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30 mai 2009 6 30 /05 /mai /2009 19:29


Ne change rien _ Pedro Costa


A ma connaissance, Ne change rien de Pedro Costa n'est pas encore annoncé en France. Le film vient de passer au Forum des images, via la programmation de la Quinzaine des réalisateurs du Festival de Cannes.

Jeanne Balibar chanteuse, je ne connais pas, et même, MOIJE ne connais pas grand-chose à la musique, aux musiques, voire aux chansons : je connais surtout où je peux danser. Mais quand j'essaie de m'arracher à mes ignorances, ce n'est pas spontanément par là que je vais : Jeanne Balibar chanteuse. Bon.

Le film, je le reverrai. Nécessairement. Alors, je pourrai tenter d'en parler sérieusement… Qui sait ?... Et là, maintenant : je ne sais pas comment il s'est tourné ce film, comment ça s'est - concrètement - organisé. Hors cela brûle presque l'envie de savoir tant c'est...

Qu'est-ce que c'est : la confiance ?... Cela ressemblerait aux présences du film envers Pedro Costa et envers nous, et réciproquement(s !), déjà. Un point,  juste : Balibar se laisse filmer en plein travail ; au moment où ça travaille. Pas nécessairement au moment où quelque chose advient, mais aussi : quand ça vient pas. Ou pas encore… Et je tiens le droit à l'erreur  - et/ou celui de ne pas y arriver, ou pas encore - pour l'une des plus terribles peaux de chagrin des temps... Alors : le moment où tu te plantes, ou celui où la recherche n'est encore que labourer la terre... Même pas vraiment semer... La confiance, cela ressemblerait à faire un film avec ça dedans - pas que - et que des spectateurs pourront le voir sans chercher le rapport de force : plus fort que Jeanne, plus fort que le film, etc.… 

Joie(s) d'être désarmé et se laisser désarmer… J'avais dormi trois heures, cru que je ne tiendrais peut-être pas longtemps bien éveillé… Me suis retrouvé la bouche ouverte, souvent, à l'exact opposé du bâillement... Des gens partaient, ayant parfois attendu autre chose que ce qui est offert ici ? Je ne sais pas… Mais si ce n'est pas que mon bon plaisir : je sens bien que je vais en avoir des tartines à lire, et à vouloir écrire, sur ce chant noir et blanc là.



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19 mai 2009 2 19 /05 /mai /2009 02:45


Inland de Tariq Teguia


L'an passé, in extremis, à 11h00 du mat' - difficile de faire pire pour le métabolisme de votre serviteur -, j'avais pu voir Rome plutôt que vous, beau film, difficile - on dit comme ça -, que j'attends de revoir… Avec davantage d'impatience maintenant que j'ai enfin pu découvrir Inland.


Inland… La beauté d'un film qui "décolle" quand arrive ce qui serait encore l'indésirable pour beaucoup. Ce qui fait peur, souvent. Peut-être ce qui manquait à Rome plutôt que vous ; quelque chose qui l'ouvre ; ou bien c'est sa force, aussi, de nous cantonner à cette pression-là. Je dis peut-être n'importe quoi. C'est loin, déjà. Il faut que je le revoie.

Comme en sortant de Rome plutôt que vous, je me dis : "Va falloir t'informer un peu plus sur ce pays, mon pote, et son présent, et son histoire"… Toujours cet arrachement à faire, en tout cas pour moi, vers tout ce qui n'est pas un peu familier… Le petit français nourri aux seins français et américain du cinéma... Enfin... Pas n'importe quels tétons français ou américains non plus, hein ? Voyons !… Une gorge bien blanche, judéo-chrétienne s'il vous plaît et hétéronormée à souhait. Yeah !!!... Non mais. Des fois... Des fois que...

Je me souviens comme nous n'avons pas étudié la guerre d'Algérie en histoire. Il y a des choses comme ça, on ne sait pas pourquoi ça passe à la trappe. En tout cas, au moment où ça se passe. Après, on sait, bien sûr. Dans un autre registre, l'éducation sexuelle, je me souviens, aussi, comme cela avait mystérieusement disparu du programme. L'Algérie non, pas disparue : effleurée. Oh, si délicatement ! Conformément au programme, il me semble… Tout cela s'est peut-être arrangé depuis. Peut qu'être moins pire, je crois : tous les espoirs sont donc permis !

