Mardi 6 mai 2008


Dans la catégorie : je suis fidèle, mais pas nécessairement exclusif...
Depuis quelques temps...
J'ai un nouveau coup de coeur...





Shaun of the Dead




Il me fait terriblement rire...
Aussi quand il (co-)écrit ses rôles
...
Surtout avec ses potes...






Run Fatboy Run





Décidément, les anglais...
Et, lui, je vais suivre...
De près.






Hot Fuzz





Je pense qu'un jour ça va faire très mal.






En PS, un petit cadeau en ces temps de présence fantomatique : la première vidéo postée par MOIJE sur youtube. Vraiment pas son meilleur film, loin s'en faut, mais injustement méprisé, je trouve, comme divertissement. Pas indispensable de saisir les trois mots d'anglais pour profiter de l'exercice de style qui suit… Et maintenant, comprendre va savoir comment je m'entraîne à faire du teasing ;-)




 

 





par D&D publié dans : Un certain regard
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Mardi 15 avril 2008

Episode précédent : Fontainhas, Vanda, trilogie…



Pedro Costa



Répétons, répétons…

Au commencement : (tout) ce qui pouvait être attendu d'un certain art cinématographique contemporain. Puis… la forme ôte son masque… plus de comédiens professionnels d'un côté… plus de lourdes équipes techniques * ou de projecteurs encombrants de l'autre, tandis que s'impose la DV… la fiction fusionne avec le réel…

Au fil des rencontres avec les autres, avec soi : le quartier de Fontainhas.

En vie. Envers et contre tout.

Cinéma. Inattendu. Inespéré.


Ossos



Sur Ossos, Pedro Costa : "Sans eux, j'aurais sans doute fait un film, mais pas ce film-là. Depuis, Vanda et Nuno ont repris la même vie qu'avant. Je n'ai rien changé. Ce qui est beau, c'est aussi ça : le cinéma n'a rien volé, ni donné. C'est un souffle qui est passé." ** Précisément, ça, je ne l'aurais pas entendu quand j'ai vu ce film, il y a dix ans : je n'avais pas la maturité - pas au sens de renoncement, au contraire -, j'étais heurté devant le film. Je ne pouvais m'empêcher, s'il m'en souvient bien, de me demander : n'y a-t-il pas de la complaisance à faire ce film, comme ça, et est-ce qu'il se sert de ces personnes ?

A l'issue de la première projection de Juventude Em Marcha à laquelle j'assiste, un spectateur intervient au début de la rencontre avec Costa, dans un rejet de cette nature. Ce sera le seul ce matin là, mais je ne suis pas surpris, je reconnais, même si c'est plus violent encore, plus effrayé, que MOIJE à l'époque. D'autres spectateurs s'impatientent de cet "à-côté", je trouve aussi que ça dure un peu trop, je crains que l'on ne s'en sorte pas, que l'on ne puisse pas apaiser cette parole-là. Poliment agressive.

Pedro Costa écoute. Il n'a aucune impatience. Il écoute. Il remercie. Pour la sincérité de l'expression. Il propose son point de vue. Il rappelle aussi, que pour lui, nous ne sommes pas seulement dans le tragique, mais tout autant dans la force du vivant. D'ailleurs, son titre ne se voulait pas ironique.

Librement, Pedro Costa ne cherche pas à rassurer. Il révèle. Un quartier. Certains de ses habitants. Et eux le révèlent tout autant. C'est tout. Mais c'est là. Et c'est incommensurable. Il faut des bras immenses pour étreindre et se laisse étreindre ainsi. Il faut ne plus avoir peur. Ne plus s'impatienter. Simplement : être avec.

Contrairement à ce spectateur, au fond, Costa ne plaint pas, ne juge pas les êtres qu'ils filment. Encore moins s'en sert-il. De même : nous ne sommes pas au zoo. Il les sert. Et réciproquement. Surtout, ils travaillent : ensemble. Presque inimaginable aujourd'hui, à quel point…


Dans la chambre de Vanda



Répétons, répétons : Dans la chambre de Vanda, deux ans de tournage, généralement six jours sur sept, 140 heures de rushes.

