MOIJE

Samedi 26 janvier 2008 6 26 /01 /2008 15:31
Quand j'écris ces lignes : quatre heures du matin. Et donc à peu près quatre heures que je ne fais rien. Que je n'y arrive plus…

Parce que.

Un peu après minuit, j'ai vu que : il était un peu après minuit. Et comme parfois, à ce moment-là, j'ai fait glisser ma souris vers l'horloge de l'ordinateur, et juste avant que la date n'apparaisse : j'ai senti pourquoi je faisais ce geste aujourd'hui, et là j'ai réprimé un cri, parce qu'à aucun moment, hier, je n'ai vu la date. Dans mes débordements récurrents, cela m'arrive assez souvent : ne pas ouvrir l'agenda… et ça fonce… tête baissée…

C'était l'anniversaire de mon père. Hier.

Trou d'air.


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Faire du mal comme ça, et même si ce n'est pas la fin du monde, bien sûr, mais quelle douleur inutile : ces égratignures-là. Ces coups de griffes qu'on ne voulait pas donner, à ne plus mesurer très bien ce que l'on fait avec ses mains : trop pressé…. se laisser débordé... oublier autrui.

Peut-être que je l'écris, aussi, pour que ça ne m'arrive plus. Allez : de moins en moins.

Peut-être que je devrais lui offrir ce très beau film, à mon père. Puisque je l'aime. Les deux, mon capitaine.

Il y a des choses, quand tu emmènes quelqu'un au cinéma, quand tu regardes un film avec, ou quand tu l'offres… parfois… aussi… passe ce que l'on ne sait pas/a peur/oublie de dire… Je crois que cela arrive.

Et sans s'abriter derrière le fait que les beaux l'attrapent toujours, ou/et sont rattrapés par elle... oui, ne pas oublier cette foi : cela rattrape la vie, les films, parfois.



PS : ce qui n'enlève rien au fait que je suis un pauvre con. Tirelipimpon.
Par D&D - Publié dans : MOIJE
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Samedi 5 janvier 2008 6 05 /01 /2008 14:44

Cet article est donc la suite de Batman et son sigle…


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D'un point de vue critique, certains films, tout au moins à leur sortie, font débat plus que d'autres, sur leur totalité ou sur certains fragments. Et/ou, par exemple, ils se traduisent par une remise en question d'un auteur, qu'elle s'avance comme ponctuelle ou pour ainsi dire définitive, pressentie comme passagère ou profonde. 

Ainsi notamment de I'm not there de Todd Haynes, My Blueberry Nights de Wong Kar Waï,  Paranoïd Park de Gus van Sant voire La Nuit nous appartient de James Gray même si ce n'est "que" sa troisième œuvre (possible raison, entre autres, pour laquelle les attaques sont généralement plus mesurées ?).

D'autres films me semblent pris avec certaines pincettes, voire, un tantinet, une seule pince mais sur le nez. Il est toujours beaucoup plus chic, dans nos salons, de défendre des séries B ou Z, que de traiter avec les mêmes égards les stars qui touchent le grand public. Et plus particulièrement quand elles ne présentent pas un label rouge " rock n'roll ", ou vaguement " trash " (sincèrement ou dans la pose), pire si elles sont bien vivantes et au sommet de leurs moyens (mais je ne dis pas nécessairement de leur talent). Ce ne sont que des exemples. Cela concerne peut-être Michael Clayton.

Je ne suis pas en train d'écrire que toute personne résistant à George Clooney est snob, ni qu'il est nécessairement revanchard de refuser une tranche de tarte à la myrtille.

N'empêche. Ce qui est intéressant aussi : relever les tendances, qu'elles soient à la mode ou persistantes, pour les remettre à leur place, aussi brillamment exprimées soient-elles, et se laisser la possibilité de reprendre, vraiment, une bouffée d'air, et si ce n'est pur, moins usé. 


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Quand je sors de Paronoïd Park et consorts, j'ignore encore presque tout des débats : je ne lis pas, avant, de réactions sur les film que je suis sûr d'aller voir. Mais quand j'en sors, là : il se trouve d'abord que… je ne sais pas… ça m'interroge singulièrement.

Et je ne vois pas pourquoi je devrais trancher. Artificiellement. Par le biais d'un raisonnement strictement intellectuel. Ou par le secours de mon bon plaisir ou pas, parce que : même le mien, sur le plan esthétique, je m'en contrefous. Il doit déjà suffisamment m'orienter comme ça : je n'ai pas besoin de m'y accrocher ou de le brandir. C'est sympa pour parler dans les dîners - quoique -, ou ça peut sauver la mise à la machine à café - j'en reparlerai -, mais...

Parfois, aussi, je n'ai pas la disponibilité suffisante pour échanger avec le film au moment de sa projection, ou pas sur sa totalité : fatigue, paresse, préoccupation autre mais persistante, etc… Je ne suis pas, donc, un critique professionnel ou apparenté.

Surtout, et quand ça ne passe pas par l'évidence - la reconnaissance ? - avec le film, je me demande si ce qui m'a d'abord accroché le regard, c'est la silhouette noire ou la mâchoire jaune-orangée. Et si c'est la "bonne" anse que je commence à attraper… Des films comme Inland Empire, cette année, ou Eyes Wide Shut, déjà évoqué, de la première à la seconde vision : presque le jour et la nuit.

Dans tous les cas… j'attends. J'attends le moment où la rencontre avec le film va vraiment avoir lieu : qu'elle soit étreinte ou empoignade. Ou…


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Je trouve que : le temps donne ses réponses, et ses vrais nouveaux questionnements… Alors je laisse vivre. Et je nourris ma rencontre, en lisant ou discutant, évidemment en revoyant, en étant actif donc, mais aussi tout autant, simplement en vivant, tout ça travaille sans qu'on y pense, quand on le souhaite, en laissant vivre *.

Et puis, à un moment, je rencontre le film. Et ce n'est, bien sûr, que ma réponse d'aujourd'hui - qui changera peut-être après-demain - ou mon nouveau questionnement - qu'il soit urgent ou patient.

Là, je peux en parler. De manière synthétique. Quand la rencontre a eu lieu. Pas avant. Et en plus je suis lent !

La rencontre avec une œuvre : le moment de la vérité. De la sienne bien sûr. Mais profondément. Pas absolue : toute relative, mais celle qui fait qu'on a avancé d'un pas vers ses propres possibles.

Enfin : le truc jaune-orangé appartient tout autant à l'image que la silhouette noire. Mais quand je vois enfin la silhouette noire, je trouve la vérité relative de l'image. Si je bloque uniquement sur le truc jaune-orangé : je n'ai encore presque rien vu.


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Pas si facile tout ça. En tout cas, pour moi. Parce qu'il ne s'agit pas d'épouser un point de vue que l'on ne ressent pas profondément : là, bien sûr, c'est droit dans le mur. Pas si facile : mais tout sauf compliqué : laisser vivre et tenter le dialogue vivant, et ça, j'y reviendrai.

Soit il s'agit de se laisser la possibilité de basculer… Tiens, c'est les sept vies de Catwoman, pardon, les six, de Bob Dylan.

Soit il s'agit de douter, vraiment - au sens philosophique ? -, pour retrouver, débroussaillé et rasséréné, son ressenti propre… Tiens, l'épisode Natalie Portman versus Norah Jones...

Donc quand tu commences, tu ne sais pas ce qui va t'arriver… Qu'est-ce qui va se passer après la douche/fin de déni de réel ?… Alex ?…

Me rappeler ça, tenter de m'y tenir : tout sauf anecdotique. Sans quoi : commencement de la fin de la liberté. Ben ouais. Donc, encore, j'y reviendrai.


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Ce que je préfère : lire ou regarder des (vrais) entretiens avec les réalisateurs. On ne peut pas limiter une œuvre à ce que son créateur a très consciemment cherché **, encore moins à ce qu'il se sent d'exprimer sur le mode de l'entretien, mais parfois : cela (ré)ouvre de sacrées pistes, ou cela revitalise une intuition. 

Viennent ensuite la lecture d'approches critiques, et enfin les goûts et les couleurs : n'importe pas seulement l'expression des autres points de vue, mais le prolongement de la durée de vie avec le film. Parce que les mots des autres font rejaillir les images, que ce soit dans le partage ou par opposition.

Et puis, parfois aussi, il y a l'ambivalence totale. Sur la durée ou dans une alternance. Adhésion ET rejet.

Il faut trancher ?

Pas envie. En vie, oui.


