’autres, mais nous savons aussi que je serai déjà trop long -, la seconde, donc, dis-je depuis vingt mots déjà, la seconde, oui, voilà, nous y sommes presque, mais non, en fait j’ai commencé par là : la seconde est la première, mais non il n’y a pas de hiérarchie dans l’amour, ni de chiffres et …

Respirons ensemble puisqu’il est entendu que nous allons tenir le coup.

D’accord ?


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La belle injustice de l’amour, dont la cause est déjà une belle injustice, la belle injustice de l’amour - mais oui j’arrête - c’est : je ne te j(a)uge pas. Du tout. Au point que : rien de toi ne peut me détourner. Parce que c’est un engagement, aussi. Je parle de cet amour-là. Et qu’elle qu’en soit la forme (les couples, les ami(e)s, les amants, ce que tu veux…).


Etre là. Avec. A côté de. Aux côtés de. Envers et contre tout. Une faute ? Une erreur ? Un échec ? Je ne sais quoi ? Cela ne nous concerne pas. Cela ne nous concerne qu’en tant qu’événement, morceau d’un chemin. Ce n’est pas un examen, encore moins un concours.

Mon amour, mon amour : pas d’examen, ni de concours. C’est promis.

Je te le promets. Je me le promets. Que cette respiration nous soit permise.

Autrement dit : ça D&Déblogue sec aujourd’hui.


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Oui et non. Comme d’hab’ quoi.


Evidemment, cette injustice n’est que justice et pourrait être naturelle envers tout un prochain. Sauf que. T’as vu dans quel monde on vit ? Ben oui, t’as vu, puisque si t’avais douze ans - et sans accident - tu serais en train de lire un autre blog. Bref.

Robert Bresson a dit : « Regarder, c’est comprendre. Comprendre au sens d’aimer, de ressentir. »

A fond. Je souscris à fond.

Oh, des ballons !


Eastern-Promises-5-bis.jpg


Comment que j’vis, aussi, pas que mais aussi : aimer, c’est comprendre. Cet amour-là. Cette injustice-là : quand la compréhension est une évidence.

Parce qu’en se bougeant le cul, je veux croire qu’on peut comprendre (dans ce sens là, pas intello, tu me croiras si tu veux) n’importe qui. Telle est mon utopie. Parmi les choses que j’aime bien dire, et croire, je veux dire que j’ai foi dedans : il suffit de s’arrêter – vraiment – sur quelqu’un pour l’aimer.

Et puis il y a la belle injustice de la facilité, de la fluidité, de la reconnaissance sans heurt.

Une forme d’immédiateté. Rien à voir avec le coup de foudre dans mon propre vocabulaire. Parce que la foudre, ça t’éclaire pas, ça te calcine. Je plaisante bien sûr. Pas que. Je fais court. Il est ici question d’amour. On reparlera aussi du désir une autre fois. Si t’es encore là…

Et à un moment, si on veut, dans l’amour, on s’engage. Exclusivement ou pas. Toi qui vois…


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Répétons, répétons. Ceci n’est pas un cours : c’est d’où je parle.


L’attachement aux auteurs vivants et contemporains, c’est aussi parce que cet amour là peut se vivre pleinement et au présent.

J’aime Andreï Tarkovski. Inconditionnellement. Mais bon. Le malheur veut qu’il ne fera pas de nouveau film. Et il n’a pas eu la présence d’esprit de signer un seul navet. Même simplement une erreur, comme l’on doit parfois en faire. Tout dépend d’où l’on part. MOIJE te dis pas le stock que j’ai à faire encore… En tout cas, lui, il ne les a pas faites là, au cinéma. Alors bon, pas très risqué pour moi d’avoir l’amour inconditionnel à ce niveau là. Cela dit, ce n’est pas le goût du risque qui m’anime : rien n’est plus éloigné de moi, je le crains…

Mais si l’on s’efforce à une forme d’objectivité - ben oui c’est possible ne serait-ce qu’un peu et même si pas toujours - Blood Work, c’est quand même pas Mystic River, et entre Dune  et Mulholland Drive, y a comme qui dirait un fossé. Pas nécessairement infranchissable. Pour celui/celle qui aime. Et rien à voir, je trouve, avec le j’aime/j’aime pas qu’on ressent et peut ressasser devant un film, et dont j’ai déjà assez parlé. 


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Voilà ce que ça veut dire l’amour inconditionnel, à mes yeux. Et pour en revenir au début, finalement, il s’agit de tout sauf d’enterrer. A moins que l’auteur ne le souhaite parfois lui-même. Cela arrive…




PS : tu me croiras si tu veux, mais ce billet ne tombe peut-être pas maintenant par hasard. Devine de quel film je vais te parler la prochaine fois ?…


PS2 (ben tiens, tu m’as pris pour qui) : Non, je ne vais pas « défendre » le Cronenberg seulement à cause de ce que j’écris ici.

PS3 : ami lecteur, si tu n’as pas encore trouvé de quel film il s’agit, demande l’avis du public. Quoique :-)

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3 novembre 2007 6 03 /11 /novembre /2007 01:04
En déplacement. On dit comme ça.