Juventude em Marcha : deux ans et demi de tournage, 340 heures de rushes - j'y reviendrai -, un an de montage.

Pedro Costa : "C'est-à-dire que c'est un travail qui a à voir avec le quotidien : le cinéma est dans le quotidien, pas extérieur à ça, ce n'est pas un truc de science-fiction qui vient d'ailleurs et qui se met à tourner pendant quatre semaines... Non, c'est quelque chose qui peut être là tous les jours, pour - faute d'autre mot : - documenter, prendre des choses de ce quartier, des choses de ces gens, et sûrement de moi aussi, parce que c'est moi qui le fais, donc... […] En tout cas, il s'agissait de commencer quelque chose qui serait utile pour les prochains films, qu'ils sachent qu'il y a quelques règles, des horaires par exemple. Et pour la première fois, je me sentais travailler et non pas filmer. Sur les autres films, je me sentais "faire des plans", "faire des compositions plastiques", "trouver des idées", "répéter avec les acteurs", tout ça... mais ce n'était pas vraiment du travail, c'étaient des gestes, parfois même un peu cons. Des gestes comme on en a fait des millions de fois sur les tournages, partout. Là, tout le monde avait à voir avec ce film dès le début. Pas comme quand un acteur n'est pas vraiment intéressé ou que le deuxième assistant est là pour gagner un peu de fric. Non, il y avait quatre personnes totalement impliquées, et les acteurs étaient même plus qu'impliqués, puisque, même si je les guidais, c'étaient eux qui créaient le scénario, les dialogues, tout. C'était leur histoire à eux." ***

Et lors de la rencontre suivant ma première vision du film, il dit ainsi qu'il est "un type qui vient travailler au quartier, comme d'autres". Et puis : "Ce qu'on a, c'est le temps"

Pedro Costa n'a pas d'argent mais le peu qu'il a, il le transforme en l'une des essences mêmes du cinéma : le temps. Autant dire que cela se voit comme le nez au milieu de la figure. Le temps consacré par l'artiste : ça se voit. Toute la noblesse de l'image est dedans. Aujourd'hui, il y a peu de choses qui me semblent aussi salutaires que ça. Le respect du temps. Difficiles retrouvailles…


Juventude em marcha



Je recommence.

Deux ans et demi de tournage : les plans ont pu être tournés sur 80 ou 100 prises. Cela m'arrête.

Parce que : je le vois. Je le sens.**** J'aurais sans doute fini par formuler qu'une partie du mystère était là. Comme on peut parler du mystère dans le sacré. Pas nécessairement au sens du sacré dans le religieux : le sacré dans le vivant. Le mystère de l'autre. En n'acceptant aucune réduction à sa seule analyse, interprétation. Regarder. Dans le respect de l'altérité.

Je ne veux parler ici que du concret de ce que je comprends de la méthode de travail de Pedro Costa. De ce qu'elle me semble vouloir dire, dans notre monde actuel. En quoi elle m'est nécessaire. En quoi je trouve précieux de savoir que ça existe, même si peu semblent prêt à voir ce genre de film.

A mes yeux : reprendre pied, là où la profondeur peut vite faire peur. Alors je suis submergé. Pas noyé. Au contraire : je reprends souffle…



Dans la chambre de Vanda



A suivre...



* Et ça aussi, je retiens, mais je crains une traduction trop approximative : "Mr. Costa set out to address not merely logistical headaches but also the responsibility that comes with picking up a camera. The act of filmmaking is premised on a discrepancy of power. As Mr. Costa put it, "The balance is off between those behind and in front of the camera." His next film, "In Vanda's Room" (2000), went a long way toward redressing the inequality." Ici, encore.