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* Cette manière de "voir" n'est bien sûr permise que dans des conditions d'exploitation cinématographique décentes. Le plus souvent, les grandes villes, donc. Car hors d'elles, le formidable travail des indépendants est déjà absorbé par la question de la visibilité. La durée me semble le second combat nécessaire. Ainsi du réseau Utopia en province : ça, on ne peut pas lui enlever. Paris, sur ce plan, reste un privilège absolu, malgré un réel effondrement. Il m'a d'ailleurs fallu courir à Créteil pour revoir Michael Clayton. Je ne me plains pas, mais ce ne serait pas arrivé il y a dix ans.

** Dans la série toute règle a ses exceptions, je précise quand même ma position : les œuvres qui m'interpellent relèvent avant tout d'un auteur, autrement dit le metteur en scène/réalisateur. C'est, en tout cas, ma manière de les recevoir.


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Par D&D - Publié dans : MOIJE
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Dimanche 30 décembre 2007 7 30 /12 /2007 01:15


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Je reporte à janvier la suite du sigle de Batman : trop indigeste entre deux fêtes, et ce que j’insère là devrait lui profiter.

En outre, ça me paraît déjà assez gratiné. De l’art de couper les cheveux en… ?

Bref, j’ai la D&D attitude : ça va passer.

Ou pas du tout.

Cela dit, j’aime vraiment beaucoup le champagne. C’est confirmé.


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Il semble fréquent de reconnaître que la première écoute d’une œuvre musicale, ou même simplement d’une chanson, n’est pas toujours l’endroit le mieux placé pour arrêter son plaisir ou/et son point de vue.

Faut avouer : ça, déjà, il fallait oser l’écrire comme ça. MOIJE a/est encore frappé. Comme le ch…

Pardon. Pour la chanson : reconnaissons évidemment l’avantage de la durée. Tu peux réécouter sans en prendre pour trois heures, et d’ailleurs tu vas réécouter, parce qu’avec un peu de chance : ça va passer 666 fois aujourd’hui entre le transistor ( ?), ou l’i-chose,  et la télé.

Sérieusement : je ne connais pas beaucoup de gens que ça intrigue le nombre de fois où l’on écoute un CD (qu’il dure 45 minutes ou 4 heures).

En revanche, quand tu vas voir beaucoup de films deux fois, et certains plus, et d’autres bien plus : là, tout à coup, c’est louche… Si, si. C’est presque, comme qui dirait, contre nature. Alors, en général, ce qui est renvoyé à l’expéditeur : tu es un passionné. En l’occurrence, non, et d’ailleurs revoir tant de films réduit le nombre de films « découverts ». Quoique... Mais le temps est compté. Donc non. Pas passionné du tout. Mais ça neutralise efficacement le risque du dialogue. Je ne suis pas en train d’écrire que le cinéma doit être la première urgence de tout le monde… Je m’interroge sur des différences de perception. Elles me semblent tout sauf anodines.


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Le fait de vivre avec la musique est généralement, plus ou moins, intégré. Faut dire, ça ne date pas d’hier la musique, donc : ça doit aider. Idem : la littérature. La foule en délire aura compris que je ne m’arrête ici qu’aux formes d’expression les plus accessibles, les plus partagées. Même MOIJE vis avec la musique et la littérature. Pas toute et toute. Mais pas au p’tit bonheur la chance non plus.

Vivre avec le cinéma : je ne trouve pas. Que ce soit intégré. Evidemment je ne parle pas des pros, des cinéphiles ou vores - je ne dis pas « Vors » -, etc. ... A la limite, il peut exister un rapport au DVD, à la vidéo ou ce que tu veux, et c’est très bien, déjà ça. Mais le cinéma est ailleurs. Cela peut le prolonger, parfois.

Ce qui pointe : la musique et la littérature peuvent se vivre beaucoup de chez soi, et l’on peut les faire suivre (en promenade, au café, toi qui vois). Pas le cinéma. Il faut le suivre. Et il faut sortir. A chaque fois. Pas le choix. Etre avec d’autres. Presque pas le choix : à 10h00 du matin pour de Oliveira, la foule se gère sans C.R.S., ça va.

Evidemment, on se heurte à un aspect strictement économique. Revoir un film, cela coûte plus cher que de remettre un CD dans la chaîne ou de reprendre le livre dans la bibliothèque. Donc la poule et l’œuf se mordent la queue et je suis bien embêté : ils ne trouvent pas mais ça reste indécent.

Pourtant, je ne peux pas m’arrêter à ça, même si c’est incontestable, parce que l’étonnement singulier ET fréquent – combien de fois tu l’as vu ? -, mais vite évacué, ne relève pas de ça en premier lieu. Et avoir bien des moyens ou bien des cartes illimitées ne change pas la (mal)donne tant que ça. Vous ne trouvez pas ?... Parce que vraiment, sinon... D&D téléphone maison.


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PS : et n’oublions pas ce qu’a dit Fanny Ardant… « La veuiiiie saiii… come dai bullll’ deu champaaagne ! ». (Pas obligé de me croire, mais j’imite mieux à voix haute).


Oh et puis m... c’est les fêtes :


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Par D&D - Publié dans : MOIJE
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Dimanche 23 décembre 2007 7 23 /12 /2007 05:37

Cette entrée ne relève pas de ma Tentative d'autoportrait… mais quand elle commence, j'ai encore seize ans.

Hall d'entrée d'un cinéma. Tout en longueur. Avant même les portes vitrées qui donnent accès aux caisses,  la rue s'engouffre dans ce hall, souvent la pluie, parfois le froid.

Sur les côtés, des parois vitrées : je me promène entre… Entre les images et les affiches protégées des films d'aujourd'hui ou de demain, du mois prochain et tout à coup, il y a ça : 


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C'est tout. Rien d'écrit. Un film, je suppose : à cause du graphisme, et de l'environnement.

Première énorme campagne marketing que je verrai, mais ce n'est pas mon sujet, ici.

Cela part de : je ne comprends pas. Je ne comprends pas ce que je vois. Je tente une hypothèse, la devinant trop imprécise, probablement erronée.

Qu'est-ce que c'est que ce truc ?

On dirait une mâchoire…


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Ouais… Pas très futé, le D&D… Une mâchoire, vraiment ?... Non, ça ne peut pas être ça… Pourtant, ce que je vois, et sans pouvoir encore réinterroger mon regard, là où ça s'agrippe sans vouloir en démordre : ce truc jaune-orangé, qui m'évoque au mieux une sorte de bouche ouverte… Ben voyons, avec des dents rondes, bien sûr. 

Mais c'est là : ce qui a attrapé mon regard.

Est-ce que j'ai tellement envie d'embrasser ou de mordre à cet instant-là ?

Il n'y a rien à faire : je ne " vois " pas… De même qu'une fois que tu as vu la chauve-souris, une fois que ton regard a épinglé la silhouette noire: très difficile de revisualiser le truc jaune-orangé, de le faire repasser… au premier plan.

Je recommence.


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Alain, le philosophe - j'en ai lu trois, permettez que j'étale -, rappelle dans ses Propos sur le bonheur que toute cruche a deux anses (souvenons-nous que je ne suis pas misogyne). Une qui permet à la main de soulever facilement l'objet. Une qui lui fait mal (à la main, j'espère que tout le monde suit) dans la même action.

Autrement dit, non seulement face à un événement, mais aussi bien face à quelqu'un ou une œuvre ou ce que tu veux, il y a une manière de " prendre " (ce qui est en train d'arriver) qui préserve - et cela peut-être l'amour -, et une manière qui blesse - et… motus à ce jour.

Après, soit on se livre uniquement, pieds et poings liés, à la spontanéité. Soit, parfois, il faut opter ;-)

Aimer quelqu'un pour ses " qualités " : n'est-ce pas vouloir consommer l'autre ? Aimer quelqu'un pour ses " défauts " : d'abord sauver sa propre peau ? Je fais aussi court que possible. Je veux dire que : ce n'est pas là que ça se joue, le côté qui préserve et celui qui blesse. Vers la justesse, nous n'aimons pas nos proches en étant animés par la conviction que les autres ne mériteraient pas notre amour.   

Mais j'ai déjà parlé un peu de ça, et je me suis promis de faire court, malgré le sujet. 


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Suite et fin au prochain épisode, le prochain billet ou juste après : je l'écris pour le faire… tralalalalère...



PS : ben oui, sur la dernière photo avec Catwoman, c'est moi, dans ma tenue disco. C'te question, encore…

PS2 : on ne dirait peut-être pas encore comme ça… mais ceci est intimement lié à mes secondes visions de My Blueberry Nights, Paranoïd Park, La nuit nous appartient, Michael Clayton et I'm not There… retralalalère…


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Par D&D - Publié dans : MOIJE
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Vendredi 30 novembre 2007 5 30 /11 /2007 04:25
Cet article est promis depuis longtemps à ma chère Spicedi, en réponse à l’un de ses commentaires. En te remerciant pour tes encouragements, ta bienveillance, ton amitié attentive et l’amour que tu portes joyeusement à ce blog :-)






Si votre meilleur(e) ami(e) vient vous voir parce qu’il/elle a tué quelqu’un, est-ce que vous l’aidez à cacher le corps ? Genre… Tout le monde a entendu ces questions quelque part...