Quelque chose s’est déplacé ?

Non. Juste moi. Le blog se dévoile petit à petit.

Mais je suis le premier désolé pour mes intermittences.

Je recommence.




Ceci n’est pas un blog sur l’actualité cinématographique.


Faire court : exposition d’un dialogue intime avec le cinéma.


Dialogue ?… Je crois. Le cinéma me fait me déplacer.


Pas en ce moment. Là, c’est un tunnel professionnel. Mais on s’en fout, ici.


Ici : le cinéma est le cœur de ma vie. Et pas seulement ici. Mais : pas seul au cœur non plus.



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Il y a plein de blogs sur l’actualité cinématographique…


Et c’est très bien.


Des cinéphiles, des cinévores, des amateurs, des amants, ce que tu veux, parfois de belles ponctuations simplement…


Et c’est très bien. J’adore. J’en suis quelques-uns…


Il y a d’autres possibles. Dont peut-être celui-ci.



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L’intime m’importe dans son possible universel (bonjour, ma Reine...
;-) ).

Répétons, répétons : voudrais emmener qui j’aime.


Aussi : qui m’aime un peu.


Je trouve que : le cinéma est un cadeau. Nécessaire. Mais cela peut-être la peinture, par exemple. Bien sûr. Ou pourquoi pas les deux. La musique ? Tu m’as compris. Photographie. La littérature. Les petites paroles très utiles… Les échos… du vivant…


Ouvrir encore. C’est tout. Pas déchirer. Pas à tout prix. (Déc)ouvrir. 





Petit sentiment d’avoir à mettre un peu d’ordre dans mes premiers machins-choses.


On appelle ça des catégories, ce que tu veux.


Alors (parce que ça va continuer), sans hiérarchie, et à ce jour :  

   Un certain regard…
   Un jour, un café…
   Tentative d’un autoportrait…
   Ici et maintenant (la vie du blog) : No film last night
   MOIJE (d’où je parle) : Ma vie sexuelle, les trucs sur TarantiNO
   Diagonales (au travers de différentes œuvres, et si possible pas en travers) : Peur générationnelle
   Ailleurs (autre approche - et strictement cinématographique - des affinités électives, que les liens) : Lost Highway  
   TOIQUIVOIS (analyses, critiques, ce que tu veux) : Zodiac

Qu’elle est petite pour l’instant, cette dernière rubrique. Pur hasard, peut-être. A ce jour, je trouve que : la puissance cinématographique de 2007 est concentrée dans son premier semestre. Et le blog est né ensuite. Je reviendrai peut-être sur certains films. Cela dépend : quand j’aurai l’impression d’écrire ce que je n’aurai pas vraiment lu ailleurs - et, exception passée, quelque chose de positif. Sinon, je préférerai recommander, Ailleurs. Mais il reste quelques films que je veux absolument ou résolument voir et dont le hasard ou la fatigue m’a pour l’instant privé :
Alexandra, le Rohmer, le Van Sant, le Weerasethakul, Richard O, Boarding Gate, j’en oublie sûrement, là, tout de suite. J’en ai vu bien d’autres depuis Zodiac. Mais rien d’incontournable pour moi. Ou je n’avais rien à dire de « nouveau » ou de personnel… Je sais que j’irai voir Jesse James…, aussi. Parce que ça m’intéresse la manière dont Pascale le défend, le défend et le défend. Mais je n’aurai peut-être rien à dire dessus. Ou rien de plus. Et peut-être je recommanderai simplement d’aller voir le film et d’aller lire les articles de Pascale, Ailleurs. Mais je n’ai pas encore vu le film. Alors je ne peux pas me permettre. Pas encore… :-)

Il est possible que je ne puisse pas retourner au cinéma avant trois semaines encore (Très douloureux, mais cela ne m’empêchera pas d’écrire : puisque je suis bavard. Tu le sais peut-être déjà. Et la notion d’actualité n’est pas essentielle pour moi. Sauf exception, comme d’hab’, quoi !)... Question d’horaires de travail. Le tunnel. Mais il y a
Opening Night, que j’ai posé sur le lecteur DVD – je n’ai sans doute pas fini de raticionner ;-) – parce que j’en ai besoin. Parce que ce tunnel n’est qu’une épreuve où il y a bien plus à perdre que possiblement à gagner (je veux dire ouvrir). Alors j’ai besoin de ce film pour me rappeler que : il ne faut pas lâcher, ni oublier les belles exigences, que tout ce qui ne détruit pas rend plus fort. Et ouvre…  Et maintenant, un peu quand même : je la ferme !
 

Twin-Peaks---Fire-Walk-With-Me.jpg


PS (ben oui, qui a vraiment cru que j'allais la fermer ?) : ce billet a déjà quelques temps, donc... L'ironie du sort : la visibilité des nouvelles catégories ne sera pas immédiate, le sésame - qui semble ne pas avoir failli - ne m'est prêté que par intermittence, aussi. Dans l'attente de la fin du bug pour un fonctionnement plus fluide, hors mes propres débordements actuels...
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