** Moment quiche : j'ai paumé la référence.

*** Pris
, et ça aussi, entre les deux : "[…] c'est-à-dire sans producteur qui impose un rythme de travail. On peut très bien ne pas tourner si je suis malade ou si Vanda […] ne veut pas. Parce que ça, c'est un risque qu'on court, mais il faut l'accepter : ce ne sont pas des acteurs professionnels. Dans un tournage normal, c'est toujours plus difficile de contourner ce genre de problèmes humains, parce qu'il faut assurer - plus que de travailler, il s'agit d'assurer : c'est ça, le cinéma aujourd'hui. On a quand même essayé d'être très disciplinés parce que je pensais qu'on avait besoin de ça, pour qu'ils comprennent qu'un tournage c'est sérieux, que ce n'est pas un jeu d'enfant, qu'on ne met pas une caméra et ça se fait tout seul, comme ça. C'est éprouvant pour tout le monde."
 
Et
ici, également, d'autres précisions qui m'importent singulièrement : "Pour ce film, comme pour Dans la chambre de Vanda, il n'y a pas de lundi matin, 8h30, c'est sûr. Mais il y a une discipline. Il y a d'abord un temps très long où la préparation et les répétitions filmées se confondent. Ce sont des approches des acteurs, des scènes, des décors, etc. La discipline des horaires et du tournage débute au moment où s'évaporent les doutes, sur les personnages ou sur les acteurs. […] Le film commence donc par du doute, de l'approche, du brouillon, des essais. C'est long, la discipline prend forme, puis vient un moment où tout cela s'efface et laisse place à un désir et une certitude immenses. On comprend que c'est possible […] J'ai toujours avec moi ce qu'il faut pour tourner des choses simples. Au début, je filme relativement peu, mais quand même, je filme toujours, et j'habitue les gens à la caméra. […]Il faut que la relation, l'amitié qu'on a construite ne soit pas mise en danger par la caméra. […]Il fallait du temps pour être ensemble, construire quelque chose. Je crois que la vidéo réclame du temps, elle sert à en perdre plutôt qu'à en gagner. Je n'utilise pas la DV pour réagir à la réalité, ou pour la capter, au contraire. Je l'utilise dans la perte, pas dans le gain. J'ai maintenant une certaine pratique de cet outil, je commence à avoir confiance en lui. On croit toujours qu'une caméra DV, c'est fait pour bouger dans tous les sens, pour faire des choses rapides, réactives. Ça ne m'intéresse pas. Renoir, par exemple, a tourné Le Fleuve sur plusieurs mois, avec des interruptions, il s'est préparé pendant longtemps."

**** Et je ne compare pas, mais il y avait quelque chose d'analogue dans le vrai et nécessaire luxe de certaines images d'Eyes Wide Shut : les plans résonnaient du temps qui avait été consacré à ce tournage. C'est ce qui m'avait rappelé, alors que la première vision du film m'avait dérouté, irrité…



Ossos



par D&D
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Mardi 1 avril 2008


Somewhere...







Connexion nécessairement aléatoire de votre serviteur pour les semaines à venir…

Alors désolé par avance pour l'imprévisible à tous les étages… les publications... les réponses aux commentaires… ma présence sur les blogs aimés, découverts, consultés… dans trois jours, dans quinze, je ne le sais pas moi-même.

Deux mois à tenir comme ça. Ou pas : TOIQUIVOIS ;-)

Pas le moment d'expliquer. Ou pas le lieu… Disons que ce n'est pas du cinéma.

Comme j'ai encore Twin Peaks dans une main et le Jeu de perles de verre dans l'autre, ça ira. En vous souhaitant pareils amis... c'est parti !



PS : comme je suis toujours aussi doué avec le html, je ne parviens à préciser ni une couleur qui me convienne ni le titre du morceau, au niveau du lecteur audio. Alors : Angelo Badalamenti - The Voice of Love - Fire Walk with Me (B.O.)...


par D&D publié dans : Ici et maintenant
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Vendredi 28 mars 2008
L'autre film important de ce premier trimestre, à mes yeux...