Cela demanderait sans doute haute réflexion. Mais le temps est compté. Impossibilité du luxe du dilemme : il faut trancher. Il serait toujours temps de réfléchir après.

Et alors, après ? Et bien après, on verra, par définition. Je ne sais pas non plus.

Mais - là, tout de suite, maintenant -, bien sûr, je vais cacher le corps. Je dis bien sûr. Je ne dis pas tout le monde. Je n’ai aucune idée de ce que je serais capable de faire ou non. Mais bien sûr. Si telle est la demande… Il n’y a là aucun fantasme. J’espère que cela n’arrivera jamais… Ce n’est évidemment pas le propos.

Je recommence.




De quoi ça cause dans le poste ?... L’amour inconditionnel. Il y a ça dedans aussi.

La toute première définition ce serait : il n’y a pas de condition posée à l’amour. Par exemple, il n’y a pas l’attente d’une réciproque (comme moi avec Sharon Stone ou Catherine Deneuve, et c’est heureux me redirez-vous, sans quoi je serai fort dans la mouise). Ce n’est qu’un exemple.

La seconde, et je m’arrêterai là - bien qu’il y en ait forcément d’autres, mais nous savons aussi que je serai déjà trop long -, la seconde, donc, dis-je depuis vingt mots déjà, la seconde, oui, voilà, nous y sommes presque, mais non, en fait j’ai commencé par là : la seconde est la première, mais non il n’y a pas de hiérarchie dans l’amour, ni de chiffres et …

Respirons ensemble puisqu’il est entendu que nous allons tenir le coup.

D’accord ?


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La belle injustice de l’amour, dont la cause est déjà une belle injustice, la belle injustice de l’amour - mais oui j’arrête - c’est : je ne te j(a)uge pas. Du tout. Au point que : rien de toi ne peut me détourner. Parce que c’est un engagement, aussi. Je parle de cet amour-là. Et qu’elle qu’en soit la forme (les couples, les ami(e)s, les amants, ce que tu veux…).


Etre là. Avec. A côté de. Aux côtés de. Envers et contre tout. Une faute ? Une erreur ? Un échec ? Je ne sais quoi ? Cela ne nous concerne pas. Cela ne nous concerne qu’en tant qu’événement, morceau d’un chemin. Ce n’est pas un examen, encore moins un concours.

Mon amour, mon amour : pas d’examen, ni de concours. C’est promis.

Je te le promets. Je me le promets. Que cette respiration nous soit permise.

Autrement dit : ça D&Déblogue sec aujourd’hui.


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Oui et non. Comme d’hab’ quoi.


Evidemment, cette injustice n’est que justice et pourrait être naturelle envers tout un prochain. Sauf que. T’as vu dans quel monde on vit ? Ben oui, t’as vu, puisque si t’avais douze ans - et sans accident - tu serais en train de lire un autre blog. Bref.

Robert Bresson a dit : « Regarder, c’est comprendre. Comprendre au sens d’aimer, de ressentir. »

A fond. Je souscris à fond.

Oh, des ballons !


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Comment que j’vis, aussi, pas que mais aussi : aimer, c’est comprendre. Cet amour-là. Cette injustice-là : quand la compréhension est une évidence.

Parce qu’en se bougeant le cul, je veux croire qu’on peut comprendre (dans ce sens là, pas intello, tu me croiras si tu veux) n’importe qui. Telle est mon utopie. Parmi les choses que j’aime bien dire, et croire, je veux dire que j’ai foi dedans : il suffit de s’arrêter – vraiment – sur quelqu’un pour l’aimer.

Et puis il y a la belle injustice de la facilité, de la fluidité, de la reconnaissance sans heurt.

Une forme d’immédiateté. Rien à voir avec le coup de foudre dans mon propre vocabulaire. Parce que la foudre, ça t’éclaire pas, ça te calcine. Je plaisante bien sûr. Pas que. Je fais court. Il est ici question d’amour. On reparlera aussi du désir une autre fois. Si t’es encore là…

Et à un moment, si on veut, dans l’amour, on s’engage. Exclusivement ou pas. Toi qui vois…


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Répétons, répétons. Ceci n’est pas un cours : c’est d’où je parle.


L’attachement aux auteurs vivants et contemporains, c’est aussi parce que cet amour là peut se vivre pleinement et au présent.

J’aime Andreï Tarkovski. Inconditionnellement. Mais bon. Le malheur veut qu’il ne fera pas de nouveau film. Et il n’a pas eu la présence d’esprit de signer un seul navet. Même simplement une erreur, comme l’on doit parfois en faire. Tout dépend d’où l’on part. MOIJE te dis pas le stock que j’ai à faire encore… En tout cas, lui, il ne les a pas faites là, au cinéma. Alors bon, pas très risqué pour moi d’avoir l’amour inconditionnel à ce niveau là. Cela dit, ce n’est pas le goût du risque qui m’anime : rien n’est plus éloigné de moi, je le crains…

Mais si l’on s’efforce à une forme d’objectivité - ben oui c’est possible ne serait-ce qu’un peu et même si pas toujours - Blood Work, c’est quand même pas Mystic River, et entre Dune  et Mulholland Drive, y a comme qui dirait un fossé. Pas nécessairement infranchissable. Pour celui/celle qui aime. Et rien à voir, je trouve, avec le j’aime/j’aime pas qu’on ressent et peut ressasser devant un film, et dont j’ai déjà assez parlé. 


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Voilà ce que ça veut dire l’amour inconditionnel, à mes yeux. Et pour en revenir au début, finalement, il s’agit de tout sauf d’enterrer. A moins que l’auteur ne le souhaite parfois lui-même. Cela arrive…




PS : tu me croiras si tu veux, mais ce billet ne tombe peut-être pas maintenant par hasard. Devine de quel film je vais te parler la prochaine fois ?…


PS2 (ben tiens, tu m’as pris pour qui) : Non, je ne vais pas « défendre » le Cronenberg seulement à cause de ce que j’écris ici.

PS3 : ami lecteur, si tu n’as pas encore trouvé de quel film il s’agit, demande l’avis du public. Quoique :-)

Par D&D - Publié dans : MOIJE
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Samedi 3 novembre 2007 6 03 /11 /2007 02:04
En déplacement. On dit comme ça.

Quelque chose s’est déplacé ?

Non. Juste moi. Le blog se dévoile petit à petit.

Mais je suis le premier désolé pour mes intermittences.

Je recommence.




Ceci n’est pas un blog sur l’actualité cinématographique.


Faire court : exposition d’un dialogue intime avec le cinéma.


Dialogue ?… Je crois. Le cinéma me fait me déplacer.


Pas en ce moment. Là, c’est un tunnel professionnel. Mais on s’en fout, ici.


Ici : le cinéma est le cœur de ma vie. Et pas seulement ici. Mais : pas seul au cœur non plus.



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Il y a plein de blogs sur l’actualité cinématographique…


Et c’est très bien.


Des cinéphiles, des cinévores, des amateurs, des amants, ce que tu veux, parfois de belles ponctuations simplement…


Et c’est très bien. J’adore. J’en suis quelques-uns…


Il y a d’autres possibles. Dont peut-être celui-ci.



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L’intime m’importe dans son possible universel (bonjour, ma Reine...
;-) ).

Répétons, répétons : voudrais emmener qui j’aime.


Aussi : qui m’aime un peu.


Je trouve que : le cinéma est un cadeau. Nécessaire. Mais cela peut-être la peinture, par exemple. Bien sûr. Ou pourquoi pas les deux. La musique ? Tu m’as compris. Photographie. La littérature. Les petites paroles très utiles… Les échos… du vivant…


Ouvrir encore. C’est tout. Pas déchirer. Pas à tout prix. (Déc)ouvrir. 





Petit sentiment d’avoir à mettre un peu d’ordre dans mes premiers machins-choses.


On appelle ça des catégories, ce que tu veux.


