Jeudi 10 avril 2014 4 10 /04 /Avr /2014 12:11

 

 

TOIQUIVOIS : merci pour la patience, les messages, les ;-) ...

 


&

 


MOIJE : doucement, depuis mon (dés)ordre, salut à TOI ...

 


 

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 Lorde - Royals _ 25images

 

 

 

 

 

      (ITSBRITNEYBITCH)    

 

 

 

 

Par D&D - Publié dans : Ici et maintenant - Communauté : Les films : outil de culture
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Samedi 15 février 2014 6 15 /02 /Fév /2014 16:29

 

 

 

Pour le pire et-pour le meilleur - James L. Brooks

 

 

 

 

Me revoilà trouvant le peu que je vois plus ou moins surestimé. La Jalousie de Garrel, n'était ce qui peut concerner Mouglalis ou la petite fille, ne fait guère d'étincelle. J'aime bien, et ça m'intéresse assez, mais pas tant que ça non plus. Qu'est-ce qui pourrait bien me rester de Tel père tel fils à part le visage d'un petit garçon et un joli niveau général d'interprétation. Les intentions me touchent ; le résultat me semble surtout conventionnel, bien trop, pour ne pas dire relevant d'un certain académisme. Il peut faire partie des films trop éloignés de ma sensibilité, ou de mon goût, mais je n'en ai pas ici l'intuition tangible.

 

Il n'y a guère que La Vénus et la fourrure et The Wolf of Wall Street qui me retiennent, le premier pour de bon, le second je ne sais pas encore pourquoi. Peut-être que j'aurai surtout des réserves à son égard in fine. Peut-être plus du tout. J'attends de les revoir. 

 

Il n'y aura bientôt plus pour moi quoique ce soit à rattraper de 2013 encore visible en salles. Et aucun désir joyeux n'a pointé le bout de son nez sur les sorties de cette année (je n'ai envie de voir Nymphomaniac que dans sa version longue, au moins pour commencer). Est-ce que ça va continuer comme l'année dernière ? Est-ce que ce qui pourrait me nourrir pour de bon sortira essentiellement tout à coup, sur trois mois à peine, dans une ambiance générale appauvrie ? On m'a dit hier que les échos du festival de Berlin donnaient une compétition remarquablement faible, n'était l'enthousiasme alors d'autant plus concentré sur le film de Linklater. Bien sûr, Berlin, c'est probablement le festival à la programmation la moins stimulante pour quelqu'un comme MOIJE, mais si même là les gens commencent à tordre un peu plus le nez...

 

Je verrai bien. Let's "hope for the best". Pas même nécessaire de "prepare for the worst", pour le coup, ça viendrait bien assez tôt ! Mais cette inquiétude tend à se renforcer : que ça pourrait durer un peu comme ça, qu'il faut, vraiment, que je cherche autre chose pour me nourrir que ce que les distributeurs décident de nous montrer en salles. Bien sûr, il faut. Il serait plus que temps. Mais aussi il y a par là des choses qui me sont particulièrement chères dans le cinéma et qui n'en finissent pas de s'amenuiser : son accessibilité et le fait que c'est un truc qui peut se "partager". Que c'est encore, je trouve, l'art le plus accessible d'où que l'on vienne - si l'on n'est pas dans une misère sans merci aucune - ET qui peut se vivre dans une forme de "partage" synchrone et physique, plus ou moins riche, avec plus ou moins de malentendus. Mais quand même, quelque chose sur ce plan-là... pas : rien. 

 

Ça ne m'intéresse pas de devenir une espère de "spécialiste", ou qu'on puisse le croire. Ça ne m'intéresse pas de ne plus pouvoir discuter d'aucuns films ou presque avec mes proches non cinéphiles/vores/phages (d'autant que c'est le cas de presque tous !). Ça ne m'intéresse pas de ne pouvoir tenter de discuter qu'avec des gens pointus, assez dédiés, même si ça m'est extrêmement précieux, même si ça ne me dérange pas de l'être bien moins qu'eux, ce n'est pas ça. C'est que le cinéma c'était autre chose aussi. Et ça peut encore l'être sûrement, ça le reste parfois. Mais j'ai cette inquiétude. Comme une condamnation à l'exil. Et ça, ça ne m'intéresse pas. Peut-être que c'est très bien. Mais ce n'est pas moi. J'ai besoin que : ça va passer. 