Inland... J'y reviendrai. Non. Je pars avec toi.

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12 mai 2009 2 12 /05 /mai /2009 12:00


62ème Festival de Cannes


Demain… Cela va commencer… Cet événement qui n’enchante pas tellement les cinéphiles, souvent… Et pour de bien bonnes raisons. Mais je ne suis encore guère raisonnable, et de tous les événementiels plus ou moins pailletés dont des échos peuvent parvenir à de nombreux (télé)spectateurs, le Festival de Cannes, reste, de bien loin, celui qui m’intéresse le plus, ou me désintéresse le moins. Aussi : celui pour lequel je garde toute mon affection. Glamour oblige.

Jury du 62ème Festival de Cannes
Alors cette année, avec ma vénérée Isabelle Huppert en présidente, ces chers James Gray et Nuri Bilge Ceylan, l'irrésistible Shu Qui et la brûlante Asia Argento, autant dire que j’aurais été aux anges de me lancer dans cette fièvre si singulière, ordre(s) et chaos embras(s)és. Ses petits miracles, ses fantasmes, son business. Du concentré. De l’extrait. Du gloubi-boulga. Mais je m'en lèche : les doigts, les babines, ou TOIQUIVOIS.


Il faut être de fort mauvaise humeur, ou très fatigué, pour ne pas y trouver son chemin à soi. Quand je pense au Pedro Costa… S’en est fallu d’un cheveu que je puisse y aller... Et revoir l’éclat solaire de Sharon Stone ; le genre de trucs tout bête qui recharge les batteries de MOIJE pour un bon p’tit moment. 

Finalement pas de piaule. Faut quand même assurer ses arrières là-bas, même si les films s’y découvrent gratuitement. Faut quand même avoir deux trois ronds à foutre en l’air pour supporter les bien malpolis commerçants de la terrible Côte d’Azur. Non, non, pas tous. Mais... Je l’ai fait une fois. Me suis bien régalé. J’y reviendrai un jour ; ici, au moins...


Un jour… Pas pour cette fois. Tant pis. Y a bien plus grave dans la vie. J’essaierai de piocher entre les plus vulgaires miettes à la télé, et les plus sympas comptes-rendus sur le web. Un autre jour, j’y referai mon tour… Et la voix de Vanessa Redgrave, dans Retour à Howards End, qui tourne… « Yes… Some other day… »


 
© Angeli© Angeli


























(Hé ben voilà... je chouine moins déjà…)


& I'm expecting one of the most decent palmarès for some time.


Happy New Festival !


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1 mai 2009 5 01 /05 /mai /2009 03:16
Episode précédent : Peurs bleues...


Je repense à l'été. Celui-là où j'ai appris la longueur des jours… J'allais bientôt tomber amoureux. Un peu. A nouveau. Je ne savais pas encore que c'était à nouveau. Même si j'ai bien pleuré au déménagement. Je ne savais pas encore que ça pourrait m'arriver si souvent. Pour tout. Pour rien ? Pour l'été ! Pour la longueur des jours…


Maintenant, l'été : le moment de l'année où je peux aimer, après un film en soirée, ce vertige du jour en sortant du ciné.

Même si : je ne peux pas croire qu'il fasse nuit quand je viens de voir un film. Et tant bien même : je n'aime rien tant que voir un film la nuit. Comme en cachette, peut-être…

La nuit, c'est l'intime. Je ne dis pas tout le monde. MOIJE, c'est sûr. Alors c'est là que je vis, le plus (possible ?).

Le cinéma, ça commence comme ça, des nuits plus belles que les jours, peut-être. Pour moi. Très tôt. Très vite. Très bête.



Alain Delon
 

Je recommence.

Le cinéma, très vite, c'était, de toutes façons, quelles que soient mes croyances : la nuit ET le jour.