Alors (parce que ça va continuer), sans hiérarchie, et à ce jour :  

   Un certain regard…
   Un jour, un café…
   Tentative d’un autoportrait…
   Ici et maintenant (la vie du blog) : No film last night
   MOIJE (d’où je parle) : Ma vie sexuelle, les trucs sur TarantiNO
   Diagonales (au travers de différentes œuvres, et si possible pas en travers) : Peur générationnelle
   Ailleurs (autre approche - et strictement cinématographique - des affinités électives, que les liens) : Lost Highway  
   TOIQUIVOIS (analyses, critiques, ce que tu veux) : Zodiac

Qu’elle est petite pour l’instant, cette dernière rubrique. Pur hasard, peut-être. A ce jour, je trouve que : la puissance cinématographique de 2007 est concentrée dans son premier semestre. Et le blog est né ensuite. Je reviendrai peut-être sur certains films. Cela dépend : quand j’aurai l’impression d’écrire ce que je n’aurai pas vraiment lu ailleurs - et, exception passée, quelque chose de positif. Sinon, je préférerai recommander, Ailleurs. Mais il reste quelques films que je veux absolument ou résolument voir et dont le hasard ou la fatigue m’a pour l’instant privé :
Alexandra, le Rohmer, le Van Sant, le Weerasethakul, Richard O, Boarding Gate, j’en oublie sûrement, là, tout de suite. J’en ai vu bien d’autres depuis Zodiac. Mais rien d’incontournable pour moi. Ou je n’avais rien à dire de « nouveau » ou de personnel… Je sais que j’irai voir Jesse James…, aussi. Parce que ça m’intéresse la manière dont Pascale le défend, le défend et le défend. Mais je n’aurai peut-être rien à dire dessus. Ou rien de plus. Et peut-être je recommanderai simplement d’aller voir le film et d’aller lire les articles de Pascale, Ailleurs. Mais je n’ai pas encore vu le film. Alors je ne peux pas me permettre. Pas encore… :-)

Il est possible que je ne puisse pas retourner au cinéma avant trois semaines encore (Très douloureux, mais cela ne m’empêchera pas d’écrire : puisque je suis bavard. Tu le sais peut-être déjà. Et la notion d’actualité n’est pas essentielle pour moi. Sauf exception, comme d’hab’, quoi !)... Question d’horaires de travail. Le tunnel. Mais il y a
Opening Night, que j’ai posé sur le lecteur DVD – je n’ai sans doute pas fini de raticionner ;-) – parce que j’en ai besoin. Parce que ce tunnel n’est qu’une épreuve où il y a bien plus à perdre que possiblement à gagner (je veux dire ouvrir). Alors j’ai besoin de ce film pour me rappeler que : il ne faut pas lâcher, ni oublier les belles exigences, que tout ce qui ne détruit pas rend plus fort. Et ouvre…  Et maintenant, un peu quand même : je la ferme !
 

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PS (ben oui, qui a vraiment cru que j'allais la fermer ?) : ce billet a déjà quelques temps, donc... L'ironie du sort : la visibilité des nouvelles catégories ne sera pas immédiate, le sésame - qui semble ne pas avoir failli - ne m'est prêté que par intermittence, aussi. Dans l'attente de la fin du bug pour un fonctionnement plus fluide, hors mes propres débordements actuels...
Par D&D - Publié dans : MOIJE
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Dimanche 23 septembre 2007 7 23 /09 /2007 21:26

Fin de la saga (et) de l'été, avec ses spoilers, à la suite de …(IV) … ou No Girl Power


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Ce long article, sur un film que je trouve parti dans les décors, aura donc complété ma présentation (ou l'inverse). Il est sans doute plus rapide (qu'est-ce que ça serait sinon ?) de le faire en exprimant ce que l'on écarte, qu'en s'élançant dans ce qu'on reconnaît - ce que je reprendrai, ensuite, avec joie ! Cela me permet aussi de jouer avec des limites, conscient de ne pas être à l'abri d'un dérapage. Je tiens à préciser ça : je ne me sens pas confortablement assis derrière mon ordinateur pour le plaisir de dégommer un truc. J'ai peur, aussi. Ben, oui :-)

Donc : j'y vais sur ce que je veux aussi dire de limite sur Tarantino. De plus en plus de femmes dans ses films. Et là au générique d'entrée, on a " the girls ", donc : on nous met tout de suite du côté du tueur (cf III). De la misogynie (cf IV). Ce ne sont que des signes. Je trouve que : le dernier (premier ?) problème du cinéma de Tarantino, c'est qu'on est acculé à la passion de Tarantino, et sa passion… ça tournerait autour de l'homosexualité/homophobie.


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Et comme on est juste dans la passion de ça : pas intéressant du tout, bien pire. Je ne prétends pas connaître avec certitude les angoisses réelles de Tarantino, et je m'en fiche. Mais il y a un truc par là qui limite/biaise terriblement ce qu'il fait. Et d'ailleurs, on va aller exploser les bombassexuelles. Les autres (j'y reviens) auront droit à la vengeance. C'était quoi le grand moment censément grave traumatique dans Pulp Fiction ? J'arrête là.

Je trouve que : vu le système de cinéma que Tarantino lui-même établit, tant qu'il ne se confrontera pas directement et consciemment à ses angoisses, on restera dans la perversion. On regardera le monsieur faire, avec plus ou moins de savoir-faire, joujou avec son caca. 


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S'il n'y avait pas un tel système de volonté de fusion avec le spectateur, cette question ne se poserait pas. Elle ne se pose souvent pas. Mais là, je ne vois pas comment on peut en sortir autrement. 

Ici, ce que je ressens, en descendant d'un cran : dans l'organisation du film, au fond, les filles de la seconde partie sont des hommes. Je me dépêche de préciser que les codes de virilités ou de féminités me touchent assez peu d'un point de vue strictement personnel, dans ma vraie vie. Je ne considère pas que faire des cascades, fumer la pipe ou boire trois litres de bière en ronronnant devant un match de foot sont des privilèges réservés aux hommes. Mais dans ce film, vu l'extrême polarisation des groupes, répétons, répétons : les filles de la première partie prennent en charge les femmes, et sur un mode hypersex. Ce sont les hommes, qui ne se font pas tuer. Ils accèdent même à la vengeance.

Peut-être même : la mise à mort de Mike/spectateur/Quentin par ces " hommes " est la résolution brusque de ce " désir " là, impossible à assumer ici… Quelque chose par là. Je suis désolé de faire de la psy de comptoir. Raison pour laquelle j'ai gardé ça pour la fin : pas parce que c'est le " meilleur ", mais parce que je ne m'y connais pas assez pour dépasser une imprécision et une incertitude certaines. Les précédents articles me semblent assez précis sur mon ressenti et ma perception de ce qui suffit à me détourner de ce film.


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Je reprends un instant avec l'entretien des Cahiers. Avant l'extrait précédemment cité (cf III), Tarantino dit : " C'est drôle… La façon dont les filles de la première partie parlent et se comportent, notamment dans le bar, l'ascendant manifeste qu'elles ont sur leurs petites copains - au point de les féminiser ". C'est vrai que c'est fin. Il faut voir la gueule du copain de celle qui fait le lap dance. Si j'avais le temps, je crois que je pourrais faire une dissert' là-dessus (sur cette citation et sur la gueule du mec).

Petit bijou : ça me défrise violent quand Quentin demande, dans l'entretien, " ça l'a fait pour vous ? ", à savoir la collision, et que les représentants des Cahiers se contentent de répondre " Absolutely ".

C'est intéressant que là ils impriment leur réponse en anglais, non ? Je précise que c'est avant qu'il expose ses meilleures intentions, avant donc " les filles attachantes ". 


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Je reviens donc sur le strict terrain de la misogynie.

Outre les questions de morale du regard (plutôt dans les trois premiers articles), je (me) pose aussi des problèmes de morale, tout court. J'en ai conscience. Mais est-ce que cela peut se résumer à " Tarantino, homme de plaisir / D&D, homme de devoir " ?… Beaucoup diront que cela n'a rien à voir avec l'expression artistique. Je ne sais pas.

Je trouve que : c'est complexe.

Parce qu'en même temps, une grande majorité dénoncerait un cinéma fasciste (Leni Riefenstahl ?) parce qu'il est fasciste ou d'esthétique fasciste. Donc, c'est complexe. Peut-être, en effet, il ne faut pas tout mélanger (expression artistique et éthique). Mais pourquoi on sauverait les misogynes et pas les fascistes ? Une véritable hauteur de vue demanderait de dépasser tout ça. Sinon : ça commence quand, l'horreur ?

Je précise aussi que je ne situe pas du tout la question éthique au niveau de l'histoire racontée. Est-ce que l'histoire d'un film est morale ou pas ? Je ne vois pas le problème. Et, je n'ai pas besoin de happy end...


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Je recommence.

En littérature, on trouve, par exemple, le cas Céline. En général, tout le monde fait la part des choses - comme si l'œuvre la permettait elle-même ? -, et on peut-être dégoûté par le mec mais pas par l'œuvre. Moindre des choses, en soi… Sinon, ce pourrait être souvent disette :-)

Je ne suis donc pas non plus en train de dire qu'il faut être un saint pour avoir le droit de s'exprimer. Sans quoi, il n'y aurait rien à lire ici ! Ni, qu'il y aurait une limite, chez l'être, à partir de laquelle il n'aurait plus le droit.