No Country for Old Men


J'aimerais écrire, un peu, sur ce film, aussi...

Mais nouveau tunnel pro qui m'avale à toute vitesse...

Alors, sans doute, une période plus ténue à passer ici...

Et pas mal d'autres trucs, aussi, à faire passer...

Je crois que j'y reviendrai. Rien ne presse...

Je me tais. Je me recentre.

Je m'en remets d'être (encore) aussi naïf.

Et (déjà) tout le contraire.

Et je coupe le sonnnnn... :-)

par D&D publié dans : Ici et maintenant
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Samedi 22 mars 2008

  Episode précédent : … Des films et des vies






Pedro Costa : "Un jour, je suis entré dans le quartier avec des messages, des lettres, des cadeaux que les gens du Cap-Vert qui nous avaient aidés sur le tournage de Casa de lava m'avaient donnés à l'attention de leurs parents émigrés à Fontainhas. J'ai fait un peu le facteur...

et j'ai découvert un quartier que je ne connaissais pas - ce n'est pas un quartier qu'on va visiter comme ça, pour se balader.

Je parlais un peu créole, ce qui fait que j'ai peut-être été plus vite accepté. Et je suis resté parce qu'ils m'y ont invité. Ils m'ont dit : "Venez demain, on fera un dîner ! Venez après-demain, il y a le mariage de mon frère !..."

Alors j'ai commencé à y passer des journées, à traîner, boire, parler. Ca m'a beaucoup plu, ces choses que je devinais chez ces capverdiens, quelque chose de très concret et en même temps de très mystérieux : une espèce de tristesse, qui n'était pas loin, sûrement, de la mienne... Je me suis dit : peut-être qu'il y a quelque chose à faire ici, puisque j'y trouve un accord avec ma sensibilité et qu'en plus plastiquement, ça me plaît beaucoup.

Mais davantage que les couleurs, les espaces et les sons, il y avait la force un peu désespérée de ce groupe de gens très en marge, très perdus, très misérables et très invisibles. On a trouvé un fait divers pour faire Ossos, et après j'y suis revenu pour faire les autres films. " *






Avec Ossos donc, Pedro Costa commence à filmer les habitants de Fontainhas. On retrouve également l'immense Isabel Ruth - aussi pour elle que j'ai eu envie de découvrir ce film à l'époque. Mais la plupart des personnages, encore dans le sens traditionnel de la fiction, ce sont eux.

Le chemin de Pedro Costa m'apparaît si évident et si secret à la fois… Pour un cinéaste qu'on pourrait être tenté d'associer à la lenteur (de la création elle-même ? des plans ?), la vitesse de mutation de son travail est vertigineuse, et presque exponentielle.

Et face aux plans presque tous fixes de Juventude em Marcha : je ressens quelque chose comme cela, aussi, cette polarisation réconciliée de manière inouïe entre la vraie lenteur - du vivant ? - et la vraie vitesse - de ses éclosions ? dans un clin d'œil, nous serons tous morts, et pour beaucoup (la plupart ?) : assassinés. Donc : le présent et son impossibilité. La liberté et l'aliénation, ou plus immédiatement la spoliation. La chute et le salut. Ou ce que Costa peut dire : le réel et sa vengeance.

Mais je vais trop vite. Et je deviens particulièrement incomplet et imprécis. Le contraire de n'importe quel plan de Juventude em Marcha.

Je recommence.






Ossos sort en 1998 en France, qui découvre pour de bon le cinéma de Pedro Costa. Elle n'est pas la seule : même les Golden Globes se fendront d'une nomination. Muhaha, on dit comme ça. Mais le cinéma, c'est bien à Fontainhas qu'il prend vie. Et Pedro Costa, lui, paraît ressentir au sortir du film un nombre certain de frustrations.