Fuir le jour pour la salle. Voir naître la lumière dans l'obscurité. Ne même pas la voir naître. C'est là. C'est tout. Incontestable. Plus fort que moi. J'en étais où, déjà ?

J'ai sept ans. Quand papa et maman, ou maman et papa, m'emmènent au cinéma, c'est le jour. C'est la fête. C'est quitter le jour. Ou le sacrer. Je n'ai rien contre ces jours. Et pourtant si. Je ne suis pourtant pas à plaindre. Il ne faut pas. Je ne me plains pas. Cela ne me vient même pas à l'idée. Je suis un enfant gâté. Peut-être. Aimé. A n'en pas douter. Seul. Je ne m'en rends pas encore totalement compte. Qu'est-ce que je raconte ?

Comment le cinéma a failli tuer et sauver l'enfant seul. Qui ne le sait pas. Qui rit. Qui s'entend bien avec… les autres. A en tomber amoureux, parfois. Comment ça va ?



Romy Schneider

 
Il n'y a pas si longtemps que j'identifie l'aspect totalement régressif du plaisir qu'il y a à se fondre dans le noir. Et dans les rouages de l'identification. Voire dans une forme de passivité totale. Direct. J'aime toujours ça aussi. Pas que. Il y a mieux. Je trouve…

J'ai sept ans. J'attends déjà le moment où mes parents m'emmèneront au cinéma le soir. De mystérieux films avec Romy Schneider me font envie. Ce sera dans longtemps. Sois patient. Quelque chose arrive…

Romy Schneider… La première fois que je formule : cette personne, inconnue, qui n'est pas tout à fait une personne ?, comme j'ai envie de l'aimer. Presque aussi fort que maman et papa, ou papa et maman, et peut-être même… un peu autrement… Je ne sais plus. Un amour d'enfant. Bête comme chou, aussi. Aussi salvateur que dangereux.

Ce qui arrive : le premier voyage à Paris. Voyage scolaire, on dit comme ça. Après l'été. J'y apprends une chose, je ne me souviens de rien sauf ça ; quand je reviens, je dis à mes parents : "Quand je serai grand, j'habiterai à Paris". Ce qui est drôle, rétrospectivement, c'est comme toute la famille a vite tenu cela pour vrai.

Il allait falloir attendre 12 années. Avec tous ces étés. Quand les jours semblent interminables. Où l'on attend de grandir. Cela ne viendra jamais ?… Voilà une impatience qui se paiera :-) (Puisque je ne les vois déjà guère plus passer, les étés, rien.) Attendre autant que craindre la rentrée. Les nuits sont courtes. Encore plus précieuses ?... Et douces. Quel dommage de craindre la chaleur, enfin celle-là...



Romy Schneider & Alain Delon - La Piscine


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18 avril 2009 6 18 /04 /avril /2009 23:38





(Ce que Manoel de Oliveira dit dans cet extrait - ou Wenders par sa bouche ? -, quelque chose comme ça :)



"Au cinéma, la caméra peut fixer un instant.
Mais cet instant est déjà passé.
Au fond, c'est la trace du fantôme de cet instant.
Nous ne sommes plus aussi sûrs que l'instant
ait jamais existé en dehors du film.
Où est la preuve cinématographique que l'instant a existé ?
Je ne sais pas.
J'en sais de moins en moins sur ce sujet.
Nous vivons, après tout, dans un doute permanent.
Et en dépit de cela,
Nous vivons les pieds sur terre,
Nous mangeons,
Nous aimons la vie."


Il y a un léger décalage entre le son et l'image par rapport au film d'origine, aussi j'ai beaucoup hésité à mettre cet extrait. Mais j'y tiens trop - ou bien le frisson du sacrilège m'anime :-) - et ce n'est après tout qu'une invitation… Je crois que quelque chose passe quand même. L'essentiel reste de voir le film, non que je le trouve incontournable, on dit comme ça, mais charmant, assurément. TOIQUIVOIS.



PS : Manoel de Oliveira n'est que de deux ans le cadet de Jacques Tati, il me semble. C'est sûrement assez bête de penser à/comme ça, mais quand même, ça (me) fait tout drôle…


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8 avril 2009 3 08 /04 /avril /2009 21:58

 


Aujourd'hui se sont ouvertes les fenêtres de l'exposition en hommage au travail de Jacques Tati : deux temps trois mouvements.