Ce que je me demande, c'est : peut-être que c'est le système de manipulation et la volonté de fusion chez Tarantino qui détruit cette possibilité. En tout cas, c'est ce qui m'interroge… 


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Par ailleurs, je ne vais quand même pas développer sur les liens profonds avec Kill Bill ou Pulp Fiction, mais la fascination première qu'a Tarantino pour la violence me pose aussi problème.

Je n'ai évidemment rien contre la violence au cinéma, en soi. Parce que je reconnais la violence, je reconnais la mienne aussi. Mais ça ne me fascine pas du tout. Encore une fois, j'essaie de faire au mieux avec, en l'assumant, comme un grand, mais je ne vais pas me complaire dedans et ensuite me sentir coupable.

Je trouve que : chez Tarantino, la fascination pour la violence est première, fondatrice et surtout aliénée/aliénante…


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Pour finir, Tarantino m'apparaît donc surtout comme un passionné avec un certain talent visuel, épaissi par son passé de cinévore. On n'est pas dans la platitude pure des images. Mais si je n'ai pas un grave problème perso avec lui, pour l'instant on est avant tout du côté de l'esbroufe énergique et passionnée (répétons, répétons), avec des trouvailles, ça bosse pas mal dur.

Bref : un grand divertissement, et à peine plus que ça. Mais : du divertissement du vingt et unième siècle, très sophistiqué, qui a déjà beaucoup vu mais qui a su conserver du désir.

Au mieux, je peux considérer que Tarantino est un lapin facétieux (cf paragraphe sur l'adolescence dans Scream II). Dans les pires moments : un truc dégueulasse, il y a sûrement bien pire, mais bon.

Je dis peut-être n'importe quoi.

Alors quoi ?


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Si je ne dis pas n'importe quoi, je n'ai plus envie de ça à cause des pires moments. Je préfère de loin, dans ce cas là, pour me divertir, je ne sais pas, je crois bien que je préfère Rush Hour 2,  voire même Ocean's Eleven

Donc, je rêve d'un consensus moins fort chez les principaux critiques qui nous vendent à chaque fois le nouveau Tarantino comme si c'était du très grand cinéma. Que Bonitzer, avec son article sur Pulp Fiction, ait décomplexé tout un tas de gens, tant mieux pour eux : est-ce qu'ils se sentaient coupable de quelque chose ? Je me souviens que son article ne m'avait pas du tout impressionné. D'ailleurs je m'en rappelle fort peu. OK. Je vais le relire. 


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Surtout, je vais tenter de revoir en urgence, donc pas au hasard : Minuit dans le jardin du bien et du mal, Le couvent, Mulholland Drive, Inland Empire, Twin Peaks, Solaris, Le miroir, M. Butterfly et Crash. Allez savoir pourquoi…



PS : n'arrivant pas encore à me convaincre moi-même que mes élucubrations, même longuement martelées, sont paroles divines, voici un article d'un critique qui a aimé Deathproof, avec une réflexion sur le " marché de la viande " pertinente en soi de toutes façons. Et s'il y a quelques acharnés (dans un sens, dans l'autre, ou ailleurs), je conseille le parcours de cet interminable post - mon article à côté, une miniature - dans le forum des Cahiers du Cinéma. Rien qui m'interpelle vraiment sur le film mais beaucoup d'idées très intéressantes en elles-mêmes, et quand même une femme qui fait aussi remarquer que les filles de la seconde partie sont des mecs ! Bref, comme d'hab, quoi : c'est toi qui vois… Et si tu aimes ce film… sans doute tant mieux pour toi ! :-)



Partie écrite le 9 juillet, arrêté le 23 septembre.

Voilààààà… c'est fini.


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Par D&D - Publié dans : MOIJE
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Vendredi 21 septembre 2007 5 21 /09 /2007 23:51

Cet article est la suite de … (III)… ou Grande Illusion, avec toujours les mêmes spoilers...


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Relançons le moteur : film/interview, collision/coeur du truc, vouloir la mort des filles.

Inquiétude : ce n'est pas seulement la montée de la musique et consort qui sont élaborés en vue de la collision, mais tout ce qui précède, depuis la première scène : il s'agit de créer des " filles attachantes "… pour les exploser !

Autrement dit : y a comme un défaut, Fernand. Mais voyons à quel point…

Là, on peut commencer à parler de la deuxième moitié du film : second groupe de filles et nouvelle confrontation avec le tueur. Sauf que : les filles ici ne se situent plus au même endroit que celles de la première moitié… C'est alors que les problèmes recommencent...

Alors, forcément, moi aussi !


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Un aspect du problème réside dans la manière dont Tarantino me fout dans sa séance de psy alors que j'ai rien demandé (cf II), le tout en voulant s'assurer à un certain moment (la collision) mon identification au tueur (cf III)... mais si je veux continuer à détailler le processus - alors que ça me gonfle aussi, parce qu'on n'est pas chez Eastwood ou Tarkovski -, je suis bien obligé d'approfondir ce que j'ai l'impression qu'on me colle sous le nez.

Dans la première partie du film, on me colle sous le nez des filles qu'on veut super chaudes. Pas dans la seconde. Je trouve que : au contraire, dans la seconde. Même s'il y a un miroir entre les deux parties sur le " girl talk " avec l'air bien connu : les filles entre elles, faut voir comment elles parlent, elles sont beaucoup plus crues que les mecs en fait. OK. Pourquoi pas. C'est peut-être encore nouveau de le montrer… 


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Donc elles parlent cul les filles. Mais celles de la deuxième partie sont globalement plus sapées " codes masculins " que shorts moulants dans la première. Et la Pom Pom Girl reste le tout gentil fantasme. On trouve même une nana qui nous explique qu'elle ne va pas, mais pas du tout aller coucher comme ça avec le mec qu'elle veut vraiment. Rien à voir avec les filles de la première partie. Rien à voir avec le lap dance (" danse du ventre " dans les sous-titres, on se demande s'il faut rire - mais là, c'est pas la faute à Quentin, je sais bien).

Autrement dit : dans ce film, vu l'extrême polarisation des groupes, les filles de la première partie prennent en charge les femmes sur un mode hypersex. Les secondes, mêlant un maximum de codes historiquement masculins et la version étherée des codes historiquement féminins, se situent radicalement ailleurs... Et donc miracle : elles ne se font pas tuer. Elles accèdent même à la vengeance.

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Bilan je ne vois pas comment contestable : ce sont bien les filles de la première partie que Tarantino [qui se prend pour le spectateur qui se prend pour Mike donc] veut exploser pour de bon. Period.

Perso, ça m'amuse moyen. Et ça n'est franchement pas nouveau, pour le coup.

Perso, j'en crève à quel point c'est pas nouveau. 


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Ces filles, les hypersex, le font jouir s'il les décapite à l'image. D'accord, c'est mieux que Mike finalement, lui, il veut toutes les exploser comme ça : même les autres il aurait bien voulu, mais là, elles seront sauvées parce qu'elles ont moins leur " chatte sur le nez " (Valclair *, si tu nous regardes :-) ). Donc, je pourrais tout aussi bien vomir. Mais ce n'est pas tout…

Soit dit en passant, je n'irai certainement pas revoir le film pour retrouver à quelle(s) autre(s) occasions, Quentin nous fout littéralement à la place de Mike, dans la volonté de le substituer à notre désir…

Je recommence...


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Quentin a envie d'exploser ces filles là, en particulier. Pas moi. Un des premiers moteurs de son désir, c'est leur hyper-sexualité. Même seulement apparente. On a tout à fait le droit de proposer un truc là-dessus évidemment. Même si les mecs qui ont peur des femmes et surtout du désir féminin, on a comme quitté le besoin d'inédit… Si je ne me trompe pas de planète, nos organisations sociales et nos religions sont essentiellement et historiquement fondées là-dessus, la répression du désir féminin et de son expression, non ?

Résumons quelques siècles de magma judéo-chrétien, de systèmes de classes, avec lois des jungles et des plus forts (mais pas en n'importe quoi) : tu vas payer, salope impure !

Variante : ma protection peut te permettre d'accéder au statut de putain respectable.

Ici donc, on part de : " tu vas payer, salope ! ".  Alors, en 2007, ce serait mieux de se rendre bien compte qu'on est en train de le faire pour savoir comment en sortir.

Otherwise : dead end. 