Comme s'il savait que sa place peut être là, mais : il a dérangé. Pas au sens : alors, ça vous a dérangé ce film ? Non, ça, évidemment, pourquoi pas. Non : il trouve qu'il a dérangé les gens de Fontainhas avec les grosses équipes et les grosses machines du Cinéma. C'est une des choses qu'il a ressenties pendant le tournage.** Qu'il a ressenties. Lui. Pas : qu'on lui a reprochées.

Il paraît que Vanda Duarte a encouragé Pedro Costa à poursuivre son travail à Fontainhas.

Alors Pedro Costa repense tout : il va filmer, lui-même, avec une camera numérique. Une seule autre personne est présente pour le son. Et : les habitants de Fontainhas jouent maintenant leur propre rôle. 130/140 heures d'images sont filmées. Et au cœur de ce nouveau film de trois heures : Vanda.

Le tournage a duré deux ans. Six jours sur sept.***






Autour du tournage de Dans la chambre de Vanda, commence la destruction de Fontainhas. Les habitants doivent être relogés dans une zone à bas loyer. Cet arrachement : Juventude em Marcha, en ce sens terminus d'une trilogie. Avec toujours les habitants du quartier. Sur tous les plans.

En février 1998, j'ai 25 ans, je reviens de l'ouest total, et plutôt là où ça fait mal… Je vais voir Ossos, je commence à être un peu vraiment curieux, et ma manière de vivre les films changent, je dois même dormir un quart d'heure : parce je sais que je reviendrai, que j'y reviendrai, parce que j'y suis très bien, et très mal à la fois. Il est trop tôt. Pour MOIJE.

C'est autre chose qui est là. En face.

En 1998, je ne connais pas l'histoire et les méthodes de travail de Pedro Costa, j'ignore tout de Fontainhas, je ne sais pas que Ossos ouvre une trilogie dont je ne pourrai pas revenir quand je découvrirai son dernier volet… Je ne sais pas que là, entre temps, je n'aurai pas encore revu Ossos, j'aurai raté Dans la chambre de Vanda. Pourtant ce premier rapport singulier à Ossos m'a, aussi, secoué les puces pour ne pas rater Juventude em Marcha.

J'ai eu peur d'Ossos, comme j'aurais alors peut-être eu peur de Juventude em marcha, comme j'aurais sans doute été terrifié par Dans la chambre de Vanda, et même, par Vanda elle-même. J'ai été tenté de le rejeter. Je sentais que je ne pouvais pas. Par amour de la vérité, d'une sœur, ou des vérités, et des frères ? TOIQUIVOIS.



A suivre…


 




* Extrait d'un entretien retranscrit ici (c'est moi qui reviens à la ligne).


** "Nous tournions de nuit et balancions de la lumière à l'intérieur des maisons. J'ai compris qu'il y a quelque chose qui ne va pas dans la manière dont les films sont faits aujourd'hui."

Traduction maison de  "We would be shooting late at night and shining lights into people's houses. I realized there's something wrong with the way movies are made today." depuis ici.

D'ailleurs à partir de Dans la chambre de Vanda, il commence à travailler presque exclusivement avec des réflecteurs pour la lumière, et non des lampes.


***
Et ça, nous y reviendrons au prochain épisode !

Et je retiens aussi ceci, dans les raisons des changements adoptés par Costa : "Je voyais seulement 20% de ce que j'aurais du regarder chaque jour parce que mon regard était attire par les types de l'équipe ou quoi que ce soit d'autre, les moyens et les fins n'étaient pas pensés de manière juste et aboutie. Alors je me suis dit que je devais m'y prendre d'une autre façon. Et cela m'a amené à penser que la manière traditionnelle de faire les films était totalement incorrecte. "

Traduction maison de " I saw only about 20% of the things that I should have been seeing every day because my eyes were attracted to the guys in the crew or whatever; the means and the ends weren't thought through correctly. So I thought to myself I had to do things another way. And this led me to think that the normal way of making films is all wrong. "

Dans Mark Peranson, "Pedro Costa: An Introduction", Cinema Scope 27, Summer 2006, cité depuis ici.

par D&D
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