 

 

Par D&D - Publié dans : MOIJE - Communauté : Les films : outil de culture
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Vendredi 31 janvier 2014 5 31 /01 /Jan /2014 00:55

 

 

 

Body Snatchers - Abel Ferrara (01)

 

 

 

 

 

 

 

Body Snatchers - Abel Ferrara (02)

 

 

 

 

 

 

 

Body Snatchers - Abel Ferrara (03)

 

 

 

 

 

 

 

Body Snatchers - Abel Ferrara (04)

 

 

 

 

 

 

 

Body Snatchers - Abel Ferrara (05)

 

 

 

 

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Pour rien... ou Traces # 9...  

 

 

Par D&D - Publié dans : Pour rien... ou Traces...
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Lundi 20 janvier 2014 1 20 /01 /Jan /2014 23:55

 

 

Mes Séances de lutte - Jacques Doillon (01)

 

 

 

Le nouveau film de Jacques Doillon a un côté slow burn dont j'imagine qu'il peut décourager pas mal de monde. Il peut pourtant finir par faire de sacrées étincelles. Si le duel oral peine à (me) convaincre totalement - sans le trouver honteux sous prétexte qu'il ne sonne pas "quotidien" -, le tâtonnement des séances physiques permet peu à peu des élans plus qu'inaccoutumés, voire inouïs (un ultime moment-clé en particulier me sidère). 

 

Chez David Cronenberg, je croise souvent des femmes qui ont profondément une longueur d'avance - qu'elles le formulent ou non - sur les (anti-)héros (qui passent certains films à tenter de les rejoindre, parfois avec "succès"), et c'est une des joies peu communes que je trouve aux histoires qu'il choisit de raconter. Je n'ai récemment vu que La Vénus à la fourrure - autre joute aux dialogues à double piqûre - de Polanski qui s'y risque. 

 

Mes Séances de lutte ne s'intéresse pas à Vénus (ni aux dérivés de Sacher-Masoch d'ailleurs) et la force/intuition première de la femme ne nous renvoie pas non plus à des imaginaires type "l'insondable mystère féminin". C'est beaucoup plus humain-très-humain que ça et c'est ce qui achève d'émouvoir, tant le pari, si simple soit-il, est finalement peu tenté. 

 

Le film tente d'ailleurs énormément, comme ses personnages, ce qui (me) fait beaucoup de bien. Et si la grâce n'est donc pas toujours au rendez-vous des dialogues, elle l'est souvent concernant la mise en scène : il suffit de repenser à l'incapacité généralisée de filmer des scènes dansées ces dernières années pour remercier Jacques Doillon de l'intensité préservée de ces riches corps à corps. Remarquable travail de James Thierrée et Sara Forestier, je les trouve magnifiques !

 

 

 

 

 Love Battles - Jacques Doillon (02)

 

 

 

 

***SPOILERS***


 

On dirait que le film de Doillon exauce le "vœu" de Jennifer O'Neill à la fin de L'Innocent de Visconti de voir les hommes accepter que les femmes marchent simplement côte à côte avec eux sur la terre (libérés de la dialectique piédestal/humiliation). Alors on peut se sentir sortir d'un tel film vaincu et victorieux à la fois. Plus exactement : désarmé et solaire. Comme l'éclat de rire de ce jeune couple dans son fragile mais heureux triomphe. Triomphe de l'amour : juste un homme, juste une femme, certes pas n'importe lesquels, et qui se trouvent, et pour de bon, chacun s'étant littéralement coltiné l'autre (devant évidemment surtout se coltiner soi via l'accompagnement nécessaire de l'autre). Du possible. Egalité et altérité comme... presque jamais au cinéma. Match tout sauf nul. 


 

 

 

 

 

Avant-goût d'un entretien que j'aime bien avec Jacques Doillon :

 

"Peu de scènes et peu de personnages... Mis à part quelques discussions avec la sœur ou une amie, tout est centré sur le cœur des scènes entre «elle» et «lui»... 

Quand je vois ces films qui contiennent tellement de scènes qu’elles fonctionnent comme des petits bouts de bande annonce, avec des dialogues d’une grande pauvreté, juste nécessaires et suffisants pour passer à la scène suivante... Un film, c’est très court, on est plus proche de la nouvelle que du roman, alors si on multiplie les scènes, les personnages deviennent fantomatiques et ne sont plus là que pour faire avancer l’intrigue. Y’a pas besoin de personnages parasites, alors oui, ça se joue au cœur."