Cela se passe à la Cinémathèque Française, et vous êtes peut-être déjà au courant, surtout si vous vivez au royaume d'Ile de France… Dans tous les cas, il reste bon de savoir que cette institution s'est dotée d'un nouveau site internet, et que l'on peut y visiter pas mal de choses d'où que l'on soit, par exemple ou encore

Jacques Tati…

MOIJE n'ai vu que Jour de fête, Mon Oncle (et il ne faut pas exclure que j'en rie encore) et Playtime, mais ça me travaille… ou plutôt… ça me travaillait…

Là, c'est résolu : un premier tour de l'expo m'a confirmé qu'il me fallait (re)voir tous les films du bien grand bonhomme. (1)

 


 

Exposition Jacques Tati - Cinémathèque Française 


Ciel !, s'écrie le lecteur attentif et fidèle : MOIJE serait-il devenu rapide ? Un billet le jour même, mais c'est du jamais vu !…  Miracle ?!?...

Que dalle. Pas de miracle. Qu'on se tienne le pourdi (2) : les miracles, ça n'existe pas, faut faire face, et tant qu'on peut avec le sourire, qu'est-ce que je raconte, pas du tout ce que je voulais écrire, mais non, c'était… Qu'on se le tienne pour dit : je n'ai point gagné en vélocité.

En vérité : depuis quelques mois maintenant, il m'arrive de ces invitations pour des avant-premières, je ne vous dis que ça (3), mais pour la première fois j'accepte sans hésiter, et même j'accepte tout court. Et sans vouloir sombrer dans la lèche éhontée (sur ce terrain-là j'entends, sinon j'aime beaucoup, pas vous ?) vraiment chouette et bon boulot de celui qui a tenté le truc - une première pour l'institution aussi, envers les entoilés - et nous a contactés. Les équipes de la Cinémathèque, sur place, très bien aussi, je trouve.

Et donc j'ai fait mon petit tour hier, y croisant notamment ce cher Joachim, et... (4).


Bref, tout cela était donc bien sympathique… et peut-être que je Parade un peu… Mais, simplement : merci pour ce moment.



Jacques Tati - Les Vacances de M. Hulot 


Je recommence.

Fidèle à ma rapidité (donc), et à mon penchant pour le dédoublement, je ne parlerai plus en détail de l'expo qu'après l'avoir revue.

Et puis j'aime bien découvrir sans rien savoir... alors peut-être que toi aussi ? Alors dépêche-toi avant que je ne te donne mes vues qui, je ne peux plus l'ignorer, te séduiront tant que tu en oublieras les tiennes. Et dans ma générosité qui le dispute à ma modestie, j'irai jusqu'à te parler des commissaires de l'exposition, et de leur travail. (Oui, d'accord à mon rythme, tu as un peu de temps quand même).

Sinon, pour en savoir tout de suite plus : plein d'indices sur le site dédié aux événements et à l'expo, en lien sur la première image. 


Et déjà, je trouve donc que : ça donne/ravive bien l'envie de (re)rencontrer ce cinéaste. (137)

 

 

 

* * * * * * * * * * * * * * * * * * * * *

 

 

 

(1)

Et une rétrospective à la Cinémathèque s'y prête bien (penser aussi aux autres événements type table-ronde, ou concert après-demain, etc...). Et pour les non franciliens, espérons qu'ils pourront profiter au moins de la restauration prochaine des Vacances de M. Hulot.

 


(2)

Ainsi entendais-je, enfant, cette mystérieuse expression, peinant à m'imaginer ce qu'un "pourdi" pouvait bien être et comment se le tenir, et pire : le tenir bien... pas toi ? 

 


(3)

Non, vraiment, je ne vous dis que ça. Rien de plus.



(4)

"Comment ?... Euh... 25images... Enfin D&D... Et toi ?... Bonjour lecoindel'oeil... Pardon, Thomas... Salut stardust-memories !... Ah, laternamagika, ça va ?..."

