Samedi 4 juillet 2009


Pina Bausch _ Tanztheater Wuppertal


J'ai toujours été assez friand de certains chiffres, ceux qui donnent des faits (parce que les maths, euh…). J'en consulte régulièrement, des plus anecdotiques aux plus douloureux.


Pour les gens nés en France à partir des années 70, est-il possible de se souvenir d'un moment où les fractures de tous ordres n'aient pas fait que croître ?... Il paraît que c'est la crise. Que c'est plus grave que jamais. Et ce n'est pas que j'en doute mais : pas nouveau, ni né d'on ne sait où - hou hou ! - ou sans deviner pourquoi. Perso, jamais connu autre chose. Que ça. La crise. Pas de bol. Pas de cul. Et le sida par-dessus.

On fait avec ?...

Alors, si tu n'es pas bien né, j'espère que tu te tiens bien à carreaux si tu veux garder ou gagner un boulot… Je plaisante, bien sûr ! Mieux vaut en rire, on dit comme ça : disons que c'est le minimum syndical, d'en rire, comme souvent. Un ange passe… (Et c'est pas MOIJE, sérieux).

En espérant donc que tu tiens le coup, et plutôt d'une autre que de l'une manière, tu ne seras pas sans te réjouir d'être assuré que moizaussi, je tiens le coup - si tant est qu'il eût été permis d'en douter. C'est donc dans la joie la plus partagée qui soit que j'ai l'immense honneur d'annoncer officiellement le lancement de la Saison III de ce blog qui fêtait avant-hier ses deux ans (dans une discrétion qu'on lui sait gré de ne faire durer plus longtemps).



25 images - le blog de D&D - 2009


En parallèle (de quoi ? : soin est laissé aux lecteurs magnifiques de retrouver le bon fil), une autre fracture n'en finit peut-être plus de croître entre les films qui font des entrées en salle (où le puritanisme se porte à merveille, merci), et ceux qui nous - les gens dont la colonne vertébrale est aidée, pour tenir, par la pellicule - travaillent, et qui travaillent le cinéma... J'ai toujours regardé les box-offices, me suis longtemps réjoui des succès et des semblants de réconciliations même fondées sur les malentendus les plus évidents, tout au moins via la fréquentation d'Ile de France (la fréquentation nationale semblant plus étroitement liée encore aux campagnes marketing les plus martelées). Et maintenant, il n'y a presque plus rien. Plus rien, souvent. Et oui, c'est ainsi : il n'y en a presque plus que je peux voir, ou souffrir. J'essaie toujours, mais c'est de plus en plus difficile, et à l'impossible, tout de même, je ne puis être tenu ! Mais je ne me plains pas, puisque je trouve que Gran Torino est un beau film. C'est déjà ça. Je l'ai échappé belle :-)

Je me souviens que lancer ce blog c'était aussi tenter une autre toile pour ne pas lâcher celle qui m'importe le plus : créer des rendez-vous pour traduire en mots un chemin, et approfondir, tenter de gagner en justesse et en partage. Le premier effet net, permettez, est que je retourne davantage au cinéma, ce qui pourrait suffire très égoïstement à ma plénitude (d'ailleurs, cette saison-ci, il va vraiment falloir que je me mette à parler du cinéma dans les salles, de ce qu'il peut y avoir d'à propos à découvrir un film dans le lieu pour lequel il a été désiré).

Le second effet certain : mon attention née pour le web. Me voilà retrouvant des choses qui m'interpellent alors que c'en est bien fini de la presse, tout au moins celle vendue en kiosque qui, à quelques signatures près - et non plus quelques titres -, ne propose désormais que publi-reportages plus ou moins bien maquillés, ou goûts et couleurs assénés sans véritable trace d'un point de vue critique sensible et/ou pensé. Je trouve.

Il y en a d'autres (effets), j'y reviendrai, mais bref, voici venu le temps d'une réorganisation de ma vie'rtuelle car je sens bien que - même si j'ai baissé mon rythme de publication par rapport à ma première année - je peine à sortir des articles un peu étoffés ou qui me semblaient tels... Alors, je fais un pari sur MOIJE : je recommence.

En attendant de redevenir un peu plus consistant donc, le blog est à peu près mis à jour dans ses atours pour sa nouvelle saison : dans son aspect le plus cosmétique (avatar et zoli-lignes colorées) ou dans ses "pages" actualisées - "Précisions... ou Listes" dans la colonne de droite -, et j'ouvre donc ma galerie 2009, les hasards de la distribution me dessinant cette année beaucoup plus densément que la précédente (pourtant bien aidée par la sortie tardive du Costa)… E la dance va



You Rock my World _ 2001 _ Capture


Par D&D - Publié dans : Ici et maintenant
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Mardi 30 juin 2009
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Jeudi 25 juin 2009

...

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Mercredi 24 juin 2009


Antichrist - Lars von Trier


MiD&Dnette tombe instantanément amoureux de Charlotte Gainsbourg lors de la cérémonie de clôture de Cannes. Aussitôt, MOIJE me dis… ben oui… en fait… pourquoi pas ?...

Malgré tout ce qui se répète, qu'on ne voudrait même pas entendre avant de l'avoir vu, mais impossible, impossible d'y échapper, cette impression de tout savoir, et que, décidément, il exagère, mais quel poseur, et misogyne avec ça, et christianisme de nom de dieu d'et j'en passe : j'étais préparé à ne pas aimer Antichrist de Lars von Trier ; les trous d'air chez les artistes que je reconnais ne me gênent pas. Au moins : prêt à trouver ça mauvais. Tant de gens qui avaient vu le film avant de l'avoir vu… après tout… pourquoi pas ?

Retournement inattendu de situation, donc : "pourquoi pas" avait mué en "pourquoi pas" et tout avait déjà changé !... C'était simplement redevenu possible…

C'est drôle comme j'étais convaincu qu' Antichrist s'arrêtait à la bûche tant elle semblait indépassable : impossible d'y échapper, même dans la rue, IMPOSSIBLE, dans les files d'attente,  au ciné, des gens racontent qu'il ne faut surtout, surtout pas y aller avec ce terrible bout de bois - une scène d'Irréversible me remonte -, mon estomac se cabrait déjà d'accueillir l'indigeste bûche… Il serait une fois un film misogyne avec une bûche pour preuve : est tapi là-dedans quelque chose qui me fait rire à ventre ouvert, maintenant que je l'ai vu (et repensant à bien d'autres films)…

Ah la la, j'étais prêt à bien des choses. Ou je l'ai cru. Mais je l'ai vu. Et il me plaît. Et je le trouve beau. J'y retourne. Gainsbourg et Dafoe y sont magnifiques. Je tiens le rôle de cette femme pour extraordinaire. Oui, j'ai tourné la tête quelques fois : oui, là (ou en ce moment), je préfère comme ça. Je t'en foutrais de la bûche misogyne ! J'en ris encore. Non. Ce n'est pas drôle. Il ne faut pas parler des films de Lars von Trier en France. Dont acte. Alors c'est juste que je ne suis finalement pas sérieux du tout. C'est juste que je suis amoureux de Charlotte Gainsbourg. Et basta :-)


Antichrist - Lars von Trier


Par D&D - Publié dans : Brèves - Communauté : Les films : outil de culture
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Mercredi 17 juin 2009



Los abrazos rotos _ Pedro Almodovar



C'est juste que…
je me meurs
je me mords
je suis même complètement mouru !
J'ai le cœur fendu par toi.



Volver _ Pedro Almodovar


Par D&D - Publié dans : Un certain regard
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