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A un moment, dans la catharsis, on en sort. Et on n'en sort pas par la vengeance. La vengeance, c'est un autre truc de catharsis en soi. D'autant que Tarantino reconnaît monter un piège pour m'acculer à son désir. Mais si tu crois choisir pour moi, soit tu tombes bien si je suis barré pareil, soit tu tombes très mal, parce que je ne marche pas et en plus je vois le système dégueulasse…
D'ailleurs moi, comme on sait maintenant, par exemple : Sharon Stone dans Basic Instinct, elle ne me fait pas peur. Je bande même joyeusement, librement, tellement elle transcende les pièges qui voudraient l'acculer à être une victime ou un stigmate. Je bande respectueusement, si, si, c'est possible : je ne vais pas lui en vouloir à mort en l'absence de réciproque. Même, je comprends. :-)

Aussi, dans Deathproof, contrairement à ce qui a souvent été vite dit. Pas de véritable Girl Power

Ici, les salopes ont payé. Une fois de plus.  


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(à suivre...)

& The End (Yeahhhhhhhhh !) au prochain épisode.

Partie écrite le 9 juillet, arrêtée le 21 septembre.

 

* Je précise que je suis en train de découvrir le blog de Valclair avec beaucoup de respect, et qu'il ne fait aucunement la peau aux femmes ! Le billet - Croquis : la femme aux deux amants - dont je reprends une citation (injuste de ma part, ne suis-je pas taquin ?) est lui-même un pur cadeau. 


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Par D&D - Publié dans : MOIJE
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Samedi 8 septembre 2007 6 08 /09 /2007 02:58

Cet article est la suite de ...(II)… ou No Attame, le tout bien sûr truffé de spoilers.




Deathproof (Boulevard de la mort…) donc : il est permis de m’appeler Gratounette…

Et je n’en reviens pas que ce qui m’a écorché pendant le film soit écrit noir sur blanc dans un entretien donné aux Cahiers du cinéma (Juin 2007, le numéro avec un très bel article dont j’ai déjà parlé sur Zodiac).

C’est vrai : il y a plein de trucs hyper divertissants et agréables voire excitants dans le film, et c’est drôle, et on ne peut que remarquer un certain boulot visuellement, et tout, et… dès la première partie : ça ne va pas comment on leur fait la peau aux filles.

Pas dans ce type de processus-là. Je trouve.


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Tarantino le dit mieux que je ne saurais le faire, alors je le cite directement : « J’ai réfléchi à cette scène [la collision fatale] pendant tellement longtemps… Ce qui précède la collision est encore plus important. La musique, la juxtaposition des plans dans la voiture des filles et de ceux dans celle de Mike, la montée en puissance, l’attente… Et bam !!! […]

Dans cette scène, je pense constamment au public. J’aime jouer avec lui, l’emmener dans des endroits inédits. Quand je fais l’amour à une femme, je suis attentif au moindre des bruits qu’elle fait, afin de l’emmener là où je veux, jusqu’à la jouissance. Pareil avec le public. Ce que j’essaie de vous suggérer avec cette métaphore sexuelle, c’est que, pendant que la musique monte et que vous entrez dans le rythme, vous êtes Stuntman Mike : vous voulez que la collision arrive.

Les Cahiers -  Pas sûr. Les filles sont très attachantes.


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Tarantino -  Je pense que si. Here’s my point : you want the sensation. Laissez-moi vous dire exactement ce que je pense : si au dernier moment, après tout cet énorme travail de mise en condition, la conductrice aperçoit la voiture qui fonce vers elle et fait un écart pour éviter la collision, vous vous sentirez floués. Ce qui prouve que vous désirez la collision. Non seulement vous la désirez, mais en outre ce désir fait de vous Stuntman Mike. Vous êtes comme lui, vous désirez le choc. Et voilà qu’il arrive. Mais d’une manière encore plus horrible que ce que vous imaginiez. Ce n’est pas vraiment ça que vous désiriez [Tarantino frappe son poing dans sa main]. Plutôt ceci [un coup moins fort]. Or pour avoir ceci, il faut avoir ça. Mais c’est trop tard ! Vous êtes complice !

Les Cahiers -  C’est cruel, de se débarrasser des quatres filles d’un coup.

Tarantino -  Quand on arrive à de telles extrêmités de violence, au cinéma, ça doit faire mal. Me faire mal, vous faire mal. Un mal qu’on ne fait qu’à ceux qu’on aime."


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Cette possibilité de lecture libre passée… permettez à Gratounette de se déchaîner ! Quitte à verser parfois dans le (très) mauvais esprit, mais : pas que, et pas gratuitement, j’espère…

Tarantino : « J’ai réfléchi à cette scène pendant tellement longtemps…»

Capital : nous sommes au cœur du truc. Et au cœur du film.

« Ce qui précède la collision est encore plus important. La musique, la juxtaposition des plans dans la voiture des filles et de ceux dans celle de Mike, la montée en puissance, l’attente… Et bam !!! »

Qu’on pense bien à la passion et à l’énergie, si particulières, avec lesquelles Tarantino s’exprime toujours.

« Dans cette scène, je pense constamment au public.»

Voyons de quelle manière, à quelle fin, selon quels présupposés…


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« J’aime jouer avec lui, l’emmener dans des endroits inédits. »

Marque de fabrique de Tarantino, ouvertement guidé par le « pas encore fait ». Ce qui ne correspond la plupart du temps qu’à un déplacement assez simpliste : alors là, ce serait une belle femme blanche qui va nous maîtriser les arts martiaux et nous faire le « cent contre un ». Ça n’a pas encore été fait dans la Hollywood Machine ? C’est bon ? Ok, on y va ! Chemin le plus court : filer aux femmes les rôles qui n’étaient jusqu’alors dévolus qu’aux mecs. Ce pourrait être réjouissant, et que justice, évidemment… Mais est-ce qu’il est vraiment beau et neuf ce regard porté sur ces femmes ? Ou passablement tordu et réactionnaire ? J’y reviendrai.

«Quand je fais l’amour à une femme, je suis attentif au moindre des bruits qu’elle fait, afin de l’emmener là où je veux, jusqu’à la jouissance. »
 
Alors est-ce que ça te dirait de l’emmener là où elle veut ? Est-ce que ce sera la même jouissance ? Pour elle et pour toi ?

« Pareil avec le public. Ce que j’essaie de vous suggérer avec cette métaphore sexuelle, c’est que, pendant que la musique monte et que vous entrez dans le rythme, vous êtes Stuntman Mike : vous voulez que la collision arrive. »

Personnellement : non. Pas si simple, et en l’occurrence : non.
 
Les Cahiers : « Pas sûr. Les filles sont très attachantes »

Consternation totale. Ça veut dire quoi « les filles sont très attachantes » ? Et si elles l’étaient moins, est-ce que là, sûr, pour de bon, on voudrait leur mort ?!?


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Tarantino : « Je pense que si. Here’s my point : you want the sensation.»

Décidément non. Parfois oui (catharsis), là précisément non. J’y reviens.

« Laissez-moi vous dire exactement ce que je pense : si au dernier moment, après tout cet énorme travail de mise en condition, la conductrice aperçoit la voiture qui fonce vers elle et fait un écart pour éviter la collision, vous vous sentirez floués. »

Pas sûr.  Evidemment, on a compris où il veut en venir, mais précisément, ici et maintenant : pourquoi cette démission de l’envie de nous « emmener dans des endroits inédits » ? Je trouve que : ici, l’inédit devient grand, et pas seulement marketing. D’autres l’ont fait et le feront.

« Ce qui prouve que vous désirez la collision.»
 
La seule chose prouvée : mise en place d’un système pour que le spectateur qui entre dedans désire cette collision. Ce qui ne veut pas dire, par ailleurs, que tel était son désir premier. En revanche, cela nous renvoie, de manière limpide, au désir premier du spectateur Tarantino…

« Non seulement vous la désirez, mais en outre ce désir fait de vous Stuntman Mike. Vous êtes comme lui, vous désirez le choc. »

C’est ce qu’il veut que je ressente et ça me fout un goût dégueulasse dans la bouche. Parce qu’il se trouve que ça ne correspond pas du tout à mon désir mais au sien (cf épisode II).


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«Et voilà qu’il arrive. Mais d’une manière encore plus horrible que ce que vous imaginiez. Ce n’est pas vraiment ça que vous désiriez [Tarantino frappe son poing dans sa main]. Plutôt ceci [un coup moins fort]. Or pour avoir ceci, il faut avoir ça.»

Je trouve que : mise en place d’un parfait système de culpabilisation. Le fin du fin de la perversion. Le négatif d’une approche cathartique : j’ai vraiment envie de faire une saloperie, je vais faire cette saloperie, je la fais, et - last but not least - je suis super coupable d’avoir fait ça. Avec deuxième couche offerte : moi, réalisateur, je te fais remarquer que tu es super coupable d’avoir fait ça, de l’avoir voulu, comme moi.