C'est vrai que ça fait drôle... La première fois ?

 


(137)

Et pas seulement aux cinéphiles si admirablement pointus de ma précieuse espèce.

 


(5)

Les autres pointures (cinéma ou autres joies) présentes avec qui je ne crois pas avoir eu l'occasion d'échanger :


http://fromafog.blogspot.com/

http://ruinescirculaires.free.fr/

http://www.inthemoodforcinema.com/

http://www.lesnouveauxcinephiles.com/

http://www.buzzeum.com/blog/

http://just4exhibitions.blogspot.com/

http://www.poptronics.fr

 

Et là, cette fois, ça y est, j'ai vraiment battu à plate couture mon record personnel de liens dans un seul billet. Envie irrépressible de Trafic ?... C'te pêche que j'ai, MOIJE, quand même !

 

 

 

PS (non, tu ne rêves pas) : pour quelque chose de vraiment drôle, c'est vers Jacques Tati que ça se passe ;-)

 

 


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20 mars 2009 5 20 /03 /mars /2009 18:30
Sans transition : je n'avais pas prévu de suspendre ma pause maintenant, mais…



Rabah Ameur-Zaïmeche - Wesh Wesh, qu’est-ce qui se passe ?


Dimanche dernier, au 104, la revue Vertigo a proposé une rencontre avec le réalisateur Rabah Ameur-Zaïmeche, autour de ses trois films : Wesh Wesh, qu'est-ce qui se passe ?, Bled Number One et Dernier Maquis.

Je ne voulais pas manquer ça - on dit comme ça. Dernier Maquis reste un des plus beaux films sortis l'an passé pour MOIJE - et pour bien du monde -, et un des plus importants.

Je n'avais pas bien compris quelle forme prendrait la rencontre, mais en entrant dans la salle, découvrant des tables en U, un vidéo projecteur et un écran, je ne doute plus que ça pourrait vraiment changer des discussions "frontales" après un film.

Pas mal de gens viennent, malgré l'après-midi doux et ensoleillé plus que tentant, et les paroles délivrées varient davantage ici qu'à d'autres modes de rencontre que je peux connaître.

Le 104 est censé tenter pas mal de choses, et Vertigo s'y attelle fort honnêtement… Le temps donnera ses réponses… Aussi je croise les doigts pour que ce soit le type de voie emprunté ce dimanche-là, avec cette rencontre prévue sur deux heures, et qui dépassera joyeusement les trois.



Meryem Serbah - Bled Number One


Je recommence.

Il est courant de dire qu'une œuvre, ou un auteur, est ou semble singulièrement proche de soi. Manière de dire… Pas précisément les goûts, les couleurs, mais : la sensibilité. Faute de mieux, on peut dire par là… Même si : de manière parfois mystérieuse... Je ne sais pas pourquoi je vibre autant avec Tarkovski ou Eastwood, pourquoi je suis si simplement immédiatement avec. Toujours ou presque. Quels que soient les degrés d'adhérence et/ou de reconnaissance éprouvés œuvre par œuvre…

Et Rabah Ameur-Zaïmeche, je ne crois pas que ce soit exactement ça, pour moi… Ou je ne le sais pas encore.

Pourtant c'est là, comme une évidence. Une autre forme d'évidence…

… Cette manière de parler, très concrète et sensible, dans une force aussi palpable que "discrète". Je ne sais pas comment dire. Une puissance qui invite, qui ouvre. Pas qui s'impose. Surtout pas qui en impose. Qui ouvre... En ayant bel et bien des choses à dire, des combats, croyances et questionnements…