 

"Le terme de «séances», l’obsession de revenir à un moment originel de ce couple au début du film, ses injonctions à lui qu’elle règle ses problèmes avec son père... Vous jouez beaucoup avec les outils de la psychanalyse…

Je ne suis pas du côté «des idées» mais du côté des sentiments... «Il n’y a pas de chair dans les idées», écrivait Cézanne... Mon cinéma est bien plus animal que ça, moins réfléchi. Ce qui m’intéresse, c’est d’essayer de renifler au mieux chaque personnage. Bizarre cette image de cinéaste intellectuel qu’on me refourgue sans cesse. Je filme des sentiments, des sensations, des émotions... Je ne suis pas passionné plus que ça par la psychanalyse, j’ai fait des études médiocres et j’ai jamais lu plus de trois lignes de Lacan, je suis un plouc ! J’ai grandi avec Gary Cooper, ça doit s’entendre..."

 

"On ne peut pas dire que ce sont des dialogues de tous les jours... ?

Je suis pas mécontent d’écrire moins pauvrement et d’essayer de mettre des mots au plus juste sur des sentiments, des sensations. Ce que j’entends dans de nombreux films ou dans le métro, c’est pas des dialogues pour moi, en tous cas pas pour les personnages que j’écris. Les dialogues de nombreux romans anglo-saxons, de Saul Bellow à Richard Ford, et de beaucoup d’autres, sont impeccables, drôles et vraiment singuliers... C’est pas littéraire parce qu’ils écrivent des romans ? Et chez moi ça l’est parce que je suis qu’un cinéaste ? Un rythme aussi vif avec des répliques si choisies, ça pourrait se jouer comme ça dans notre vie ? La réponse est non, on le sait bien... Je ne prétends pas faire des films aussi réalistes que ça, et les dialogues des docu-fictions n’ont jamais excité mon imagination. La vraie question est peut-être ailleurs : s’agit-il de conversation ou ces mots sont-ils les meilleurs outils pour que les luttes amoureuses prennent corps ?"


 

 

 

Mes Séances de lutte - Jacques Doillon (03)

 

 

 

 

 

Un autre film de Doillon évoqué sur ce blog : Le Premier venu

 

 

Par D&D - Publié dans : TOIQUIVOIS - Communauté : Les films : outil de culture
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Lundi 13 janvier 2014 1 13 /01 /Jan /2014 03:46


***Meute de SPOILERS***

 

 

 

Prisoners - The Grey

 

 

 

 

Différant de nombreuses fictions survival avec avènement d'une jouissance (ou accomplissement d'un fantasme) à se vivre en grand prédateur ou en pure pulsion d'assaut, le scénario du drame/thriller Prisoners donnerait à vivre un programme ne-pas-avoir-le-choix-d'être-autre-chose-qu'un-loup-pour-survivre sur un mode tragique de fatigue et de conscience douloureuse. Il ferait ainsi strictement corps avec le personnage défendu par Hugh Jackman. Mais le refus final de consolation - seul point qui me surprend ici pour un film aussi proche d'Hollywood, malgré ses allures indépendantes - ne me semble pas s'y réduire. J'y pensais en sortant du film avec le sentiment que je n'y étais pas préparé, malgré tout. Je me sentais éventuellement préparé à ne pas voir revenir les fillettes ou bien à les voir revenir et alors - aussi brève soit-elle - à ce que la scène de consolation survienne : les retrouvailles avec les parents (avec un Jackman en partie devenu ou plutôt advenu inconsolable, car c'est son programme initial - l'horreur est ce qu'il a depuis toujours vécu d'avance, il est attente d'une catastrophe).