« Mais c’est trop tard ! Vous êtes complice ! »

Il manque à peine un « youpi ! »

Les Cahiers : « C’est cruel, de se débarrasser des quatre filles d’un coup. »

On n’est peut-être pas loin de ce qu’il y aurait à dire mais : victoire de la platitude…

Tarantino : « Quand on arrive à de telles extrémités de violence, au cinéma, ça doit faire mal. Me faire mal, vous faire mal. Un mal qu’on ne fait qu’à ceux qu’on aime.[…] »

Fin du système pervers sado-masochiste et culpabilisateur à outrance, autosatisfait dans son terrorisme de l’émotion consciemment élaboré. Et là, j’ai vraiment envie d’en sortir…


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Reste à évoquer un dernier terrain particulièrement glissant dans la rubrique "ça ne va pas comment on leur fait la peau aux filles"… et dans cet objet de l’obscur désir…

(à suivre donc…)

Euh… Encore un ou deux épisode(s) et la saga sera finie, promis, puisque l’été aussi !

Partie écrite le 9 juillet, arrêtée le 8 septembre. 



PS : toutes mes excuses quant à ma présence qui semble devenue aléatoire. Mes problèmes informatiques/internet ne sont pas encore résolus... Bah ! Tant qu’on peut encore danser...    


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Par D&D - Publié dans : MOIJE
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Samedi 25 août 2007 6 25 /08 /2007 01:08

Cet article est avant tout (comme celui en cours sur Deathproof) une manière de me présenter. 

Au plan cinéma. 

Il n'y a pas de présentation dans ce blog. C'est par ici que ça se passe : dire, où j'en suis aujourd'hui dans mon rapport avec le cinéma. Parce qu'à partir de là, il n'y a pas de pièges. On sait d'où je parle, et comment se situer par rapport à mes élucubrations…
 
Ce n'est donc surtout pas une leçon. Simple instantané de mes propres urgences : je ne peux quand même pas mettre " je trouve que : " à toutes les phrases : ) ! C'est parfois une réponse (à certains commentaires, ou à des clins d'oeil - sourire)… 

Aïe aïe aïe, je dois commencer par me citer pour démarrer. N'y voyez aucune admiration perverse pour mon propre reflet !



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"Je schématise mon système d'intolérance : d'un côté " l'intello ", de l'autre le passionné. Et entre les deux : la vie ou l'art. […] L'art ou la vie, donc : ni d'un côté, ni de l'autre."

Les raccourcis sont dangereux. L'intolérance commence par là : celle qu'on subit, que l'on véhicule malgré soi, qui heurte. Différente du " système d'intolérance " : les chemins que l'on choisit de prendre, puisque viennent sans cesse les carrefours où l'on doit choisir quel passage emprunter… Bref, chacun se trimballe son stocks perso de possibles et d'impossibles, ou pas encore/ou plus possibles, à l'instant T. Et j'espère que : vivre, c'est ouvrir de plus en plus. Pas question, alors, de considérer que quelqu'un de " très passionné " ou de " très intello " n'a pas sa place dans l'art. Chacun prend sa place selon sa nécessité. En revanche, à mes yeux, ces états-là ne nous situent pas au plus près de la vie, ou au plus juste de l'art. Je hiérarchise donc. Et tout ça est peut-être un peu western neu-neu bouddhiste...



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Peut-on avoir le même plaisir devant un produit de divertissement que devant une œuvre ? Je trouve que : oui et non. Cela dépend d'où l'on parle.

Un film procure du (dé/)plaisir. C'est avant tout le registre de l'émotion, et parfois aussi, par exemple, le plaisir de la jolie image… Un film joue aussi avec la nouveauté. A un degré plus ou moins essentiel. Depuis " ça raconte une histoire qui m'étonne " (parce que ça n'a jamais été fait ou parce que j'ignore que ça l'a déjà été), jusqu'à " ça renouvelle en profondeur (ou ça ouvre davantage) le champ des possibles d'un art ". Enfin, pour faire très court, un film a à voir avec la beauté, la question de l'esthétique (vécue par l'œuvre, volontairement ignorée - et c'est son droit ou/et sa nature - par le divertissement).

Tout cela peut être étanche ou faire réaction en chaîne. Car la nouveauté ou la beauté génèrent aussi du plaisir. D'où mon " oui et non ". Un pur produit de divertissement peut m'apporter, immédiatement, autant de plaisir, qu'une œuvre. Mais si l'œuvre est belle, le plaisir même est sans rapport. Et puis il y a la durée. Le divertissement se consomme, peut se reconsommer. La beauté dure. Elle échange avec la vie. Même si je n'en suis pas encore forcément très loin, sur mon propre chemin : je porte aussi certaines œuvres qui m'ont fait bouger, littéralement me déplacer, et m'ouvrir. Comme certaines rencontres.



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Alors par exemple, je peux dire j'aime ou j'ai du plaisir à voir : Mulholland Drive, Le jour d'après, Impitoyable, 30 ans sinon rien, Millenium Mambo ou Rush Hour 2… Pour moi, là, il y a le risque d'une double confusion. Encore plus, si je dis j'aime...

Quand je dis ça : je n'ai rien dit… concernant le cinéma, et l'importance que ça a pour moi. Bien sûr j'ai dit quelque chose : j'ai dit mes goûts et mes couleurs. Mais, au fond, quand quelqu'un me dit, seulement, ses goûts et ses couleurs… Bien sûr, ça va m'intéresser humainement. Mais si l'enjeu, c'est de parler de cinéma, alors je ne vois pas le rapport. Quels films mon meilleur ami aime et n'aime pas ? A la limite, ça m'intéresse pour savoir ce que je peux lui offrir à Noël ! Evidemment, parfois, nous sommes contents d'être excités. On peut se répéter fiévreusement tout ce qui nous a plu dans un film. Mais au fond, tout ça ne génèrera jamais du dialogue. Qu'on ait les mêmes goûts ou pas. Si j'ai pris mon pied en regardant Rush Hour 2, que ça laisse mon ami de marbre, et que La septième compagnie le fait marrer, alors que moi, je n'arrive pas à déconsterner… Bon…

Et en même temps :

Il y a l'amitié, alors je suis content qu'il ait passé un bon moment avec son truc, et lui pour moi avec le mien. Et puis on est curieux des goûts de l'autre par amour, bien sûr, et parfois, par amour, on peut aller jusqu'à ressentir le goût de autres. Je crois. Et j'adore ça. Alors, ça peut donner un dialogue à long terme, mais sur le vivant, pas sur le cinéma. C'est le rapport à autrui.

Sinon : j'aime tel film, tel film, tel film et je n'aime pas tel film, c'est comme j'aime la glace au chocolat, mais pas les épinards, je préfère jouer au Hand qu'au Volley et je trouve plus sympa d'aller à la plage l'été qu'à la montagne. On ne va pas débattre là-dessus. Même si les goûts peuvent évoluer aussi, c'est entendu. Mais je crois pouvoir dire que demain à la même heure je n'aimerais pas les épinards, même si on fait sur le champ un super débat sur les épinards !



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Après, il y a les blogs et/ou les critiques de cinéma, par exemple… De nombreux blogs exposent leurs goûts et leurs couleurs, y compris ou pas les films ou seulement sur les films. D'autres tentent de parler de cinématographe, de ce que l'on peut débattre, même si le but n'est pas de débattre à tout prix, mais ce que l'on propose peut être discuté.

Ce qui m'attire aussi, dans les articles, c'est cette dimension particulière où d'heureuses retrouvailles sont permises entre les deux approches. Que l'on détaille ses goûts ou ses points de vue critiques, quand on parle de ce que l'on aime, les textes sont souvent travaillés par l'envie de donner l'envie (du film ou de cinéma). Et ce " truc-là " n'a que peu à voir avec le film, finalement, mais quand il arrive - quand on le veut ou quand ça traverse presque malgré soi -, je trouve ça beau : l'envie de donner l'envie. Ah que coucou…   

Ambivalence :

Evidemment, je vais voir pas mal de blogs. Surtout là où ça parle de films. J'ai du plaisir à aller les voir. La grande majorité, c'est : les goûts, les couleurs. Les goûts, les couleurs : ce n'est pas du débat, c'est de l'information. L'information, ça m'intéresse aussi (même sans le " truc-là "). L'information sur la perception des films, divertissement ou pas, ça m'intéresse. Mais ce n'est pas ce que je cherche à faire ici. Je le fais un peu, aussi. Simplement, ce n'est pas mon urgence. Aussi pour ça que je tartine. D'autant que, c'est le début de ce blog. Et donc, évidemment, pour moi, c'est la guerre, parfois…

Mais j'essaie la guerre joyeuse !