Mamadou Kebe - Dernier maquis


Dernier maquis… J'y suis bien… 

... La rare complexité de la figure du patron Mao, préservée par le jeu nuancé de Rabah Ameur-Zaïmeche et renforcée par le fait que le réalisateur interprète donc la partition… Cette manière singulière de RAZ de faire d'un obstacle et/ou d'un imprévu une providence (Mao est la "synthèse" de deux personnages antagonistes initialement prévus ; voir encore le premier plan du film)… Le travail du partage entre comédiens professionnels et ouvriers de l'entreprise où se situe le film… La force graphique et protéiforme des palettes rouges… Comme elles, la caméra reconfigure l'espace - et masque et révèle -, ou semble mûe, pourquoi pas, par un chariot élévateur (notamment les travellings verticaux)... Comme elles, elle semble travailler autant qu'elle l'est, travaillée... Epouser les mouvements du travail, d'un travail... Qu'est-ce que je raconte ?... Ces palettes qui semblent "sauver" davantage ceux (les mécanos, pour la mosquée à ciel ouvert, pour la barricade) qui n'en sont pas comme les subordonnés (les ouvriers, n'était le muezzin)... Travailler autant qu'être travaillé, et RAZ, et le spectateur... Et entendre le chef du village... "Faut pas partir. Faut pas me laisser comme ça"...

Qu'est-ce que je veux dire ?

Que samedi, demain déjà, au 104, Vertigo propose une projection* de Dernier Maquis à 17h30… MOIJE dis ça, je dis rien…

Qu'il y a de bien beaux articles, à mes yeux, sur le travail de ce réalisateur et un chouette entretien dans le dernier numéro des Spectres du cinéma



RAZ par Antoine Doyen



* Ne pas oublier, tout de même, qu'il se joue toujours à Images d'ailleurs, où j'ai pu le revoir récemment… Et puis, il semblerait : Libourne, ce soir, Cherbourg et bientôt Cluny, pour ce qui est de l'hexagone…



Intermède surprise donc ; la pause ne devrait plus durer longtemps ;-)



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8 février 2009 7 08 /02 /février /2009 23:15


Exposition Manoel de Oliveira - Fondation Serralves - 2008

 

 
Blog en pause... Take care of you, everyone ;-)
 
 
  
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2 février 2009 1 02 /02 /février /2009 23:14



Les Trois singes



Bientôt huit ans que j'ai vu Nuages de mai. Que j'ai été avec. Tout de suite. Aussi : parce que pour la première fois, quelqu'un m'évoquait fortement Tarkovski.

Faire plus précisément connaissance... Je vais voir tous les films de Nuri Bilge Ceylan depuis. Pas si simple pour MOIJE parce qu'au fond, peut-être : ce n'est pas ma sensibilité. On dit comme ça, aussi. Et peut-être même esthétiquement, hormis les liens avec Tarkovski. Ce n'est pas grave. Il me faut plus de temps. Revoir. De temps en temps…

Son dernier film serait celui auquel j'adhère le moins. Mais je n'éprouve aucune "déception". On dit comme ça, aussi. Ceylan creuse bien des possibles, et sa recherche, que chacun trouvera plus ou moins gracieuse selon l'œuvre, reste une des plus exigeantes, et des plus audacieuses, à mes yeux. Et pas seulement reste : devient. Aussi.

Et puis… cette direction d'acteurs qui m'impressionne, le beau travail des comédiens eux-mêmes… une voiture qui s'enfonce dans la nuit… un homme qui disparaît dans l'impossible raccord de son regard vers une fenêtre ouverte qu'il ne pourra voir de sitôt… un art de l'ellipse singulièrement stimulant… et la détresse d'une jeunesse… et l'endurance d'une femme, contre (le retour de ?) la violence des hommes…

Et… aussi… ce travail sur le son… jusqu'à ces plages où un silence total (sans "ambiance") abrite quelques propos murmurés… à croire un instant qu'ils sont en russe, que je les ai entendus il y a longtemps, que je suis heureux de les retrouver… Mais il ne faut pas s'arrêter là. Je veux d'abord, aussi vite que possible, recommencer. Alors, surtout, revoir Nuages de mai, dont il est si justement question ici.



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1 février 2009 7 01 /02 /février /2009 00:15

 

 

The Living End - Gregg Araki (01)

 

 

 

 

The Living End - Gregg Araki (02)

 

 

 

 

 

The Living End - Gregg Araki (03)

 

 

 

 

 

The Living End - Gregg Araki (04)

 

 

 

 

 

The Living End - Gregg Araki (05)

 

 

 

on air ?

 

 

 

 

Billet rétropublié le 28 octobre 2011.

 

 

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