 

Mais ce petit décalage-là a renforcé le sentiment de ce possible bizarre : et si la singularité (très relative) du film tenait surtout à un écartèlement ? J'ai l'impression que le réalisateur n'a pas le même point de vue sur ce qu'il filme que le scénariste. J'imaginerais peut-être que la scène de consolation était écrite, que tout y conduisait, mais que ce n'était pas exactement cette histoire-là que Villeneuve avait envie de filmer, pas faire corps avec le personnage de Jackman au point de lui donner/reconnaître essentiellement raison. Je l'imagine presque, face aux executives, se battant en douce sur le fait que le film est long, que tout le monde a compris, que la petite fille est sauvée, ce n'est pas la peine d'en rajouter. Cut

 

Ce déplacement dans la réalisation donnerait un peu de son air au film, en tentant notamment de privilégier la figure de Jake Gyllenhaal comme relais pour nous *. Parce qu'il y a un truc indépassable dans ce scénario implacable, quelles que soient les zones de gris et les atermoiements qu'on y ajoute : c'est parce que Jackman a séquestré le malade que sa petite fille est sauvée, le psycho méchant loup se sentant alors trop seul en a mis les fillettes à ses côté au lieu de les laisser crever dans sa fosse (une des très faibles ficelles narratives). Point. On ne peut pas aller plus loin que ça : si Jackman n'enlève pas le timbré, les fillettes sont mortes avant la fin du film qu'on voit. 

 

[Plus subtile je trouve et plus joueuse : la manière dont Roman Polanski déploie sa Vénus à la fourrure contre (en partie) la pièce originale qu'il met en scène. Il est beaucoup plus complexe que la bien-pensance féministe états-unienne du texte et s'en sert avant tout comme quête d'un dernier espace de jeu - et le film est aussi une ode au jeu, et à Emmanuelle Seigner et son jeu (les deux ensemble presque éternellement ignorés en dehors de lui). En allant vite, on peut dès lors voir le film comme très féministe, ou son contraire, alors qu'il me semble viscéralement ambivalent sur le questionnement l'homme-est-un-loup-pour-la-femme - dans une vraie honnêteté de la part de Polanski. Le film de Villeneuve baigne davantage dans l'ambiguïté à bon compte d'un divertissement disons un peu haut de gamme vu la moyenne générale.]

 

Bref, Prisoners ne me semble pas quant à lui dans une schize très inspirée (possiblement parce qu'elle est "externe") et sur son programme pas très joli-joli à mes yeux mais passons (voir aussi la place des femmes), survivrait avant tout le savoir-faire. En route donc pour une belle photo tristement léchée, un bon rôle pour Hugh Jackman (il devient patent qu'il veut maintenant un oscar, ça doit être stressant pour Pitt), du temps que l'on prend un peu, et cela peut suffire à ne pas se fracasser la tête contre les murs au regard de l'intrigue policière dont la somme des faiblesses/facilités peut violemment consterner. Alors il n'est pas déplaisant de vérifier qu'un film non calibré teenagers peut être rentable y compris sur le territoire états-unien avec des plans de plus de deux secondes sans être en 3D (reste à savoir s'il lui faut en ce cas être aussi fondamentalement conservative). Tout de même, ce qui est à l'oeuvre aussi, c'est de l'attention, du soin (tendance sadique sourde), et cela peut malheureusement suffire aussi à distinguer un peu. Surtout : un camping car garé qui malaise drôlement. Aussi : le climax émotionnel sèchement poignant quand le scénar' et le réal' sont un instant ensemble uniquement dans l'expression de la souffrance coupable de Jackman quant à sa fille  - quelque chose comme "elle se demande tous les jours pourquoi je ne viens pas la sauver, ce n'est pas vous qu'elle attend" (d'où l'importance accrue ici de la "consolation"). Peut-être : une échappée en voiture qui floute un peu le simple brio d'exécution. Dans ces trois cas là, quelque chose tremblerait, pour de bon. 

 

 

 

 

 

 

* Mais ce personnage reste squelettique et ne serait pas si loin de celui de Jessica Chastain de Zero Dark Thirty, se définissant avant tout par son action qui est une expression de la loi. Hors Prisoners ne risque pas de s'autoriser le presque pur terrain de jeu d'immédiateté expérimenté par Bigelow/Chastain (qui libère en partie le spectateur, outre la modernité du rapport au jeu), et l'opacité du personnage n'est ici qu'un court-circuit : le déguisement psychologique du policier (houlala il a pas l'air d'aller bien du tout non plus) assure une empathie facile et ne nous propose pas tant de questionner/éprouver quoi que ce soit que de feel bad for tout le monde. Prisoners me semble valoir surtout comme simple feel bad movie.

 

 

 

(Elucubrations d'alors sur The Grey (Le Territoire des loups) de Joe Carnahan.) 

 


Par D&D - Publié dans : Brèves - Communauté : Les films : outil de culture
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