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Un des problèmes de la " critique de cinéma ", c'est qu'on utilise les mêmes mots sans mettre du tout la même chose derrière. Le plus grand nombre de critiques de cinéma, y compris chez les pros, c'est : les goûts et les couleurs. Que ce soit clairement (genre, on n'est pas là pour se prendre la tête : ben non, moi non plus, mais passons), ou de manière plus perverse : tout le monde peut avoir la tentation de justifier ses goûts pour les rendre universel. Certains en ont fait leur métier. D'autres font vraiment le métier de critique. Vraiment. Mais peu quand même.

Aussi parce qu'on ne donne pas les moyens de ça. Parce que forcément ça va être plus long de parler d'une œuvre que de dire si tel divertissement m'a plu. Ce n'est pas consommable. Et parce que le divertissement va toucher plus de monde, parce qu'on en est là, que ça va plutôt mal pour pas mal de gens, et qu'il peut-être plus facile de se divertir que de s'ouvrir : donc plus de gens vont lire des papiers sur le divertissements, donc on vendra plus de papier - même les Cahiers du cinéma, par exemple, se sont progressivement affaiblis, et je ne dis pas ça parce qu'ils défendent Tarantino -, plus de gens vont lire les papiers goûts et couleurs, donc, avec le petit plaisir de voir ses goûts en partage. Ce qui n'est pas le partage. Mais la proximité.

Après, on peut aller jusqu'à penser, ou pas du tout, que c'est particulièrement utile de ne soutenir que l'exposition des goûts et des couleurs, parce que c'est l'immobilisme total : et les pouvoirs (confisqués ou non, réels ou non, nécessaires ou pas du tout) restent entassés dans les mêmes mains. 



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Et peut-être, aussi, le problème de l'approche critique quand elle sort des goûts et des couleurs, c'est qu'elle traite souvent le divertissement avec mépris. Et là ça braque pas mal de monde. Il vaudrait mieux ne pas en parler du tout. Ou re-préciser les choses à chaque fois.

Pourtant, le " vrai " critique : ) ne se pose pas la question des goûts et couleurs. Pas dans ses articles. Il n'est pas payé pour ça. Ça, tout le monde peut le faire. Donc souvent, il envoie valdinguer. Parce qu'il n'est pas là pour parler de ça…

Du coup, c'est compliqué. Il y a d'autres trucs compliqués, mais bon, je suis déjà assez long. Ce n'est qu'un exemple. Après, il y a divorce à tous les étages et les accusations de fascisme commencent à fuser.



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A mes yeux, le divertissement n'est pas futile et dérisoire. Il est ailleurs. Je l'aime aussi, différemment.

Je trouve que : quand la salle de cinéma projette une œuvre, c'est PUISSANT.

Et donc : j'en crève, si on veut faire passer la tolérance par le fait de tout foutre au même niveau. J'en crève parce que c'est le grand bordel, on peut dire tout et n'importe quoi, et on peut zapper à mort.

C'est pourquoi aimer le cinéma est une joie, et c'est une souffrance.

Parce que tout le monde en parle. Alors c'est une joie, parce que le possible du cinéma c'est aussi d'être un art assez accessible (historiquement, économiquement, géographiquement,…). Alors c'est une souffrance, parce que le revers de l'accessibilité, c'est que l'on peut passer du simple au facile, de la découverte à la consommation, du mouvement à l'immobilisme.



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Je trouve, encore, que : la possibilité du fascisme, ce n'est pas la tentation de hiérarchiser. Mais précisément le contraire… Bien sûr, c'est aussi de penser que ses propres opinions sont des lois (ce qui peut-être aussi recommander absolument et seulement ses goûts et couleurs quel que soit l'autre en face)… Quand tout est mis au même niveau, il n'y a plus ni débat, ni chemin. Je ne sais pas où j'en suis moi, dans mon rapport avec le cinéma, mais je sais que des gens vont plus loin que moi. Au moins, à ce jour. Je n'ai qu'à lire le journal de Tarkovski pour m'en rappeler. Je ne veux surtout pas qu'on me prive de la possibilité d'aller plus loin.

Parce que sinon, je vais mourir. C'est sûr…

Je suis plus dans la vie aujourd'hui que quand j'avais vingt ans (paradoxalement, d'accord, vu la longueur de mes trucs ici). Et sans vouloir refaire bouddhiste de base à l'occidentale, cela a autant à voir avec désapprendre qu'avec découvrir. Mais si on m'avait (et si je m'étais) laissé penser à vingt ans que tout était au même niveau, et que j'allais aussi loin que n'importe qui d'autre, dans n'importe quel domaine… Je serais sans doute un joli petit zombie… Et les jolis petits zombies, ce n'est pas pour eux, le plus dur à vivre (ça fait mal nulle part), c'est pour l'entourage. Parce que le petit zombie doit bouffer le vivant, pour rester debout, et tout à coup c'est le fascisme. Alors que ça aurait pu si joli, la vie…



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Mais on peut discuter aussi de ce qui sort du divertissement ou pas. Il peut y avoir des évidences comme des débats. Basic Instinct ne se résume pas pour moi à un produit de divertissement. C'est peut-être de la perversion puisque ce film m'éclate plutôt. J'espère qu'il est clair maintenant que je suis amoureux de Sharon Stone… Je confirme cette information.

Mais aussi : je n'ai pas de plaisir, globalement, avec les films de Philippe Garrel. C'est comme ça. Emotionnellement par exemple, je dois être aux antipodes de ce monsieur. Mais je trouve souvent ça beau. Et je suis vraiment content que ça existe.

Mais encore : la première fois que j'ai vu Eyes Wide Shut, je suis resté de marbre, voire ça pouvait m'énerver. Aucun plaisir (à part Kidman, oui je suis amoureux aussi, je ne suis pas exclusif). J'ai lu, parlé, écouté, et puis surtout, laisser du temps passer, et aussi tout simplement mon humeur changer (celle qu'on a quand on rentre dans la salle, et qui parfois ne part pas au générique - par exemple quand on entend une musique rendue inaudible par une pub)… Quelle fête, cette deuxième vision !

Le plaisir du divertissement, ou celui du goût et de la couleur (car on peut bien ne regarder une œuvre que sous cet angle là, parfois par fatigue), connaît ses sommets dans l'excitation par exemple (c'est agréable d'être excité), et dans la reconnaissance du même (voilà quelque chose qui me parle directement, à moi et mes stocks, et je m'identifie… à mort) ou la surprise pure.

Je ne dis pas tout le monde. Mais moi, ces plaisirs là ne sont jamais aussi forts que la reddition de toutes armes face à la beauté (comme face à la nature), et ces plaisirs là s'en trouvent alors aussi renforcés. Et plus fort aujourd'hui qu'hier, et bien moins que demain, si je ne (me) laisse pas tomber. Si je ne me complais pas dans mon aujourd'hui. Ou pire. Dans mon hier.



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Je crois qu'en psy(chologie ? chanalyse? chiatrie ? je n'y connais rien), on va distinguer l'affect, l'émotion, le sentiment et la pensée. Ce qui en faisant très court, et tel que ça me parle, donne un éventail du plus instinctif et premier au plus social et construit. Et il y aurait autre chose mais je ne sais pas quel serait le mot : cela correspondrait à la " transcendance ", ou " l'âme  " ; aspect " spirituel " pas nécessairement lié à la foi religieuse.

Bref, voilà déjà cinq catégories qui traversent les élans du vivant, et donc de l'art. Et sans doute, les deux pôles (affect et "esprit", je ne sais vraiment pas comment dire) sont-ils les plus rarement pleinement touchés. Mais par exemple, je dirais Lynch et Tarkovski, c'est incroyable, sur toute la gamme.

Je ne vais pas au cinéma avec ma tête, mais tout entier, avec ces cinq trucs que je crois identifier. Après, la possibilité du dialogue sur une oeuvre, c'est peut-être plus avec ma tête que j'en parle. Mais après, ce que j'ai reçu. Et je cherche à transmettre ce qui s'est passé. Et peut-être cette transmission- là, ici, je la tente trop avec ma tête… C'est possiblement froid, maladroit, encombré. J'en suis là. Mais je ne détourne pas ce que j'ai ressenti.

J'ai, directement donc, eu un problème avec le film de Tarantino en le voyant. Après, il se trouve que je lis des propos de lui, très pensés de sa part aussi, noir sur blanc, que je reçois de la même manière, alors j'ai envie de poser le truc. Mon intention reste de clôturer mon article sur ce film par un lien vers une critique le défendant, continuant à croire que je suis du côté du débat. J'en ai peut-être trouvé un, mais si vous avez des suggestions, n'hésitez pas.

Parce que, cette fois, c'est sûr, ça va recommencer…



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tandis que dans ma vraie vie
nous allons simplement
refaire l'amour avant

 

 

 

Par D&D - Publié dans : MOIJE
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